Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 19:19
Contraste social abyssal entre les prospères quartiers d'affaire et les bidonvilles (favelas) de Rio de Janeiro

Contraste social abyssal entre les prospères quartiers d'affaire et les bidonvilles (favelas) de Rio de Janeiro

 

Samedi 17 octobre 2009, un hélicoptère de police fut abattu dans un bidonville du nord de Rio de Janeiro lors d’une fusillade entre trafiquants de drogue. Deux policiers moururent dans cette attaque inédite au Brésil. L’insécurité dans les bidonvilles tentaculaires (favelas) de Rio constitue une question d’autant plus inquiétante que le CIO réuni à Copenhague le 2 octobre 2009 avait annoncé que les Jeux Olympiques d’été de 2016 seront organisés dans cette municipalité entre les 5 et 21 août 2016.

Cet acte criminel aurait très bien pu se dérouler dans une de ces banlieues ethniques surarmées de Seine-Saint-Denis ou d’Île-de-France.


Hélicoptère de police abattu dans une zone de non droit à Rio de Janeiro

Les bidonvilles (favelas) de Rio et d’autres villes brésiliennes constituent des zones de non droit contrôlées par des réseaux criminels très puissants et organisés. Contrairement à la France de l’UMPS, une volonté politique existe au Brésil afin de juguler une criminalité violente et croissante. Après sa confortable élection à la magistrature suprême lors du second tour du scrutin présidentiel le 27 octobre 2002 (61,3 %, 52.772.475 voix), l’ancien syndicaliste trotskiste Luiz Iniácio Lula Da Silva n’a nullement négligé les questions de sécurité publique.

Samedi 17 octobre 2009, dix trafiquants de drogue s’entretuèrent dans un bidonville dénommé « Colline des singes » dans la périphérie septentrionale de Rio de Janeiro. Ces criminels brûlèrent huit autobus urbains afin de faire diversion et de ralentir l’intervention policière. Il s’agit d’une tactique de guérilla parfaitement maîtrisée dans les banlieues ethniques « françaises », « belges » et « britanniques ».

Même si la police brésilienne manque parfois de moyens, elle est fermement décidée à combattre une criminalité extrêmement violente dans les bidonvilles multiethniques de Rio et d’autres agglomérations urbaines. Alors que l’hélicoptère de surveillance de la police survolait ce bidonville au nord de Rio, il fut touché par une balle au cours de la fusillade entre criminels. L’hélicoptère s’enflamma lors de son atterrissage sur un terrain de football. Deux policiers décédèrent, quatre autres membres de l’équipage dont le pilote furent blessés. L’un des policiers se trouve actuellement entre la vie et la mort. Selon le major Oderlei Santos de la police militaire, un tel acte criminel constitue une première au Brésil.

 

Président du Brésil depuis le 1er janvier 2003, l'ancien métallurgiste et sundicaliste Luiz Iniacio Lula Da Silva (d) visita le 13 avril 2006 la Compagnie brésilienne d'aluminium

Président du Brésil depuis le 1er janvier 2003, l'ancien métallurgiste et syndicaliste Luiz Iniácio Lula Da Silva (d) visita le 13 avril 2006 la Compagnie brésilienne d'aluminium

 

Lors d’une conférence de presse, le commandant général de la police militaire annonça le déploiement de forces supplémentaires afin de contrôler la situation et de combattre cette criminalité en expansion. Dans la foulée, 3.500 soldats brésiliens furent mobilisés afin de renforcer la sécurité dans ces zones de non droit.

Cette insécurité permanente dans les bidonvilles préoccupe les autorités politiques brésiliennes d’autant plus que la municipalité de Rio de Janeiro organisera les Jeux Olympiques de l’été 2016 entre les 5 et 21 août 2016. Les Jeux Paralympiques se dérouleront également à Rio entre les 7 et 18 septembre 2016. Huitième président du Comité International Olympique (CIO), le comte Jacques Rogge effectua cette annonce à Copenhague dans l’après-midi du 2 octobre 2009 à l’issue de la 121e session du CIO.

La candidature de Rio fut validée lors du troisième tour par 66 voix contre 32 pour Madrid. Rappelons qu’à l’issue du premier tour, Madrid recueillit 28 voix, Rio 26, Tokyo 22 et Chicago 18. Après l’élimination du fief électoral de Barack Obama, un second tour départagea Rio (46 voix), Madrid (29 voix) et Tokyo (20 voix).

Après cet acte criminel gravissime dans la périphérie de Rio, les autorités politiques et policières intensifieront leurs actions de contrôle et de lutte contre le grand banditisme au Brésil.

Signalons que le Brésil est une nation multi-ethnique, où l’insécurité constitue un fléau. Les bidonvilles ont des populations quasi-exclusivement multi-ethniques. Bien que les municipalités et les autorités politiques de gauche comme de droite aient préconisé des solutions sociales, la criminalité et l’insécurité perdurèrent dans ces zones de non droit tentaculaires, coincées entre les luxueux quartiers d’affaire et les pentes ascendantes de collines couvertes de jungle tropicale.

Au Brésil, un gouvernement de gauche n’hésite pas à prôner des solutions fortes et à envoyer concrètement des renforts militaires pour tenter d’installer un minimum de sécurité dans ces zones. En France, l’UMPS critique avec virulence les solutions « sécuritaires » et prône depuis plus de 35 ans des politiques sociales dispendieuses et éculées. L’argent des contribuables français est sciemment englouti dans les multiples zones de non droit d’Île-de-France ou de province.

 

Fn contre insécurité

 

Au regard de la banalisation et de l’escalade de violences urbaines dans les banlieues ethniques « françaises », cet acte criminel de Rio pourrait très bien se dérouler prochainement dans l’une des multiples zones de non droit du fameux 9-3 en proie à un ethno-communautarisme agressif et à une islamisation galopante.  Si une telle situation se produisait demain en Seine-Saint-Denis, dans les quartiers Nord de Marseille ou à Vaulx-en-Velin, la classe politicienne de l’UMPS verserait quelques larmes de crocodiles pour le décès de policiers dans l’exercice de leurs fonction et le ministre de l’Intérieur les décorerait à titre posthume. Aussitôt après, cette même classe politicienne pourfendrait à l’unisson les solutions de fermeté (envoi de l’armée et répression contre la criminalité organisée) et prônerait sans vergogne leur utopie sociale dispendieuse (« il faut plus de moyen pour les ‘quartiers’ défavorisés »). La politique d’ouverture (à gauche toute) et la présence visible de la gauchiste immigrationniste Fadela Amara constituent des preuves indubitables que le gouvernement sarkozyste se situe dans la droite ligne de tous ces prédécesseurs de l’UMPSC.

Dans des sociétés multi-ethniques comme au Brésil et dans la France actuelle, les solutions dites sociales se révélèrent complètement inefficaces et budgétivores. Seul un gouvernement du FN s’attaquera avec succès à l’insécurité galopante, renverra les clandestins et initiera un processus inéluctable d’inversion des flux migratoires. Avec Sarkozy et sa clique de parvenus, l’insécurité progressera inexorablement en raison de la primauté de la prévention sur la répression. Avec le FN, la sécurité-première des libertés dans une nation civilisée sur les cinq continents-constituera une priorité politique et s’appliquera pour tous les Français sans distinction d’origine (et les étrangers en situation régulière, respectueux de nos lois).

Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Nouvelles mondiales - Communauté : BLOGS NATIONALISTES FRANCAIS
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 21:51
Vue partielle du pôle scientifique et technologique californien de la Silicon Valley

Vue partielle du pôle scientifique et technologique californien de la Silicon Valley

 

Les USA et la Chine commémorent officiellement le trentième anniversaire de la signature en 1979 de l’Accord bilatéral de coopération scientifique et technologique. Jeudi 15 octobre 2009, le président Barack Obama a rédigé une lettre de vœux adressée à l’ensemble des scientifiques américains et chinois réunis à Washington au sein d’une commission conjointe.

Par ailleurs, un rapprochement géostratégique semble s’amorcer entre la l’Australie et la Chine à l’issue d’une rencontre capitale et fructueuse entre le premier ministre Travailliste Kevin Rudd et le chef d’État major général Chen Bingde. Jusqu’à présent, la coopération sino-australienne concernait les domaines économique, commercial et culturel.


USA-Chine : commémoration du 30e anniversaire de l’Accord bilatéral de coopération scientifique et technologique

Le 18 décembre 1978, le réformateur et visionnaire Deng Xiaoping (1904-1997) décrétait l’ouverture économique et commerciale mondiales de la Chine. La première manifestation concrète de cet événement politique et historique fut la signature en 1979 par le président américain Jimmy Carter et Deng Xiaoping d’un Accord bilatéral de coopération scientifique et technologique. Cet Accord sino-américain fut un acte pionnier et initia un processus constructif de coopération entre les deux géants économiques dans de multiples domaines.

 

Signature en 1979 par Deng Xiaoping (1904-1997) et Jimmy Carter (20 janvier 1977-20 janvier 1981) de l'Accord bilatéral sino-américain dans les domaines scientifique et technologique

Signature en 1979 par Deng Xiaoping (1904-1997) et Jimmy Carter (20 janvier 1977-20 janvier 1981) de l'Accord bilatéral sino-américain dans les domaines scientifique et technologique

 

Trente-neuvième président des USA, Jimmy Carter (20 janvier 1977-20 janvier 1981) créa les ministères de l’Énergie, de l’Éducation et renforça la législation sur la protection de l’environnement.

Dès sa signature en 1979, cet accord englobait une coopération scientifique et technologique dans des secteurs extrêmement variés : agriculture, eau (recherches maritimes, gestion des ressources hydrauliques), énergie, environnement, sciences de la Terre (surveillance des séismes dans la « ceinture de feu du Pacifique »), santé et sécurité nucléaire. Progressivement, les gouvernements américain et chinois ont favorisé de nombreux programmes d’échanges et de recherche. En raison de sa nature technocratique, l’UE des 27 se marginalisera inéluctablement au niveau mondial dans les domaines scientifique et technologique. Avec le tournant du XXIe Siècle, l’Océan Pacifique est progressivement devenu l’équivalent géopolitique et géostratégique de la Mer Méditerranée (Mare Nostrum) sous l’Antiquité gréco-romaine.

À la lumière de ce bref aperçu des relations sino-américaines, on appréhende mieux l’importance de la signature à Los Angeles vendredi 17 juillet 2009 d’un accord de coopération pour l’énergie solaire entre les municipalité de Los Angeles et province maritime de Jiangsu (Chine orientale, Nord de Shanghaï).

À l’aube du XXIe Siècle, les préoccupations scientifiques et technologiques de la Chine et des USA concernent en priorité les énergies propres, le changement climatique (billevesée mondialiste habilement exploitée en Europe par les bobos gauchistes), la sécurité alimentaire et l’agriculture (développement accéléré de multinationales apatrides destinées à asphyxier les agricultures nationales) et la santé publique (cf. les lobbies pharmaceutiques et l’ingérence mondialiste dans la « grippe porcine »). Comme on le constate concrètement, la coopération bilatérale entre les deux géants économiques sert directement les intérêts du Nouvel Ordre Mondial à la sauce américaine. Sur un plan strictement politique, la simple expression de « impérialisme américain » est d’ailleurs bannie de tous les discours officiels depuis la présidence de l’américanophile et ultralibéral Jiang Zemin (1993-2003 et ami personnel de l’ancien premier ministre libéral canadien Jean Chrétien).

La treizième réunion de la Commission conjointe Chine-USA sur la coopération scientifique et technologique a débuté ses travaux jeudi 15 octobre. Conduite par le ministre des Sciences et de la Technologie Wan Gang, la délégation chinoise comprend 46 membres (officiels de différents ministères et ambassadeur de Chine aux USA Zhou Wenzhong).

Rédigée dès le jeudi 8 octobre, la lettre de Barack Obama adressée aux congressistes fut lue jeudi 15 octobre par John Holdren, directeur du Bureau des sciences et de la technologie à la Maison Blanche. Le président des USA a parfaitement perçu l’importance géopolitique de cet Accord bilatéral de 1979, comme le prouve ce bref extrait de sa missive : « Je suis fier de reconnaître que l’Accord américano-chinois sur les sciences et technologies est le plus long de tous les accords bilatéraux entre nos pays. Il a sans douter passé le test du temps. Son importance cependant va bien au-delà de son admirable longévité ».


26e premier ministre de l'Australie, le Travailliste Kevin Rudd est en poste depuis le 3 décembre 2007

26e premier ministre de l'Australie, le Travailliste Kevin Rudd est en poste depuis le 3 décembre 2007

 

Australie-Chine : rapprochement géostratégique en vue ?

Successeur du néo-conservateur et américano-mondialiste John Howard (11 mars 1996-3 décembre 2007), Kevin Rudd est le premier ministre travailliste de l’Australie depuis le 3 décembre 2007. Lors de ces dernières années, les relations géopolitiques et géostratégiques restèrent embryonnaires entre l’Australie et la Chine. Une coopération bilatérale sino-australienne concernait néanmoins l’économie, le commerce et la culture.

Moins servile à l’égard des USA, Kevin Rudd tente de favoriser des relations harmonieuses dans le secteur de la Défense entre les différents riverains de la zone Asie-Pacifique (rapprochement diplomatique avec l’Indonésie après une période tumultueuse sous l’atlanto-mondialiste John Howard).

Chef d’État major général des armées chinoises depuis 2007, le général Chen Bingde s’entretint longuement à Canberra samedi 17 octobre 2009 avec le premier ministre australien. Lors de leur entretien, les deux hommes optèrent pour un renforcement de la coopération bilatérale déjà existante entre leurs deux pays respectifs. Même s’il est prématuré de tirer des conclusions hâtives sur les répercutions politiques de cet entretien capital et fructueux, l’Australie et la Chine sembleraient initier un processus de rapprochement géostratégique dans la zone Asie-Pacifique.


Le général Chen Bingde devint en 2007 chef d'État major général des armées chinoises

Le général Chen Bingde devint en 2007 chef d'État major général des armées chinoises

 

Voici quelques extraits significatifs du discours du général Chen Bingde :

« Depuis longtemps, la Chine attache une grande importance aux relations avec l’Australie, basées sur le respect mutuel et le traitement sur un pied d’égalité et je suis convaincu que les relations bilatérales ne se développeront que si les deux pays accordent de l’attention aux intérêts essentiels et aux préoccupations majeures de l’autre. Les deux armées assument la responsabilité commune d’assurer la sécurité et la stabilité dans la région du Pacifique, la coopération en matière de sécurité des deux pays dispose donc de perspectives élargies ».
Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Nouvelles mondiales - Communauté : Vu de droite
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 23:19
Xi Jinping est vice-président de la Chine depuis le 15 mars 2008

Xi Jinping est vice-président de la Chine depuis le 15 mars 2008

 

Mercredi 7 octobre 2009, le vice-président chinois Xi Jinping débuta à Bruxelles sa tournée diplomatique dans cinq pays d’Europe. Après une première étape de trois jours en Belgique, Xi Jinping effectue depuis samedi 10 octobre une visite de quatre jours en Allemagne. Les rencontres politiques du vice-président chinois avec le président Horst Köhler et la Chancelière Angela Merkel visent à consolider les relations diplomatiques bilatérales et la coopération sino-allemande dans de multiples domaines. Après la cérémonie d’ouverture mardi 12 octobre de la 61e Foire internationale du livre à Francfort (Hesse), Xi Jinping poursuivra sa tournée diplomatique en Europe centrale (Bulgarie, Hongrie, Roumanie). Ces cinq étapes en Europe dureront quatorze jours et s’achèveront mercredi 21 octobre. Comme on le constate concrètement, le probable successeur de Hu Jintao en mars 2013 évite soigneusement la France à l’instar du premier ministre chinois Wen Jiabao début 2009.


Entretien Xi Jinping-Horst Köhler

Né le 1er juin 1953 à Pékin, Xi Jinping est un homme politique dont la carrière s’annonce prometteuse. D’ailleurs, le Time le classe parmi les  20 personnalités politiques mondiales les plus influentes. Vice-président de la Chine depuis le 15 mars 2008, Xi Jinping sera le probable successeur de Hu Jintao en mars 2013. Lors de la présidence de l’américanophile et ultralibéral Jiang Zemin (1993-2003), la Constitution nationale décida d’instaurer deux mandats présidentiels non renouvelables.

Anciens présidents de la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) de 1998 à 2000 puis du Fonds Monétaire International (FMI) de 2000 à 2004, Horst Köhler symbolise l’euro-mondialisme apatride et le libre-échangisme ultralibéral. Membre de la CDU (Union chrétienne démocrate), Köhler fut élu le 23 mai 2004 Président de l’Allemagne. Il fut réélu le 23 mai 2009 pour un second et dernier mandat présidentiel.

 

Neuvième président allemand, Horst Köhler fut élu le 23 mai 2004 puis réélu le 23 mai 2009 pour un second et dernier mandat

Neuvième président allemand, Horst Köhler fut élu le 23 mai 2004 puis réélu le 23 mai 2009 pour un second et dernier mandat

 

Après son séjour belge de trois jours, Xi Jinping arriva dans la matinée du samedi 10 octobre à Dresde (Saxe) puis débuta la seconde et plus importante étape de sa tournée diplomatique en Europe. Parvenu à Berlin dans la soirée de samedi, Xi Jinping rencontra lundi 10 octobre Horst Köhler et la Chancelière Angela Merkel.

Alors que la France et la Chine établirent des relations diplomatiques dès le 27 janvier 1964, l’Allemagne attendit le 11 octobre 1972 pour signer des accords diplomatiques bilatéraux. En raison de sa politique étrangère lisible et franche, l’Allemagne a considérablement renforcé ses relations diplomatiques et sa coopération bilatérales dans de multiples domaines (relations internationales, économie, commerce, culture, tourisme et patrimoine). Quatrième économie mondiale et première de l’UE des 27, l’Allemagne est d’ailleurs le premier partenaire commercial de la Chine sur le continent européen. La crise systémique globale n’eut aucune incidence sur les relations économiques, industrielles et commerciales sino-allemandes.

Au début de leur entretien, Xi Jinping et Horst Köhler ont insisté sur l’importance mondiale de leurs deux pays respectifs. Horst Köhler souligna même le rôle croissant du géant asiatique sur la scène géopolitique et diplomatique internationales (cf agression israélienne sur la bande de Gaza en décembre 2007-janvier 2008, dossiers nucléaires iranien et nord-coréen).

Basée sur des principes de respect, d’égalité et de bénéfices mutuels, la coopération bilatérale sino-allemande se consolide progressivement dans les domaines politique (échanges parlementaires), diplomatique, économique (crise systémique globale), commercial, environnemental (« réchauffement climatique », « développement durable » : billevesées mondialistes), culturel et touristique (événements littéraires, linguistiques et mise en valeur d’un patrimoine enraciné).

Sur le plan strictement commercial, la Chine et l’Allemagne s’engagent à augmenter leur demande intérieure afin que leur développement respectif ne soit pas basé uniquement sur la demande extérieure. En raison de la crise systémique globale, la consommation intérieure avait chuté dans de nombreuses zones économiques (UE des 27, Amérique du Nord, Japon, Australie et Nouvelle-Zélande). Par conséquent, les exportations commerciales de la Chine chutèrent dès le quatrième trimestre de 2008 et diminuèrent durant le premier semestre 2009.

 

Allemagne/Bundestag-2009

À l'issue des élections fédérales du 27/09/2009, le Bundestag (chambre basse, 622 membres) compte 76 députés de Gauche (Die Linke), 68 Verts (Die Grünen), 146 SPD (Sociaux-Démocrates), 93 FDP (Centre), 239 CDU-CSU (libéraux allemands-conservateurs bavarois)

 

Après son dense entretien avec le président allemand, Xi Jinping rencontra brièvement Guido Westerwelle, président du Parti Libéral Démocrate (FDP, centrisme euro-mondialiste similaire au MoDem de l’ineffable Bayrou). Né le 27 décembre 1961, Westerwelle fut élu président du FDP lors du congrès fédéral de Düsseldorf le 4 mai 2001. Profitant de la célébration du 50e anniversaire d’Angela Merkel, Westerwelle afficha publiquement son homosexualité militante. Fort de sa progression électorale lors des élections fédérales allemandes du 27 septembre 2009 (15 %, 6.313.023 voix et 93 des 622 sièges du Bundestag), le FDP participera à la future coalition gouvernementale d’Angela Merkel.

 

Entretien Xi Jinping-Angela Merkel

Une cérémonie grandiose célébra dimanche 11 octobre le 37e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Chine et l’Allemagne. Avant sa rencontre officielle, Xi Jinping félicita longuement la Chancelière Angela Merkel pour la victoire de sa formation libérale-conservatrice lors du scrutin législatif de l’automne 2009 (CDU-CSU : 38,4 %, 14.655.004 voix, 239 sièges). Il semblerait d’ailleurs que Xi Jinping ait une prédisposition politique pour les formations libérales-conservatrices (cf sa rencontre capitale le 17 octobre 2008 avec le président de l’UMP Patrick Devedjian afin de renforcer les relations entre le PCC et l’UMP).

Dès le début de son entretien avec Angela Merkel, Xi Jinping souligna les formidables opportunités de développement et d’approfondissement des relations bilatérales sino-allemandes. Son argumentation structurée mit en exergue cinq propositions axées sur la politique ; l’économie et le commerce ; l’environnement ; la presse, l’éducation, la culture et le tourisme ; la géopolitique et les relations internationales.

  • Basée sur les intérêts fondamentaux des deux parties, la coopération politique sino-allemande se consolidera progressivement grâce au maintien de contacts étroits (échanges parlementaires), à une communication renforcée et à un approfondissement de la confiance mutuelle.
  • L’approfondissement de la coopération économique et commerciale bilatérales est destinée à juguler les effets les plus néfastes de la crise systémique globale. Deux délégations chinoises spécialisées dans le commerce et l’investissement se déplacèrent en Allemagne afin de rencontrer des hommes d’affaires influents. De son côté, l’Allemagne s’engage à prendre des mesures substantielles afin de soutenir et de renforcer la coopération bilatérale dans le commerce et l’investissement. Les mesures les plus intensives concernent le secteur stratégique de la haute technologie. Profitant de la commémoration du 60e anniversaire de la proclamation de la République populaire de Chine, Angela Merkel félicita Xi Jinping pour l’extraordinaire développement économique, industriel et commercial de la Chine depuis son ouverture mondiale décrétée le 18 décembre 1978 par le réformateur et visionnaire Deng Xiaoping. Très en verve, Angela Merkel a loué l’audacieux programme gouvernemental de relance économique de novembre 2008 (4 milliards de Yuans), destiné à stimuler la consommation et la demande intérieures. Selon la Chancelière, ces mesures énergiques auront contribué positivement à juguler les effets les plus nocifs de la crise systémique globale et à redresser progressivement une économie mondiale anémiée.
  • La coopération environnementale (« réchauffement climatique », énergies nouvelles et protection de la nature) repose conjointement sur de bons sentiments et une délétère utopie mondialiste.
  • Destinée à renforcer l’amitié sino-allemande, la coopération culturelle et intellectuelle (presse, éducation, tourisme) s’appuie sur un héritage patrimonial et civilisationnel enracinés. La Chine est d’ailleurs à l’honneur lors de la 61e Foire internationale du Livre de Francfort. Xi Jinping participera mardi 12 octobre aux cérémonies d’ouverture de cette incontournable manifestation littéraire. En outre, divers événements seront organisés afin de mettre en valeur l’exceptionnel patrimoine historique et culturel chinois auprès d’un large public allemand. Avant leur rencontre formelle, Xi Jinping avait présenté à Angela Merkel deux ouvrages en anglais sur l’énergie et la technologie informatique rédigés par l’ancien président chinois Jiang Zemin (également théoricien de la doctrine controversée puis abandonnée des « Trois Représentations »).
  • La coopération bilatérale dans les domaines géopolitique, diplomatique et géostratégique vise à promouvoir le développement et la paix au niveau mondial. La Chine soutient activement l’Allemagne afin qu’elle acquière un rôle plus important au sein des institutions internationales (ONU). Comme on le constate concrètement, le renforcement de la coopération sino-allemande sert directement les objectifs du Nouvel Ordre Mondial. La volonté chinoise de maintenir une communication et une coordination avec l’Allemagne pour les grandes questions mondiales (réforme du système financier international, « changement climatique », « sécurité alimentaire et énergétique ») en apporte d’ailleurs une illustration magistrale et une preuve indubitable.

 

En compagnie de Dominique de Villepin à Matignon, Angela Merkel devint le 22 novembre 2005 le huitième chancelier fédéral de l'Allemagne

En compagnie de Dominique de Villepin à Matignon. Angela Merkel devint le 22 novembre 2005 le huitième chancelier fédéral de l'Allemagne

 

Après sa cruciale étape allemande de quatre jours, le vice-président chinois Xi Jinping poursuivra sa tournée diplomatique en Europe centrale (Bulgarie, Hongrie, Roumanie). Après avoir visité cinq pays, Xi Jinping regagnera la Chine mercredi 21 octobre.

Une politique diplomatique lisible, claire et franche contribua profondément au développement et à la consolidation des relations bilatérales sino-allemandes dans de multiples domaines. En revanche, les tergiversations diplomatiques et considérations sibyllines (cf droits de l’homme, Jeux Olympiques d’août 2008, Tibet et la rencontre furtive à Gdansk le 6 décembre 2008 entre Sarkozy et le controversé Dalaï Lama) plombèrent considérablement les relations bilatérales entre la France et la Chine. Dès la présidence de Charles De Gaulle (1890-1970), ces relations furent tumultueuses et ambigües.

À la lumière de ces brèves explications, il ne faut donc pas s’étonner que le premier ministre chinois Wen Jiabao ait ouvertement boudé la France lors de son important périple  diplomatique en Europe entre les 27 janvier et 2 février 2009. La France ne figurait pas non plus sur l’agenda diplomatique de Xi Jinping. Avec les nauséabondes et pitoyables palinodies politiciennes du sarkozysme triomphant (« Affaire Mitterrand », népotisme caricatural, « Affaire Clearstream », cynisme d’État sur Gandrange, taxes carbone et professionnelle …), l’image internationale de la France se dégrada considérablement à l’étranger. D’ailleurs, la France est ouvertement devenue la risée des médias chinois.

Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Chine/Asie du sud-est - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 18:59

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Des élections provinciales se déroulèrent dimanche 27 septembre 2009 en Haute-Autriche (Oberösterreich, Linz). Troisième force politique locale, le FPÖ emmené par le jeune député Manfred Haimbuchner enregistra une très forte progression électorale par rapport au précédent scrutin provincial du 28 septembre 2003 (15,29 %, 130.937 voix et 9 sièges contre 8,40 %, 65.643 voix et 4 sièges). En outre, le FPÖ décrocha l’un des neuf sièges gouvernementaux de Haute-Autriche.

Comme dans le Vorarlberg dimanche 20 septembre 2009, les Sociaux-Démocrates (SPÖ) subirent un camouflet cinglant en Haute-Autriche (24,94 %, 213.555 voix contre 38,33 %, 299.402 voix en 2003) et perdirent 8 sièges (14 contre 22 en 2003). Comme dans le Vorarlberg, les Verts stagnèrent et le BZÖ recueillit un score ridicule (2,83 %, 24.268 voix). Bien que sa liste fût emmenée par la sœur de Jörg Haider Ursula Haubner, le BZÖ ne parvient pas actuellement à réaliser une implantation électorale en dehors de la Carinthie et de sa capitale Klagenfurt.

Dimanche 27 septembre, les électeurs de Haute-Autriche renouvelèrent également les conseils municipaux et élurent directement leurs maires dans 444 communes. À l’issue du premier tour, l’intégralité des conseils municipaux furent pourvus tandis que 407 maires furent directement (ré)élus. Le second tour se déroula dans 37 communes dimanche 11 octobre.

Avec 330 maires dont 307 (ré)élus dès le premier tour, l’ÖVP conserva sa position quasi-hégémonique dans les communes rurales et montagneuses. Malgré sa meilleure implantation dans les communes urbaines, industrielles et ses 99 maires (ré)élus dont 86 au premier tour, le SPÖ recula nettement lors de ce scrutin municipal. Avec 9 maires (ré)élus dont 8 au premier tour, le FPÖ renforça également sa présence au sein de nombreux conseils municipaux. Les Verts ne décollèrent guère lors de ce scrutin municipal. Bien que le BZÖ eût élu deux maires à l’issue du premier tour, il échoua à s’implanter solidement dans les conseils municipaux.


Josef Püringer est gouverneur de la Haute-Autriche depuis le 2 mars 1995

Josef Pühringer (ÖVP) est gouverneur de la Haute-Autriche depuis le 2 mars 1995

 

Brève présentation géographique et institutionnelle de la Haute-Autriche

Étendu sur 12.127 km2, le land de Haute-Autriche a une population de 1.376.797 habitants. La Haute-Autriche partage une frontière commune au nord-ouest avec la Bavière et au nord avec la République tchèque. Province la plus industrialisée, la Haute-Autriche est délimitée à l’est par la Basse-Autriche (capitale Sankt-Pölten), au sud par la Styrie (capitale Graz) et au sud-ouest par le Land de Salzburg (capitale éponyme).  Parmi les neuf États fédérés, la Haute-Autriche est le troisième par sa superficie (derrière la Basse-Autriche et la Styrie) et sa population (derrière Vienne et la Basse-Autriche).

Situé sur le Danube, Linz est la capitale de la Haute-Autriche. Troisième ville autrichienne par sa population (après Vienne et Graz), Linz compte 189.500 habitants (agglomération urbaine de 270.000 habitants). Ville industrielle spécialisée dans la chimie et la métallurgie, Linz constitue l’un des plus importants centres économiques de l’Autriche. Également réputé pour ses activités artistique et musicale, Linz est la capitale européenne de la culture pour l’année 2009.

Composé actuellement de 56 sièges, le Parlement de Haute-Autriche se renouvelle tous les six ans au lieu de cinq dans les huit autres États fédérés. Le seuil minimal de représentation politique est de 4 % en Basse et Haute-Autriche au lieu de 5 % dans les six autres États (aucun seuil en Styrie). Le Conservateur Josef Pühringer (ÖVP) est l’actuel gouverneur de Haute-Autriche depuis le 2 mars 1995.

Les Conservateurs dominent d’ailleurs la vie politique de la Haute-Autriche depuis les élections provinciales du 25 novembre 1945 (59,04 %, 278.045 voix et 30 sièges pour l’ÖVP ; 38,32 %, 180.454 voix et 18 sièges pour le SPÖ, 2,64 %, 12.418 voix et aucun siège pour les communistes du KPÖ). Néanmoins, les élections provinciales du 22 novembre 1967 constituèrent une exception politique. Bien qu’ayant obtenu chacun 23 sièges, le SPÖ avait légèrement devancé l’ÖVP de 4.990 voix (45.95 %, 307.125 voix contre 45.21 %, 302.135 voix) tandis que le FPÖ obtenait 7,48 % (49.984 voix et 2 sièges).

 

Grafique comparatif des résultats globaux par partis en 2003 et 2009. Diagrammes comparatifs des répartitions de sièges au sein des assemblées provinciale et gouvernementale de Haute-Autriche (2003-2009)

Graphique comparatif des résultats globaux par partis (2003-2009). Diagrammes comparatifs des répartitions de sièges au sein des assemblées provinciale et gouvernementale de Haute-Autriche (2003-2009)

 

ÖVP, SPÖ et Verts : Analyse politique (2003 et 2009)

Avec 46,76 % (400.365 voix), les Conservateurs obtinrent 28 sièges sur les 56 du Parlement provincial. L’ÖVP progressa sensiblement par rapport au précédent scrutin de 2003 (43,42 %, 339.179 voix, et 25 sièges). Le gouverneur Josef Pühringer sortit renforcé de ce scrutin provincial d’autant plus que l’ÖVP détient désormais la majorité absolue des neuf sièges gouvernementaux du Land (5 au lieu de 4 pour l’ÖVP, 2 au lieu de 4 pour le SPÖ, 1 au lieu de 0 pour le FPÖ et 1 pour les Verts). Très implanté dans la quasi-totalité des communes rurales et montagneuses de Haute-Autriche, l’ÖVP conserva sa position hégémonique au niveau municipal (5.011 conseillers municipaux en 2009 contre 4.896 en 2003 et 330 maires en 2009 -dont 307 (ré)élus lors du premier tour- contre 321 en 2003).

En revanche, le SPÖ fut le grand perdant de ces élections provinciales comme dans le Vorarlberg dimanche 20 septembre 2009 (10,02 %, 17.779 voix et 3 sièges contre 16,87 %, 24.609 voix et 6 sièges le 19 septembre 2004). En l’espace de six ans, le SPÖ de Haute-Autriche vit son électorat traditionnel fondre comme neige au soleil (24,94 %, 213.555 voix et 14 sièges contre 38,33 %, 299.402 voix et 22 sièges soit une perte de 13,39 % et de 8 sièges). L’hémorragie électorale fut donc sévère pour les Sociaux-Démocrates au pouvoir à Vienne au sein d’un gouvernement de grande coalition avec les Conservateurs.

Malgré une meilleure implantation locale dans les agglomérations urbaines et industrielles, le SPÖ fut également le grand perdant du scrutin municipal de 2009 (2.830 conseillers municipaux en 2009 contre 3.548 en 2003 et 99 maires -dont 86 (ré)élus lors du premier tour- contre 110 en 2003).

 

Lors des élections municipales organisées le 27/09/2009 dans 444 communes de Haute-Autriche, l'ÖVP a directement élu 307 maires (noir), le SPÖ 86 (rouge), le FPÖ 8 (bleu foncé), le BZÖ 2 (orange), autres 4 (bleu clair et jaune). 37 communes restaient en ballotage (gris)

Lors du premier tour du scrutin municipal du 27/09/2009, les électeurs de Haute-Autriche (ré)élurent directement 407 maires sur 444 : ÖVP (noir) 307, SPÖ (rouge) 86, FPÖ (bleu foncé) 8, BZÖ (orange) 2, autres (bleu clair et jaune) 4. Ballotage dans 37 communes (hachures).

 

Maire SPÖ de Linz depuis le 21 janvier 1988, Franz Dobusch subit un net recul en six ans lors de l’élection directe (58,05 % et 54.659 voix en 2009 contre 66,03 % et 56.695 voix en 2003). Perdant sa majorité absolue de 2003, la liste du SPÖ enregistra une chute spectaculaire lors du renouvellement du conseil municipal de Linz (40,97 %, 38.924 voix et 26 sièges en 2009 contre 53,38 % et 34 sièges en 2003). En revanche l’ÖVP progressa légèrement en six ans (27,70 %, 26.320 voix et 17 sièges en 2009 contre 23,57 % et 15 sièges en 2003). Composé de 61 élus, le nouveau conseil municipal de Linz comprend 26 SPÖ, 17 ÖVP, 9 FPÖ, 7 Verts, 1 BZÖ et 1 KPÖ (unique conseiller municipal communiste de la Haute-Autriche).

Deuxième commune de Haute-Autriche après Linz, Wels (58.520 habitants) est également dirigé par la Gauche. Maire sortant de Wels, Peter Koits (SPÖ) fut le grand vaincu dimanche 27 septembre lors de l’élection directe puisque son score s’effondra de 30,83 % en six ans (42,94 % et 11.733 voix en 2009 contre 73,77 % et 18.934 voix en 2003). Crédité de 29,21 % (7.982 voix) à l’issue du premier tour, le candidat du FPÖ Bernhard Wieser arriva donc en seconde position et mit en ballotage le maire sortant SPÖ. Grand vainqueur de ce scrutin local, Bernhard Wieser tripla son score municipal du 28 septembre 2003 (9,89 % et 2.538 voix) et élimina son adversaire ÖVP malgré sa nette progression en six ans (20,06 % et 5.480 voix en 2009 contre 14,44 % et 3.706 voix en 2003). Lors du second tour dimanche 11 octobre, Peter Koits (SPÖ) fut finalement réélu maire de Wels avec 53,53 % (14.136 voix) face à son adversaire FPÖ Bernhard Wieser (46,47 %, 12.270 voix). Une nette majorité d’électeurs de l’ÖVP se reporta en faveur de Bernhard Wieser (FPÖ) qui enregistra une spectaculaire progression entre les deux tours tant en pourcentage (17,26 %) qu’en suffrages (4.288 voix).

 

Affiche électorale de Bernhard Wieser (FPÖ) qui affronta lors du second tour dimanche 11 octobre 2009 le maire sortant de Wels Peter Koits (SPÖ)

Affiche électorale de Bernhard Wieser (FPÖ) qui affronta lors du second tour dimanche 11 octobre 2009 le maire sortant de Wels Peter Koits (SPÖ)

 

Lors du renouvellement du conseil municipal de Wels dimanche 27 septembre, la liste du SPÖ perdit sa majorité municipale et subit un recul spectaculaire en six ans (35,70 %, 9.884 voix et 14 sièges en 2009 contre 54,55 % et 21 sièges en 2003). En revanche, le FPÖ devint la deuxième force municipale et sa liste tripla presque son score en six ans (29,24 %, 8.096 voix et 11 sièges en 2009 contre 10,93 % et 4 sièges en 2003). Conservant respectivement leurs 8 et 3 sièges, l’ÖVP et les Verts stagnèrent en six ans (ÖVP : 21,33 %, 5.906 voix en 2009 contre 19,86 % en 2003 ; Verts : 9,83 %, 2.722 voix en 2009 contre 9,13 % en 2003).

Rappelons que lors des élections législatives anticipées du 28 septembre 2008, le SPÖ était nettement arrivé en tête avec 29,26 % (1.430.206 voix et 57 sièges) devant l’ÖVP crédité de 25,98 % (1.269.656 voix et 51 sièges). Au terme d’interminables négociations politiciennes, les deux partis du Système avaient décidé de s’unir au sein d’un gouvernement de grande coalition composé de 18 membres (9 ministres SPÖ et ÖVP). Werner Faymann (SPÖ) devint Chancelier et Josef Pröll (ÖVP) vice-chancelier et titulaire du ministère des Finances. Soutenue par 108 des 183 députés du Parlement, la coalition gouvernementale prêta solennellement serment le 2 décembre 2008.

Conservant leurs 5 élus provinciaux et leur unique élu au niveau gouvernemental, les Verts stagnèrent politiquement en six ans en Haute-Autriche (9,18 % et 78.569 voix en 2009 contre 9,06 % et 70.742 voix en 2003). Cette stagnation politique se manifesta également le 20 septembre 2009 dans le Vorarlberg (10,58 %, 18.763 voix et 4 sièges contre 10,17 %, 14.829 voix et 4 sièges le 19 septembre 2004). Citons également les élections provinciales au Tirol le 8 juin 2008 (10,73 %, 36.136 voix et 4 sièges contre 15,31 %, 44.424 voix et 5 sièges en 2003), en Carinthie (5,15 %, 18.336 voix et 2 sièges contre 6,71 %, 22.053 voix et 2 sièges en 2004) et à Salzbourg le 1er mars 2009 (7,36 %, 20.843 voix et 2 sièges contre 7,99 %, 22.080 voix et 2 sièges le 7 mars 2004).

Par rapport à 2003, Les Verts ne décollèrent guère sur le plan municipal. Lors du renouvellement des conseils municipaux, les Verts ne présentèrent aucune liste dans 352 des 444 communes de Haute-Autriche. En lice dans seulement 92 communes, les Verts ne franchirent pas 8 % dans 19, recueillirent entre 8 et 10 % dans 26 et dépassèrent 10 % dans 47. Conservant leurs 7 sièges au sein du conseil municipal de Linz, la liste des Verts progressa légèrement en six ans (12,26 % et 11.645 voix en 2009 contre 11,74 % en 2003). À l’échelon provincial, les listes des Verts obtinrent 5,14 % (43.764 voix) et 238 conseillers municipaux contre 4,34 % (33.565 voix) et 171 conseillers municipaux en 2003. Lors de l’élection directe des maires, les Verts ne présentèrent aucun candidat dans 411 communes. En lice dans seulement 33 communes, les candidats des Verts ne franchirent pas 7 % dans 14, recueillirent entre 7 et 14 % dans 14 et dépassèrent 14 % dans 5. Comme en 2003, Les Verts ne comptent aucun maire et la totalité de leurs candidats furent éliminés dès le premier tour du scrutin municipal. À l’échelon provincial, les candidats des Verts obtinrent seulement 1,61 % (13.566 voix) contre 0,86 % (6.541 voix) en 2003.

Lors des élections législatives anticipées du 28 septembre 2009, les Verts avaient recueilli 10,43 % (509.936 voix et 20 sièges) contre 11,05 % (520.130 voix et 21 sièges) lors du précédent scrutin législatif du 1er octobre 2006. Lors des élections européennes du 7 juin 2009, les Verts avaient obtenu 9,93 % (284.505 voix et 2 sièges) contre 12,89 % (322.429 voix et 2 sièges). Comme on le constate concrètement, l’Autriche semble épargnée par une vague verte contrairement au reste de l’Europe en général et à la France en particulier.

 

Manfred Haimbuchner le 3 août 2009 dans la localité rurale de Steinbach am Ziehberg

Manfred Haimbuchner le 3 août 2009 dans la localité rurale de Steinbach am Ziehberg

 

Bref portrait de Manfred Haimbuchner (FPÖ).

Né le 12 août 1978 à Wels, Manfred Haimbuchner effectua des études universitaires en Droit. Il adhéra au FPÖ dès 2000, devint conseiller municipal de Wels le 28 septembre 2003 puis présida le groupe municipal du FPÖ de sa commune natale. Il fut élu député de Haute-Autriche le 1er octobre 2006. En Haute-Autriche, le FPÖ avait recueilli 12,22 % (101.743 voix) et 3 sièges. Sur le plan national, le FPÖ avait obtenu 11,04 % (519.598 voix) et 21 députés. Manfred Haimbuchner est très proche du dynamique président du FPÖ Heinz-Christian Strache.

Désigné tête de liste du FPÖ en Haute-Autriche, le jeune député mena durant l’été une intensive campagne militante de terrain. Il participa notamment à de très nombreuses kermesses villageoises et fut présent dans les différents médias locaux et nationaux. Pour suivre son extraordinaire campagne électorale à travers la Haute-Autriche, il suffit de consulter ses 71 albums photos. Activement soutenu par Heinz-Christian Strache, Manfred Haimbuchner est une personnalité brillante et montante au sein du FPÖ. Lors de leur dernière réunion électorale conjointe à Linz vendredi 25 septembre, Manfred Haimbuchner et Heinz-Christian Strache s’exprimèrent devant 6.000 personnes très enthousiastes.

 

Haute-Autriche : forte progression électorale du FPÖ lors des scrutin provincial et municipal

Le FPÖ était absent dans 73 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). Présent dans 371 communes, le FPÖ resta sous la barre des 15 % dans 192 (bleu clair), recueillit entre 15 et 20 % dans 87 (bleu moyen) et dépassa 20 % dans 92 (bleu foncé)

Le FPÖ ne présenta aucune liste dans 73 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). En lice dans 371 communes, les listes FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 192 (bleu clair), recueillirent entre 15 et 20 % dans 87 (bleu moyen) et dépassèrent 20 % dans 92 (bleu foncé)

 

Grâce au charisme de Manfred Haimbuchner, le FPÖ redevint la troisième force politique en Haute-Autriche. En l’espace de six ans, sa progression électorale fut d’ailleurs fulgurante (15,29 %, 130.937 voix et 9 sièges contre 8,40 %, 65.643 voix et 4 sièges le 28 septembre 2003) si bien qu’il retrouva 1 siège sur les 9 du gouvernement du Land. Au niveau provincial, le FPÖ obtint le troisième meilleur score de son histoire (20,63 %, 185.555 voix et 12 sièges en septembre 1997 et 17,73 %, 140.311 voix et 11 sièges le 6 octobre 1991).

En outre, la progression municipale du FPÖ fut remarquable à travers les différentes localités du Land. Lors du renouvellement des conseils municipaux, le FPÖ présenta des listes dans 371 des 444 communes de Haute-Autriche. Absentes dans 73 communes, les listes FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 192 communes, recueillirent entre 15 et 20 % dans 87 communes et dépassèrent 20 % dans 92 communes. À l’échelon provincial, le FPÖ obtint 14,21 % (121.046 voix) contre 8,81 % (68.109 voix) en 2003. Avec ses 1.209 conseillers municipaux en 2009 contre 741 en 2003, le FPÖ gagna donc 468 sièges en six ans.

Lors de l’élection directe des maires, le FPÖ ne présenta aucun candidat dans 301 communes. En lice dans seulement 143 communes, les candidats du FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 79, recueillirent entre 15 et 20 % dans 23 et dépassèrent 20 % dans 41. À l’échelon provincial, le FPÖ obtint 7,47 % (62.975 voix) contre 5.70 % (43.449 voix) en 2003. Le FPÖ compte désormais 9 maires (dont 8 élus lors du premier tour) contre 8 en 2003.


Lors de l'élection directe des maires, le FPÖ fut absent dans 301 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). Présents dans seulement 143 communes, les candidats FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 79 (bleu clair), recueillirent entre 15 et 20 % dans 23 (bleu moyen) et dépassèrent 20 % dans 41 (bleu foncé)

Lors de l'élection directe des maires, le FPÖ fut absent dans 301 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). En lice dans seulement 143 communes, les candidats FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 79 (bleu clair), recueillirent entre 15 et 20 % dans 23 (bleu moyen) et dépassèrent 20 % dans 41 (bleu foncé)

 

Le FPÖ connut une situation politique contrastée au sein de la capitale provinciale Linz. Lors du renouvellement du conseil municipal, le FPÖ enregistra une forte progression en six ans (14,83 %, 14.088 voix et 9 sièges en 2009 contre 8,59 % et 5 sièges en 2003). Lors de l’élection directe du maire, le candidat du FPÖ essuya un léger recul en six ans (8,09 % et 7.613 voix en 2009 contre 9,22 % et 7.915 voix en 2003).

Avec 50,65 % (389 voix), le candidat du FPÖ fut élu dès le premier tour maire de Ort im Innkreis face au sortant ÖVP (49,35 % et 379 voix). La situation était inversée dans cette localité lors du second tour le 12 octobre 2003 (ÖVP, 51 % et FPÖ, 49 %).

Pour l’anecdote, signalons les magistrales réélections lors du premier tour de Franz Kastinger (FPÖ) à Sankt-Georgen Am Fillmannsbach (84,48 %, 234 voix contre 15,52 % et 43 voix pour le « non ») et de Johann Scharf à Moosbach avec 83,76 % (526 voix) contre 16,24 % (102 voix) à son adversaire ÖVP. Lors de chaque renouvellement du conseil municipal de Sankt-Georgen Am Fillmannsbach, la liste du FPÖ obtient systématiquement la majorité absolue depuis 1955. Le 27 septembre 2009, la liste du FPÖ y recueillit 53,90 % (152 voix et 5 sièges) contre 46,10 % (130 voix et 4 sièges) pour l’ÖVP.

Parmi les 37 communes en ballotage, le FPÖ participa à six duels (1 avec le SPÖ à Wels, 5 avec l’ÖVP) dimanche 11 octobre 2009.

Maire sortant de Saxen, Ernst Haslinger (FPÖ) fut confortablement réélu lors du second tour avec 59,02 % (700 voix) face à son adversaire ÖVP (40,98 %, 486 voix). Lors du premier tour dimanche 27 septembre, Ernst Haslinger arriva largement en tête avec 45,04 % (577 voix) face à ses deux concurrents de l’ÖVP (30,52 %, 391 voix) et du SPÖ (24,43 %, 313 voix). Le 12 octobre 2003, Ernst Haslinger fut réélu avec 54,3 % face à son adversaire ÖVP (45,7 %). En 2009, le score du FPÖ est encore plus impressionnant que celui de 1997 (56,6 %).

Dimanche 11 octobre, le FPÖ dépassa également 45 % dans trois communes rurales (Raab, Reichersberg, Pram). En analysant les résultats, on s’aperçoit que les électeurs du SPÖ se reportèrent massivement en faveur du FPÖ et boudèrent les candidats de ÖVP.

Le maire sortant ÖVP de Raab fut réélu lors du second tour avec 53,32 % (780 voix) face à son adversaire FPÖ (46,68 %, 683 voix). Lors du premier tour dimanche 27 septembre, il arriva très largement en tête avec 47,97 % (731 voix) face à ses concurrents du FPÖ (37,40 %, 570 voix) et du SPÖ (14,63 %, 223 voix). En 2009, le score du FPÖ enregistre une très nette augmentation par rapport à ceux de 2003 (24,7 %) et même 1997 (33,5 %).

Malgré un recul de voix entre les deux tours, le candidat de l’ÖVP fut élu dimanche 11 octobre maire de Reichersberg avec 51,39 % (462 voix) face à son adversaire FPÖ (48,61 %, 437 voix). Lors du premier tour, il avait pourtant frôlé la majorité absolue (49,84 %, 475 voix) et largement distancé ses deux adversaires du FPÖ (32,11 %, 306 voix) et du SPÖ (18,05 %, 172 voix). Le candidat du FPÖ améliora nettement son propre score lors du premier tour du scrutin municipal de 2003 (20,96 %, 170 voix).

Le maire sortant ÖVP de Pram fut réélu de justesse lors du second tour avec 51,11 % (553 voix) face à son adversaire FPÖ (48,89 %, 529 voix). Lors du premier tour, il arriva largement en tête avec 45,54 % (521 voix) face à ses deux concurrents du FPÖ (29,90 %, 342 voix) et du SPÖ (24,56 %, 281 voix). Absent lors du scrutin municipal de 2003, le précédent score du candidat du FPÖ fut de 22,7 % lors du premier tour en 1997.

 

Autriche : nette progression électorale du FPÖ lors des élections provinciales, législatives et européennes

Le 25 septembre 2009 à Linz, Manfred Haimbuchner et Heinz-Christian Strache se sont exprimés devant 6.000 personnes très enthousiastes

Le 25 septembre 2009 à Linz, Manfred Haimbuchner et Heinz-Christian Strache s'exprimèrent devant 6.000 personnes très enthousiastes

 

Pour mieux appréhender le contexte électoral de 1997, 2003 et 2009, il faut se reporter aux résultats nationaux du FPÖ lors des scrutins législatifs du 3 octobre 1999, du 24 novembre 2002 et du 28 septembre 2008.

Lors du scrutin législatif de l’automne 1999, le FPÖ devint d’extrême justesse la deuxième force politique au niveau national devant l’ÖVP (26,91 %, 1.244.087 voix et 52 sièges contre 26,91 %, 1.243.672 voix et 52 sièges). Au terme d’interminables négociations politiques entre Conservateurs et Nationaux, un gouvernement de coalition composé de 16 ministres (8 ÖVP et FPÖ) fut formé le 4 février 2000. Dirigé par le Conservateur Wolfgang Schüssel et la vice-chancelière FPÖ Suzanne Riess-Passer, ce cabinet dura jusqu’au 28 février 2003.

Payant au prix fort sa participation au sein d’un gouvernement conservateur, le FPÖ fut le grand perdant des élections législatives de l’automne 2002 (10,01 %, 491.328 voix, 18 sièges soit une perte de 34 sièges en trois ans).

En revanche lors du scrutin législatif anticipé de l’automne 2008, le FPÖ redevint la troisième force politique au niveau national (17,54 %, 857.029 voix et 34 sièges). En Haute-Autriche, le FPÖ conduit par le dynamique Manfred Haimbuchner obtint 19,03 % (165.139 voix) et 6 sièges. Emmené à Vienne par son député sortant Heinz-Christian Strache, le FPÖ recueillit 20,43 % (171.658 voix) et 6 sièges.

La progression électorale du FPÖ se manifesta également lors des élections provinciales du Tirol le 8 juin 2008 (12,41 %, 41.788 voix et 4 sièges contre 7,92 %, 22.981 voix et 2 sièges en 2003), à Salzburg le 1er mars 2009 (13,02 %, 36.845 voix et 5 sièges contre 8,69 %, 24.007 voix et 3 sièges le 7 mars 2004) et enfin dans le Vorarlberg dimanche 20 septembre 2009 (deuxième force politique locale avec 25,12 %, 44.562 voix et 9 sièges contre 12,94 %, 18.881 voix et 5 sièges le 19 septembre 2004).

Conduit par l’eurodéputé Andreas Mölzer (propriétaire de l’hebdomadaire autrichien Zur Zeit et collaborateur régulier de l’hebdomadaire allemand national-conservateur Junge Freiheit), le FPÖ progressa nettement lors des élections européennes du 7 juin 2009 (12,71 %, 364.207 voix et 2 sièges) par rapport au scrutin précédent du 13 juin 2004 (6,31 %, 157.722 voix et 1 siège). En Haute-Autriche, la liste du FPÖ avait recueilli 13,83 % (75.803 voix) le 7 juin 2009 contre 6,15 % (27.891 voix) le 13 juin 2004.

Miné conjointement par des dissensions internes et sa participation au sein du gouvernement Conservateur de Wolfgang Schüssel, le FPÖ implosa le 4 avril 2005. Issu de cette scission, le BZÖ se constitua aussitôt sous la houlette de Jörg Haider tandis que Heinz-Christian Strache devint président du FPÖ le 23 avril 2005.

Dès ce funeste printemps, Heinz-Christian Strache et l’eurodéputé Andreas Mölzer réformèrent en profondeur le FPÖ sur les plans doctrinal et philosophique. En raison de sa nouvelle cohérence et de son intransigeance absolue face au Système, le FPÖ redevint une force politique incontournable sur la scène nationale. Le FPÖ recueille notamment de nombreux suffrages parmi les jeunes électeurs et primo-votants (majorité électorale fixée à 16 ans en Autriche).

 

Soeur de Jörg Haïder et tête de liste du BZÖ en Haute-Autriche le 27 septembre 2007, Ursula Haubner présida le FPÖ du 3 juillet 2004 au 4 avril 2005 et fut membre du second cabinet Schüssel (28 février 2003-11 janvier 2007)

Sœur de Jörg Haïder et tête de liste du BZÖ en Haute-Autriche le 27/09/2009, Ursula Haubner présida le FPÖ du 3 juillet 2004 au 4 avril 2005 et fut membre du second cabinet Schüssel (28 février 2003-11 janvier 2007)

 

Quel avenir pour le BZÖ ?

Sœur de Jörg Haider (1950-2008), Ursula Haubner conduisit le 27 septembre 2007 la liste du BZÖ en Haute-Autriche. Présidente du FPÖ du 3 juillet 2004 au 4 avril 2005, elle rejoignit alors le BZÖ fondé par son frère Jörg, gouverneur de la Carinthie. Au sein du second cabinet de Wolfgang Schüssel (28 février 2003-11 janvier 2007), Ursula Haubner fut d’abord secrétaire d’État pour les générations auprès du ministre de la Sécurité sociale (28 février 2003-25 janvier 2005) puis devint ministre en charge de la Sécurité sociale, des générations et de la protection des consommateurs (26 janvier 2005-11 janvier 2007).

Mère de deux enfants et grand mère de cinq petits enfants, Ursula Haubner effectua une campagne électorale axée sur le social, la famille, la fiscalité et la sécurité. Peu implanté en Haute-Autriche, le BZÖ subit un camouflet cinglant en ne totalisant que 24.268 voix (2,83 %). Au niveau provincial, le réflexe électoral du vote utile fonctionna parfaitement en faveur de Manfred Haimbuchner. Cultivant l’image de Jörg Haider, le BZÖ attribua son échec par un manque de temps et de moyens.

En outre, le BZÖ ne parvint pas à s’implanter à l’échelon municipal. Lors du renouvellement des conseils municipaux, le BZÖ ne présenta aucune liste dans 374 des 444 communes de la Haute-Autriche. En lice dans seulement 70 communes, les listes BZÖ ne franchirent pas 5 % dans 48, recueillirent entre 5 et 7 % dans 12 et dépassèrent 7 % dans 10 (cf carte ci-dessous). À l’échelon provincial, le BZÖ obtint 1,29 % (10.967 voix) et 56 conseillers municipaux.

 

Le BZÖ ne présentait aucun candidat dans 374 communes de Haute-Autriche. Présent dans seulement 70 communes, le BZÖ resta sous la barre des 5 % dans 48, recueillit entre 5 et 7 % dans 12 et dépassa 7 % dans 10

Le BZÖ ne présenta aucune liste dans 374 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). En lice dans seulement 70 communes, les listes BZÖ ne franchirent pas 5 % dans 48 (orange clair), recueillirent entre 5 et 7 % dans 12 (orange moyen) et dépassèrent 7 % dans 10 (orange foncé)

 

Lors de l’élection directe des maires, le BZÖ ne présenta aucun candidat dans 423 communes. En lice dans seulement 21 communes, les candidats du BZÖ ne franchirent pas 5 % dans 11 communes dont la capitale provinciale Linz (1,44 %, 1.354 voix), recueillirent entre 5 et 20 % dans 7 et dépassèrent 20 % dans 3. À l’échelon provincial, le BZÖ recueillit 0,71 % (5.949 voix).

Le BZÖ compte deux maires directement élus lors du premier tour à Antiesenhofen avec 63,21 % (476 voix) contre 36,79 % (277 voix) pour l’ÖVP et à Sankt Roman avec 51,99 % (639 voix) contre 48,01 % (590 voix) pour le maire sortant ÖVP.

Sur les 37 communes en ballotage, le BZÖ se maintint uniquement dans la localité de Ternberg où son candidat arriva en deuxième position avec 33,20 % (764 voix) éliminant celui de l’ÖVP (29,81 %, 686 voix).  Arrivé en tête du scrutin local dimanche 27 septembre avec 36,98 % (851 voix), le candidat du SPÖ fut élu maire de Ternberg lors du second tour avec 52,94 % (1.134 voix) contre 47,06 % (1.006 voix) pour son adversaire du BZÖ. Par conséquent, le BZÖ ne réussit pas remporter une troisième mairie.

En dehors de la Carinthie et de sa capitale Klagenfurt, le BZÖ ne parvient pas à réaliser une implantation électorale dans les huit autres provinces autrichiennes. Dimanche 20 septembre 2009, le BZÖ obtint seulement 1,20 % (2.134 voix) dans le Land de Vorarlberg. Le BZÖ ne participa pas aux élections provinciales du Tirol le 8 juin 2008. Avec 3,70 % (10.477 voix), le BZÖ subit un échec cuisant lors des élections provinciales de Salzbourg le 1er mars 2009.

En revanche en Carinthie lors des élections provinciales du 1er mars 2009, le BZÖ emmené par le gouverneur sortant Gerhard Dörfler (successeur de Jörg Haider) obtint 44,89 % (159.926 voix) et 17 sièges sur les 36 du Parlement provincial. Faute d’une majorité absolue, Gerhard Dörfler gouverne le Land avec l’appui des Conservateurs de l’ÖVP.

Lors du premier tour des élections municipales de Klagenfurt le 1er mars 2009, Christian Scheider (BZÖ) arriva largement en tête avec 40,66 % (20.928 voix), devançant nettement son adversaire du SPÖ Maria-Louise Mathiaschitz (24,01 %, 13.358 voix) et éliminant le maire sortant ÖVP Harald Scheucher (22,12 %, 11.385 voix). Lors du second tour organisé le 15 mars 2009, Christian Scheider s’imposa haut la main dans la capitale de la Carinthie avec le score magistral de 63,99 % (26.654 voix) contre 36,01 % (15.000 voix) à sa concurrente du SPÖ. Christian Scheider devint officiellement maire de Klagenfurt le 8 avril 2009.

Examinons maintenant les résultats du BZÖ lors des élections législatives du 1er octobre 2006, du 28 septembre 2008 et européennes du 7 juin 2009. Lors du scrutin législatif de l’automne 2006, le BZÖ recueillit 4,11 % (193.539 voix) et 7 sièges contre 11,03 % (519.598 voix) et 21 sièges pour le FPÖ. En revanche en Carinthie, le BZÖ obtint 24,90 % (81.574 voix) et 3 des 9 sièges du Land. Lors du scrutin législatif anticipé du 28 septembre 2008, le BZÖ recueillit 10,70 % (522.933 voix) et 21 sièges contre 17,54 % (857.029 voix) et 34 sièges pour le FPÖ. En revanche en Carinthie, le BZÖ obtint 38,52 % (132.711 voix ) et 5 des 9 sièges du Land. Lors du scrutin européen de juin 2009, le BZÖ ne recueillit que 4,58 % (131.261 voix) et échoua à entrer au Parlement européen. Le même jour, le FPÖ obtint 12,71 % (364.207 voix) et 2 eurodéputés. En revanche en Carinthie, le BZÖ recueillit 20,98 % (33.448 voix).

Près d’un an après la disparition tragique de Jörg Haider lors d’un accident de la circulation survenue dans la matinée du 11 octobre 2008 dans la périphérie de Klagenfurt, le BZÖ se cherche encore sur les plans politique, doctrinal et électoral. Certains politologues effectuent un parallèle avec la CSU bavaroise (Union Sociale Chrétienne) alliée à la CDU au niveau national. Comme on le sait, la CSU ne se présente qu’en Bavière tandis que la CDU de la Chancelière Angela Merkel est implantée dans tous les autres Länder allemands. Alors, un scénario se dessine progressivement selon lequel le BZÖ se présenterait uniquement en Carinthie et le FPÖ dans les huit autres Länders autrichiens. D’ailleurs, cette stratégie électorale fut évoquée à plusieurs reprises lors de discussions politiques entre cadres du FPÖ et du BZÖ. Pour l’instant, les négociations ont échoué. Signalons qu’au lendemain des élections législatives anticipées du 28 septembre 2008, Jörg Haider alors gouverneur de Carinthie et Heinz-Christian Strache s’étaient officiellement rencontrés pour des discussions politiques et avaient abordé les relations futures de leurs mouvements respectifs.

 

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Panorama d'un paysage montagneux de la Haute-Autriche

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Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Europe des Patriotes - Communauté : BLOGS NATIONALISTES FRANCAIS
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 23:02
Président fondateur du LAOS, Georgios Karatzaferis prononce un discours au Parlement monocaméral (Vouli)

Allocution télévisée de Georgios Karatzaferis, président fondateur du LAOS

 

Lors des élections législatives anticipées du dimanche 4 octobre 2009, le PASOK (Mouvement socialiste pan-hellénique) de George Papandreou obtint la majorité absolue au Parlement monocaméral grec (Vouli, 160 sur 300 sièges). En revanche, la Nouvelle Démocratie (Conservateurs) de Costas Caramanlis subit un camouflet cinglant. Dirigé par la pétroleuse Alexandra Papariga, le Parti communiste (KKE) enregistra un léger recul. Emmenée par le jeune Alexis Tsipras, la coalition de gauche radicale s’effrita. Les Verts échouèrent de nouveau à entrer au Parlement.

Dirigé par le charismatique Georgios Karatzaferis, le LAOS (Alerte populaire orthodoxe) progressa nettement par rapport aux précédentes élections législatives du 16 septembre 2007 (5,63 % et 386.152 voix contre 3,80 % et 271.764 voix). Quatrième force politique au niveau national, la droite patriotique consolide ainsi sa position parlementaire au sein du Vouli (15 sièges au lieu de 10). L’incurie gouvernementale des Conservateurs, le rejet du clientélisme politique, les innombrables scandales financiers, la corruption endémique, les violentes émeutes anarchistes, les forêts calcinées et l’invasion migratoire du Tiers-Monde expliquent largement le succès électoral du LAOS lors de ce scrutin législatif anticipé.

Législatives anticipées : résultats complets et analyse

La Grèce est considérablement affaiblie par le clientélisme et le népotisme politiques. Excepté la période autoritaire des Colonels (21 avril 1967-23 juillet 1974), les deux familles Papandreou et Caramanlis se sont partagées le pouvoir politique en Grèce.

 

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, le PASOK de Papanderou obtint la majorité absolue (160 sièges) au Parlement monocameral (Vouli, 300 sièges). La Nouvelle Démocratie de Caramanlis obtint 91 sièges, le Parti Communiste 21, le LAOS de Georgios Caramanlis 15 et la Coalition de la Gauche radicale 13

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, le PASOK de Papandreou obtint la majorité absolue (160 sièges) au Parlement monocaméral (Vouli, 300 sièges). La Nouvelle Démocratie de Caramanlis obtint 91 sièges, le Parti Communiste 21, le LAOS de Georgios Karatzaferis 15 et la Coalition de la Gauche radicale 13

 

Trois générations de Papandreou ont exercé des fonctions gouvernementales depuis 1944. Georgios Papandreou (18 février 1888-1er novembre 1968) fut premier ministre à trois reprises (26 avril 1944-3 janvier 1945, 8 novembre 1963-30 décembre 1963, 18 février 1964-15 juillet 1965).

Président du PASOK du 3 septembre 1974 à son décès, Andreas Papandreou (5 février 1919-23 juin 1996) était le fils de Georgios Papandreou. Andreas Papandreou fut premier ministre à deux reprises (21 octobre 1981-2 juillet 1989, 13 octobre 1993-17 janvier 1996). Remarquons qu’en France François Mitterrand (1916-1996) avait été élu le 10 mai 1981 président de la République. Précisons également que la Grèce est membre de l’OTAN depuis 1952 et de la CEE (future UE) depuis le 1er janvier 1981.

Petit-fils de Georgios Papandreou et fils d’Andreas, George Papandreou naquit le 16 juin 1952 à Saint-Paul (Minnesota, USA). Sa mère Margaret Chant est une citoyenne américaine. Âgé de 57 ans, Papandreou Junior est d’ailleurs un vieux routier de la politique grecque. Il fut ministre de l’Éducation nationale et des affaires religieuses à deux reprises (22 juin 1988-2 juillet 1989 et 8 juillet 1994-25 septembre 1996). Premier ministre depuis le 6 octobre 2009, George Papandreou est également ministre des Affaires étrangères depuis le 7 octobre. Il avait d’ailleurs occupé cette même fonction durant cinq ans (18 février 1999-13 février 2004). Dirigeant du PASOK depuis le 8 février 2004, Papandreou Junior préside également l’Internationale Socialiste depuis le 30 janvier 2006.

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, le PASOK recueillit 3.012.373 voix, 43,92 % et 160 sièges (majorité absolue) contre 2.727.853 voix, 38,10 % et 102 sièges le 16 septembre 2007. Hormis trois départements (nomes) de la péninsule du Péloponnèse (2 au sud et 1 à l’est) et trois départements septentrionaux, le PASOK occupe de nouveau une position politique hégémonique en Grèce.

Deux générations de Caramanlis ont exercé des fonctions gouvernementales et présidentielles entre 1955 et 2009. Konstantinos Caramanlis (8 mars 1907-23 avril 1998) fut premier ministre à quatre reprises sous la Monarchie et la République (6 octobre 1955-5 mars 1958, 17 mai 1958-20 septembre 1961, 4 novembre 1961-17 juin 1963 et 24 juillet 1974-10 mai 1980) puis président de la république à deux reprises (15 mai 1980-10 mars 1985 et 4 mai 1990-10 mars 1995).

Neveu de Konstantinos Caramanlis, Costas Caramanlis est également un pilier incontournable de la vie politique grecque. Président de la Nouvelle Démocratie du 21 mars 1997 jusqu’à sa défaite législative du 4 octobre 2009, Costas Caramanlis fut ministre de la Culture (10 mars 2004-15 février 2006) et premier ministre du 10 mars 2004 au 6 octobre 2009. En proie à de profondes dissensions internes, sa majorité parlementaire ne tenait plus qu’à un fil depuis un an (151 députés sur 300).

 

Excepté trois provinces de la péninsule du Péloponèse (2 au sud, 1 à l'est) et trois provinces septentrionales, la Nouvelle Démocratie fut largement battue par le PASOK

Excepté trois départements de la péninsule du Péloponèse (2 au sud, 1 à l'est) et trois septentrionaux (bleu), la Nouvelle Démocratie fut largement battue par le PASOK (vert)

 

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, la Nouvelle Démocratie fut largement battue par le PASOK (2.295.967 voix, 33,48 % et 91 sièges contre 2.995.479 voix, 41,83 % et 152 sièges le 16 septembre 2007).

Comme on le constate concrètement, le PASOK de Papandreou et la Nouvelle Démocratie de Caramanlis constituent l’UMPS grecque. Ternies par d’innombrables scandales, ces deux formations politiques incarnent les deux faces complémentaires d’un Système complètement discrédité et à bout de souffle.

Troisième force politique, le Parti Communiste (KKE) de la pétroleuse Alexandra Papariga subit un léger recul le 4 octobre 2009 (517.154 voix, 7,54 % et 21 sièges contre 583.815 voix, 8,15 % et 22 sièges le 16 septembre 2007).

Dirigé par le dynamique Georgios Karatzaferis, le LAOS progresse nettement en deux ans et s’impose comme la quatrième force politique à l’issue des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009 (386.152 voix, 5,63 % et 15 sièges contre 271.764 voix, 3,80 % et 10 sièges le 16 septembre 2007). Avec 2,19 % (162.103 voix), le LAOS échoua à entrer au Parlement lors des élections législatives du 4 mars 2004. Le seuil minimal de représentation politique au Parlement est de 3 % en Grèce. Néanmoins le LAOS avait pris sa revanche dès les élections européennes du 13 juin 2004. Emmené par Georgios Karatzaferis, le LAOS avait recueilli 4,12 % (252.429 voix) et obtint 1 siège d’eurodéputé. Lors du dernier scrutin européen du 7 juin 2009, le LAOS progressa nettement avec un score de 7,14 % (366.615 voix) et obtint deux eurodéputés.

Reléguée à la cinquième place au niveau national et parlementaire, la Coalition de la Gauche radicale dirigée par le jeune Alexis Tsipras subit un léger recul en deux ans (315.627 voix, 4,60 % et 13 sièges contre 361.211 voix, 5,04 % et 14 sièges le 16 septembre 2007).

Malgré leur progression en deux ans (173.449 voix et 2,53 % contre 75.529 voix et 1,05 %), les Verts échouent de nouveau à entrer au Parlement. Contrairement au reste de l’Europe, la Grèce semble épargnée par une vague verte.

 

Grèce : invasion migratoire du Tiers-Monde

Outre le clientélisme et divers scandales financiers, le gouvernement Conservateur de Costas Caramanlis était affaibli politiquement en raison de son incurie dans des domaines sensibles (multiples attentats perpétrés par des groupuscules d’extrême-gauche, émeutes étudiantes en décembre 2008, forêts calcinées durant l’été 2009).

L’immigration légale et clandestine constitue une question particulièrement inquiétante en Grèce qui comptait en 2006 au moins 1 million d’immigrés clandestins. Pour la seule année 2006, les autorités grecques estimèrent que 80.000 clandestins s’étaient établis en toute impunité sur le territoire. En 2006, la Grèce recensait officiellement 965.979 étrangers (en situation régulière) sur une population de 11.148.533 habitants (soit 6,24 %). Rappelons que le gouvernement socialiste de Costas Simitis (22 janvier 1996-10 mars 2004) débuta dès 1997 un sinistre processus de légalisation en accordant des papiers aux innombrables clandestins et demandeurs d’asile. Ainsi, 500.000 clandestins furent légalisés depuis 1997.

L’immigration extra-européenne et du Tiers-Monde est très hétérogène (Turquie, Moyen-Orient, Pakistan, Afghanistan, Chine et Afrique occidentale). Les Turcs contrôlent l’ensemble des filières d’immigration clandestine en provenance du vaste continent asiatique. En 2007, au moins 100 Turcs avec une poignée de d’Irakiens et de Pakistanais furent arrêtés par la police pour possession de faux documents. D’ailleurs les immigrés légaux et clandestins dominent les statistiques de la criminalité et de la délinquance (notamment le narco-trafic).

Perpétrées par des groupuscules d’extrême-gauche, les émeutes lycéennes et étudiantes de décembre 2008 ont permis d’occulter opportunément de violentes émeutes ethniques dans le centre d’Athènes. Ces violences urbaines étaient commises par des demandeurs d’asile déboutés issus du Moyen-Orient et du Pakistan.

Sévissant dans certains quartiers d’Athènes, la violence ethno-communautaire oppose périodiquement des Africains, des Afghans et des Pakistanais dans des combats de rue. Comme les Grecs de « souche » sont les premières victimes de cette violence ethno-communautaire, nombre d’entre eux ont déjà quitté ces quartiers devenus de véritables zones de non droit en raison de la passivité des forces de l’ordre et de l’incurie gouvernementale.

Journaliste, historien et géopolitologue, Arthur Kemp a rédigé un ouvrage magistral sobrement intitulé « L'immigration-invasion » (141 pages, 10,83 €). Un long chapitre est d’ailleurs consacré à la situation dramatique de la Grèce (extraits disponibles ici).

 

Logo du LAOS (Alarme Populaire Orthodoxe)

Logo du LAOS

 

LAOS : bref aperçu de l’idéologie politique

Quatre thèmes majeurs dominent l’idéologie politique du LAOS, fondé en 2000 par Georgios Karatzaferis peu après son exclusion de la Nouvelle Démocratie.

Outre la dénonciation de la corruption endémique, du clientélisme et du népotisme politiques, le LAOS et son président Georgios Karatzaferis fustigent le fiscalisme. Le LAOS prône une baisse drastique de la fiscalité sur les Sociétés et les ménages grecs. Sa mesure phare consiste à exempter de l’impôt sur le revenu les ménages dont le revenu annuel est inférieur à 15.000 €.

Sans surprise, le LAOS est un adversaire résolu de l’immigration-invasion du Tiers-Monde. Selon Georgios Karatzaferis, l’invasion migratoire des clandestins et autres demandeurs d’asile représentent « une menace pour l’homogénéité de la Grèce ». Le LAOS se prononce pour le départ de 1,6 million d’immigrés.

 

Homme politique charismatique et fervent patriote, Georgios Karatzaferis est un excellent orateur ce qui facilite la diffusion de ses thèmes politiques auprès d'un large électorat désabusé par un Système caractérisé par le clientélisme et le népotisme

Homme politique charismatique et fervent patriote, Georgios Karatzaferis est un excellent orateur ce qui facilite la diffusion de ses thèmes auprès d'un large électorat désabusé par un Système caractérisé par le clientélisme et le népotisme

 

En politique étrangère, le LAOS ne reconnait pas la République de Macédoine (Skopje) sous une quelconque dénomination incluant le mot « Macédoine ».

Enfin, le LAOS dénonce avec virulence la nocivité de la technocratie européiste, l’euro-mondialisme apatride et du libre-échangisme ultralibéral. Opposé à l’euro-atlantisme incarné par Bruxelles et Washington, le LAOS s’est prononcé contre la défunte Constitution giscardienne de l’Europe et sa copie conforme du Traité de Lisbonne. Surtout, le LAOS est un adversaire implacable de la candidature turque au sein de l’Union Européenne (UE).

Depuis l’accession dans le giron européiste le 1er janvier 1981, l’économie et l’industrie grecques furent les premières victimes de l’euro-mondialisme. Ainsi, les infrastructures du Port du Pirée (près d’Athènes) furent vendues aux chinois, qui contrôlent désormais l’activité portuaire. La compagnie grecque de télécommunication fut vendue le 17 mars 2008 aux allemands de Deutsche Telekom. Fondée en 1930, la compagnie aérienne grecque Olympic Airways fut rachetée le 6 mars 2009 par un groupe des Émirats Arabes Unis (EAU, Dubai).

Qui est Georgios Karatzaferis ?

Né le 11 août 1947, Georgios Karatzaferis milita longtemps au sein de la Nouvelle Démocratie dont il fut exclu en 2000. Quelques mois plus tard, il fonda le LAOS dont il est toujours président. Il fut eurodéputé durant cinq ans (2004-2009). Ancien disc-jockey et garde du corps, Karatzaferis est actuellement journaliste et auteur de divers ouvrages. Il est surtout propriétaire d’une chaîne télévisée Teleasty (auparavant Telecity) et d’un hebdomadaire A1, vecteurs essentiels de ses idées politiques et de ses campagnes électorales. Homme de médias, Karatzaferis a mené une inlassable campagne militante et d’affichage dans les rues d’Athènes. Recueillant la confiance de nombreux électeurs grecs déçus par un Système politique discrédité et à bout de souffle, le LAOS et son dynamique dirigeant sont incontestablement les grands gagnants du scrutin législatif anticipé du 4 octobre 2009.

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