Mardi 7 juillet 2009
Bus calcinés lors des violences urbaines à Ürümqi (Xinjiang) dimanche 5 juillet 2008

Bus calcinés lors des violences urbaines à Ürümqi (Xinjiang) dimanche 5 juillet 2008

 

Les images télévisées des violences ethniques d’Ürümqi (capitale de la région autonome de Xinjiang) sont étrangement similaires à celles des émeutes des banlieues « françaises » à l’automne 2005 et de Villiers-Le-Bel en décembre 2007. Selon le dernier bilan de ces violences urbaines à Ürümqi, on dénombre 156 morts (129 hommes et 27 femmes), 1.080 blessés, 203 commerces et 14 maisons détruites, 261 véhicules incendiés (dont 190 bus, au moins 10 taxis et 2 véhicules de police). Si des voyous ouïghours et autres délinquants toxicomanes sont largement impliqués dans ces violences à l’égard des Han, il ne faut pas sous-estimer la menace intérieure et extérieure du séparatisme islamiste. Dirigeante du Congrès mondial des Ouïghours (DUK basé à Münich), l’extrémiste islamiste Rebiya Kadeer semble lourdement impliquée dans ces violences relayées par des appels à la haine sur internet. Lundi 6 juillet, des immigrés ouïghours liés à la mouvance séparatiste et islamiste du Turkestan oriental ont violemment attaqué l’ambassade de Chine à La Haye (Pays-Bas) et le consulat chinois à Münich (Bavière).


Violences urbaines du Xinjiang : l’élément déclencheur au Guangdong !

Afin de mieux comprendre la situation politique tendue au Xinjiang, on se reportera à cet article de Nations Presse Info qui avait privilégié une approche géographique, historique, religieuse (nestorianisme et Islam), économique et géopolitique. Actuellement, en raison des événements dramatiques à Ürümqi le site internet du gouvernement autonome du Xinjiang est inaccessible. D’ailleurs comme dans les banlieues ethniques « françaises » en 2005, Internet et les téléphones portables ont véhiculé des appels à la sédition et à la haine, exacerbant les violences urbaines et les tensions ethniques entre ouïghours et Han.

Quel fut l’élément déclencheur et le prétexte de ces violences urbaines à Ürümqi ?

De nombreux travailleurs migrants originaires du Xinjiang trouvent des opportunités de travail stable dans la province de Guangdong (Sud, capitale Canton/Guangzhou). Depuis l’ouverture économique et commerciale mondiales décrétée le 18 décembre 1978 par le visionnaire et réformiste Deng Xiaoping, le Guangdong a enregistré une insolente prospérité économique (1/8 du PIB chinois, 13,5 % de croissance annuelle avant la crise mondiale de 2008). Outre la Zone Economique Spéciale (ZES) de Shenzhen, de nombreuses villes côtières prospèrent grâce à diverses industries tournées vers l’exportation mondiale.

Employée à l’usine de jouets de Xuri à Shaoguan (Guangdong), une jeune ouvrière Han accuse des ouvriers ouïghours d’agressions sexuelles commises le 25 juin 2009 vers 23 h 00. Dès le lendemain matin, on assiste à de violents affrontements inter-ethniques entre ouvriers Han et ouïghours. Le bilan est de 2 morts et 60 blessés ouïghours. Rappelons que les Han forment l’ethnie dominante en Chine et que les ouïghours (musulmans turcophones) constituent l’une des 56 minorités ethniques officiellement reconnues en Chine. Bien évidemment, ouïghours et Han possèdent la nationalité chinoise.

Ces deux décès d’ouvriers ouïghours ont bien évidemment servi de prétexte pour le déclenchement des émeutes urbaines et séparatistes à Ürümqi. Après l’éclatement de ces violences urbaines au Xinjiang, la police locale de Shaoguan a arrêté 15 suspects (12 du Guangdong, 3 du Xinjiang) mêlés aux  affrontements de l’usine de jouet. Parmi les 15 personnes arrêtées, 13 avaient participé aux violentes bagarres de l’usine tandis que les deux autres avaient répandu des rumeurs sur Internet selon lesquelles des ouvriers ouïghours avaient violé deux ouvrières Han de l’usine. Actuellement, plus de 400 policiers de Shaoguan continuent de rechercher d’autres suspects.

 

Violences urbaines de Ürümqi : 156 morts et 261 véhicules incendiés

Après des appels à la vengeance exprimés sur différents forums internet, de violentes émeutes urbaines ont éclaté au centre ville d’Ürümqi dimanche 5 juillet 2009 à partir de 19 heures. Capitale de la région autonome du Xinjiang, Ürümqi constitue l’agglomération urbaine la plus continentale sur la planète (la mer la plus proche est située à 2.500 km). Parmi ses 1.569.769 habitants, 75 % sont des Han et 25 % sont issus de minorités ethniques (ouïghours, Hui et Kazakhs). Employés comme fonctionnaires régionaux et cadres administratifs, les Han jouent un rôle majeur dans le récent développement économique du Xinjiang. Longtemps enclavé et inaccessible, le Xinjiang se dote progressivement d’infrastructures (cf les « autoroutes rurales », aéroports) essentielles à son essor économique et à la mise en valeur de ces richesses naturelles (gaz et pétrole). Les autres Han tiennent des commerces situés au centre ville ou dans la périphérie d’Urümqi.

 

Vue partielle de Ürümqi, capitale de la région autonome de Xinjiang (nord-ouest)

Vue partielle de Ürümqi, capitale de la région autonome de Xinjiang (nord-ouest)

 

Exactement comme pour les pieds-noirs en Algérie, les Han sont jalousés et détestés. Néanmoins, il ne faut surtout pas opérer d’amalgame simpliste sur les ouïghours. La plupart travaillent durement, pratiquent leur religion ancestrale (l’Islam sunnite) et se sentent conjointement ouïghours et chinois comme on s’affirme également conjointement basque, corse, alsacien et français. Néanmoins parmi la population ouïghoure, on compte une minorité extrémiste et séparatiste ainsi qu’une jeunesse désœuvrée, marginale et toxicomane. Ces délinquants illettrés constituent logiquement des recrues idéales pour des groupuscules islamistes et séparatistes soutenus depuis l’étranger.

Comme dans nos banlieues ethniques, après avoir agressé des passants innocents et s’être livrés  à des pillages, ces « racailles » ouïghoures ont incendié de nombreux véhicules et se sont attaqués aux commerces et aux forces de police. Rappelons qu’avec la télévision et le développement croissant d’Internet, les images de nos violentes émeutes ethniques de l’automne 2005 ont fait le tour de la planète et ont été abondamment commentées en Chine comme au Japon. De même, les autorités politiques chinoises qui avaient été impressionnées par les émeutes ethniques de Villiers-Le-Bel en décembre 2007, avaient largement commenté cette situation insurrectionnelle quasi-permanente dans certaines zones de non-droit franciliennes.

Selon un bilan humain encore provisoire, 156 personnes ont été tuées et 1.080 blessées. Dimanche soir, 203 commerces et 14 maisons particulières appartenant à des Han avaient été pillés puis entièrement détruits. 261 véhicules dont 190 bus urbains, au moins 10 taxis et 2 voitures de police ont été incendiés.

Contrairement au laxisme politique en vigueur en France, la police du Xinjiang a déjà arrêté plus d’une centaine d’émeutiers et continue son inlassable traque des suspects. De même, la police a sécurisé le centre-ville ainsi que l’ensemble des endroits stratégiques (compagnies de gaz et d’électricité, chaînes de télévision). Enfin, des barrages et des postes de contrôle ont été érigés dans certains secteurs de la ville et dans les préfectures voisines afin de contenir une possible propagation des émeutes à l’ensemble du Xinjiang.

Au cours de leur enquête, les policiers ont recueilli des indices selon lesquels certains émeutiers séparatistes et islamistes tentaient de propager les violences à Kasghar et dans certaines préfectures (Yili, Aksu) ou districts (Tianshan). Lundi 6 juillet vers 18 heures, environ 200 personnes qui tentaient de se rassembler à la mosquée de Id Kah (la plus vaste en Chine) furent dispersées par la police de Kasghar. Même si certains restaurants tenus par des ouïghours restaient encore ouverts à 22 heures, la plupart des commerces étaient fermés et les rues désertes. De même, la police avait établi des postes de contrôle aux axes stratégiques reliant l’aéroport international de Kasghar et le centre ville.


Derniers développements : contre-émeutes Han et forte présence médiatique à Ürümqi

Mardi 7 juillet dans l’après-midi, plusieurs milliers de manifestants en majorité Han ont défilé dans les principales artères commerciales d’Ürümqi. Armés de matraques et de couteaux, les Han se déclarent prêts à en découdre avec les émeutiers ouïghours. Naturellement, les commerces situés le long des principaux axes étaient fermés tandis que la police surveillait attentivement chaque carrefour. Mardi 7 juillet vers 13 heures, un grand rassemblement s’était formé autour de la gare du Sud à Ürümqi.

Comme certains responsables politiques du Xinjiang craignent une escalade des violences urbaines et inter-ethniques, un couvre-feu et un contrôle strict de la circulation sont mis en place du mardi 7 juillet 21 heures au mercredi 8 juillet 8 heures au matin. Interprétée comme un trouble social, la manifestation des Han a fortement irrité les autorités locales d’Ürümqi qui redoutent que des Han en colère s’en prennent à des ouïghours innocents. L’harmonie inter-ethnique est vitale au Xinjiang, qui a enregistré un récent essor économique. Soutenus à l’intérieur mais aussi à l’étranger, les émeutiers séparatistes et islamistes ouïghours espèrent que les violences urbaines et ethniques dégénèrent afin de déstabiliser politiquement non seulement le Xinjiang mais également la Chine dans son ensemble.

En France, ces violences urbaines et ethniques au Xinjiang font actuellement l’objet d’un traitement particulier. Il faut néanmoins savoir que lundi 6 juillet, 60 organisations médiatiques étrangères et 80 chinoises ont assisté à la conférence de presse organisée par le maire de Ürümqi Jierla Yishamuding. Excellent connaisseur de la situation politique en Chine, le journaliste de l’hebdomadaire The Economist Ted Plasker figurait parmi les journalistes étrangers présents à cet événement. Arrivé à Ürümqi lundi 6 juillet dans l’après-midi, son témoignage oral est très précieux :

Le gouvernement a adopté une attitude bien plus ouverte envers les médias par rapport à celle adoptée après les émeutes du 14 mars à Lhassa et le tremblement de terre du Sichuan l’an dernier [12 mai 2008] … Il y a peu de circulation dans la ville, où la sécurité à été renforcée … J’ai pu me rendre sur le lieu des émeutes et dans les hôpitaux. C’est horrible de voir les gens couverts de sang et les magasins détruits. Beaucoup de gens victimes d’attaques m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas les raisons de ces violences … Certaines zones de la ville sont entourées de policiers contrôlant la circulation. Mais je comprends que c’est pour notre sécurité …

La connexion à Internet a volontairement été coupée par les autorités locales afin de contenir les émeutes urbaines et d’empêcher leur propagation à l’ensemble de la région autonome du Xinjiang. Néanmoins pour faciliter le travail des journalistes étrangers et chinois, les responsables locaux ont établi et mis à disposition un centre médiatique, équipé de 50 ordinateurs reliés à Internet.

Président de l’Association Islamique de Chine (AIC), l’imam Chen Guangyuan (77 ans) a condamné avec véhémence les violentes émeutes urbaines qualifiées de « crime grave et impardonnable ».

Lançant des appels au calme et soucieux de l’harmonie politique, ethnique et sociale au Xinjiang, l’imam Chen Guangyuan a également effectué les déclarations suivantes :

Dans une période caractérisée par la stabilité et la paix, la Chine s’est engagée dans le développement et l’amélioration du niveau de vie de ses habitants. C’est dans ce contexte que les émeutiers ont nui à la stabilité sociale, à l’unité ethnique et à l’ordre social … Les émeutes ne sont pas un problème isolé. Il s’agit d’un crime violent fomenté et dirigé par les forces séparatistes à l’étranger et effectué par des criminels à l’intérieur du pays … Je rappelle ici aux forces d’opposition à l’étranger que notre pays est unifié et stable. Vos tentatives sont vouées à l’échec.

Xinjiang : responsables islamistes basés à l’étranger et répercutions internationales

Au niveau du séparatisme islamiste et terroriste, on relève deux organisations : le Mouvement Islamique du Turkestan Oriental (ETIM) classé comme terroriste par la Chine, le Pakistan, le Kazakhstan, les USA et l’ONU et la Jeunesse du foyer du Turkestan oriental (qualifiée de « Hamas du Xinjiang »), composé d’environ 2.000 militants dont certains ont suivi des entraînements à la guérilla en Afghanistan. La Chine collabore étroitement avec les autorités pakistanaises, kazakhs et kirghizs qui ont d’ailleurs extradé plusieurs terroristes islamistes ouïghours.

Après les événements du 11 septembre 2001 et l’intervention américaine en Afghanistan, 26 terroristes ouïghours ont été arrêtés dans les camps d’entraînement de Ben Laden en Afghanistan mais aussi au Pakistan. Détenus dans un premier temps au sein de la base américaine de Guantanamo (Cuba), les États-Unis ont joué un rôle très trouble en refusant de les extrader logiquement vers la Chine sous prétexte que les prisonniers politiques subissent la peine capitale au Xinjiang. Dès 2007, 5 terroristes ouïghours furent libérés et envoyés en Albanie ! Malgré les protestations véhémentes des autorités chinoises, en juin 2009 17 pouvaient se réfugier dans l’archipel micronésien de Palaos (Océanie, Est des Philippines) et 4 autres ont obtenu des permis de séjour dans l’archipel paradisiaque des Bermudes (Océan Atlantique, Commonwealth) !

Au niveau politique, on relève deux organisations concurrentes, voire antagonistes puisque elles ne se reconnaissent pas. Basé à Munich (Bavière), le Congrès mondial des ouïghours (DUK) se présente comme la seule institution politique représentative des ouïghours et de leur diaspora disséminée à travers la planète (USA, Kazakhstan, Turquie, Allemagne, Suisse, Suède …). Nettement plus fondamentaliste, le « Gouvernement en exil du Turkestan oriental » est fondé à Washington le 19 septembre 2004. Masquant son séparatisme extrémiste et islamiste, ce gouvernement fantoche opterait pour un régime parlementaire et se préparerait à diriger les affaires politiques d’un mythique « Turkestan oriental » après l’accession à une indépendance illusoire. Cette organisation a même rédigé une « constitution » traduite en 4 langues (anglais, turc, chinois, japonais) et a désigné un « premier ministre » nommé Anwar Yusuf.

À l’issue d’une enquête minutieuse, la police régionale du Xinjiang a accumulé des indices concluants qui prouvent que ces violentes émeutes urbaines et ethniques ont été préméditées, fomentées et téléguidées par le Congrès mondial des Ouïghours et relayées par leurs complices séparatistes et islamistes basés au Xinjiang. Internet a été le vecteur de cet extrémisme séparatiste et islamiste.

L’instigatrice des troubles urbains et ethniques à Ürümqi s’appelle Rebiya Kadeer, dirigeante du Congrès mondial des ouïghours. Ancienne affairiste islamiste, Rebiya Kadeer avait commis plusieurs délits économiques. En raison de ses activités politiques extrémistes, elle fut arrêtée en 1999 pour atteinte à la sécurité de l’État. En raison d’une maladie quasi incurable, la justice chinoise l’avait libérée sous caution afin qu’elle reçoive un traitement médical approprié aux USA. Avant son départ pour les États-Unis, l’islamiste Rebiya Kadeer avait promis de ne pas s’engager dans des actions politiques attentatoires à la sécurité de l’État chinois.

La police régionale du Xinjiang possède des preuves accablantes contre Rebiya Kadeer qui avait utilisé internet et le téléphone afin de provoquer cette catastrophique déstabilisation politique au Xinjiang. Parmi les pièces à conviction actuellement aux mains des enquêteurs, figurent des enregistrements téléphoniques entre des groupes séparatistes et islamistes du « Turkestan oriental » et leurs complices clandestins au Xinjiang. Il ressort de ces entretiens que Rebiya Kadeer est l’instigatrice directe des violentes émeutes urbaines et ethniques d’Ürümqi le dimanche 5 juillet 2008. Lors d’une conversation téléphonique avec son jeune frère resté à Ürümqi, elle évoque clairement les événements séditieux et fait une allusion directe aux affrontements du 26 juin 2009 entre ouvriers ouïghours et Han à l’usine de jouets de Xuri à Shaoguan.

Largement et complaisamment diffusés par des médias partiaux, voire hostiles à la Chine, ces dramatiques événements ont eu des répercutions graves aux Pays-Bas et en Allemagne. Lundi, l’ambassade de Chine à la Haye a été l’objet d’attaques perpétrées par des immigrés ouïghours, accompagnés de quelques racailles locales. Avant la protestation solennelle du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, les Pays-Bas avaient mollement réagi.

Lundi 6 juillet tôt dans la matinée, 2 jeunes hommes non identifiés ont lancé des bombes remplis d’essence sur le consulat chinois de Munich,  ville  où siège par ailleurs le Congrès mondial des ouïghours (DUK). Le bâtiment et le drapeau chinois ont subi des dommages. Là encore comme aux Pays-Bas, il semble que les réactions de l’Allemagne et du gouvernement régional de Bavière furent tièdes avant la mise au point de la chancellerie chinoise.

En revanche, la Turquie a fermement condamné ces violentes émeutes urbaines et séparatistes d’Ürümqi. Dans un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères diffusé par l’agence de presse Anatolia, la Turquie fait part de sa tristesse pour les événements dramatiques d’Ürümqi et espère que les coupables soient retrouvés au plus tôt, traduits en justice et qu’à l’avenir les mesures nécessaires soient prises par la Chine afin de prévenir ce genre d’émeutes.

Cette attitude diplomatique, qui tranche nettement avec les précédentes positions de la Turquie, s’explique largement par la récente rencontre à Pékin (jeudi 25 juin 2009) entre les présidents chinois Hu Jintao et Abdullah Gül. Rappelons que le dirigeant indépendantiste ouïghour Aysa Beg s’était réfugié en Turquie après l’abolition de la Seconde République du Turkestan Oriental (12 novembre 1944-20 octobre 1949) et son incorporation à la République populaire de Chine. Actuellement, 10.000 réfugiés ouïghours vivent en exil en Turquie. Les premières arrivées eurent lieues au début des années 1960 et les premières associations soit-disant culturelles et linguistiques furent fondées dès 1965. Sous couvert de l’enseignement de la langue ouïghoure et la publication de documents à caractère historico-culturel, ces associations crypto-islamistes poursuivaient sournoisement en terre d’accueil des buts politiques et ouvertement séparatistes.


Dernière minute :

En raison de la situation toujours tendue au Xinjiang après les graves émeutes urbaines et ethniques à Ürümqi, le président chinois Hu Jintao a écourté son séjour en Italie et a regagné Pékin mercredi 8 juillet dans l’après-midi. Invité personnellement par le premier ministre italien Silvio Berlusconi, Hu Jintao devait participer au Sommet du G8 et des pays émergents à l’Aquila (Abruzzes) entre les 8 et 10 juillet. Auparavant, il effectuait en Italie une visite officielle d’État de trois jours (5-8 juillet) sur l’invitation de son homologue Giorgio Napolitano. Après le Sommet du G8, Hu Jintao aurait du se rendre à Lisbonne pour une visite officielle d’État de deux jours (10-11 juillet) sur l’invitation de son homologue portugais Anibal Cavaco Silva.


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Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Chine/Asie du sud-est - Communauté : Parlons politique
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Samedi 4 juillet 2009
Yves Bénard, président de l'OIV

Yves Bénard, président de l'OIV

 

Lundi 29 juin 2009, le 32e Congrès mondial sur la viticulture et l’industrie vinicole a ouvert ses portes à Zagreb (Croatie) avec 400 participants issus de 30 pays. Vendredi 3 juillet, le français Yves Bénard fut élu pour 3 ans président de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin) à l’issue de sa 7e Assemblée générale également organisée à Zagreb. Cet événement est d’autant plus symbolique que la France est un pays viticole depuis l’époque gallo-romaine et qu’il s’agit du premier français élu depuis 1962 à ce poste prestigieux.


Viticulture : disparition programmée dans l’UE et expansion hors UE

Adversaires des traditions enracinées, les technocrates apatrides de Bruxelles luttent avec acharnement contre la viticulture et la culture vinicole présentes depuis plus de 2000 ans dans certains pays membres de l’UE. Région viticole par excellence, le Languedoc-Roussillon fut particulièrement affecté par ces délétères politiques européistes. Depuis les années 1980, la surface viticole a nettement régressé dans les départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault et du Gard. Nations Presse Info a d’ailleurs consacré plusieurs articles sur cette situation scandaleuse et anti-nationale en Languedoc-Roussillon.

En revanche, on assiste au développement parfois spectaculaire de la viticulture hors de l’Union Européenne (UE). La superficie du vignoble s’est considérablement étendue en Californie, en Argentine, au Chili, en Afrique du Sud (grâce aux descendants de huguenots français), en Australie, en Nouvelle-Zélande et même en Chine continentale. Injustement décriée par de pseudo-historiens gauchistes et anti-nationaux, la présence française en Afrique du Nord avait notamment permis le développement de la viticulture au Maroc, en Algérie et en Tunisie. La culture de la vigne, naguère florissante à l’époque romaine, était tombée en désuétude avec les invasions barbares et surtout l’islamisation venue de la péninsule arabique.

Dans les Balkans, la viticulture s’est récemment développée en Croatie, candidate à l’adhésion au sein de l’UE. Dans un précédent article, nous avons vu que le processus d’adhésion de la Croatie à l’UE avait été interrompu par la présidence tchèque en raison d’un épineux litige territorial et frontalier avec la Slovénie.

 

Vignoble croate dans l'île de Korcula (Mer Adriatique, Sud)

Vignoble croate dans l'île de Korcula (Mer Adriatique, Sud)

 

En l’espace de 8 ans, la surface du vignoble a considérablement augmenté à travers le territoire croate (de 28.394 ha en 2000 à 33.741 ha en 2008). Rappelons qu’en 2008, la Croatie a produit 1,27 million d’hectolitres de vin tandis que le riesling et le malmsey sont les deux principaux cépages croates.

Ministre croate de l’agriculture, Bozidar Pankretic a effectué une brève allocution lors de la cérémonie d’ouverture du 32e Congrès mondial sur la viticulture et l’industrie vinicole. Outre la mise en valeur de la viticulture et du secteur vinicole, la Croatie mise sur ce Congrès international pour promouvoir son économie et notamment ses marques de vin ainsi que son industrie touristique.

Alors qu’il exerçait encore pour quelques jours la présidence de l’OIV, l’australien Peter Hayes avait mis l’accent sur l’énorme potentiel de la Croatie pour un futur développement de son industrie et tourisme vinicoles. Évoquant l’impact actuel de la crise systémique globale sur l’industrie vinicole, Peter Hayes a clairement indiqué que les grandes sociétés étaient nettement affectées avec une baisse de leurs profits tandis que les petits producteurs étaient plus flexibles et s’adaptaient plus facilement malgré les durs aléas économiques.

Ce 32e Congrès mondial de Zagreb s’est achevé vendredi 3 juillet avec la tenue de la VIIe Assemblée générale de l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin). Lors de sa clôture, le français Yves Bénard fut élu président de l’OIV pour un mandat de 3 ans tandis que son prédécesseur Peter Hayes est devenu le premier vice-président de l’Organisation. Ingénieur agronome et œnologue issu de Montpellier, Yves Bénard présente le parfait profil du technocrate de la viticulture. Ce bureaucrate a effectué une bonne partie de sa carrière dans le secteur commercial (managérial pour employer un néologisme) en Champagne.

Son langage assez hermétique et abscons reflète bien les préoccupations actuelles axées sur une écologie politique, particulièrement en vogue après le succès des listes “vertes” lors du récent scrutin européen du 7 juin 2009. Selon un communiqué officiel disponible sur le site internet de l’OIV, Yves Bénard exprime son désir de travailler sur les moyens de développer l’interdisciplinarité dans les débats scientifiques et réglementaires, notamment sur les grands sujets d’actualité comme le changement climatique, le développement durable ou les biotechnologies“.

Néanmoins, Yves Bénard est le premier français élu à ce poste prestigieux depuis 1962 lorsque le baron Pierre Le Roy quitta ses fonctions de président de l’Office International de la Vigne et du Vin.

Créé le 29 novembre 1924, l’Office international du Vin changea d’appellation en 1958 (Office International de la Vigne et du Vin). Sa dénomination actuelle date du 3 avril 2001.

Actuellement, l’OIV compte 44 États membres et 3 pays observateurs (Bolivie, Tunisie, Ukraine). Parmi ces 3 pays observateurs, on peut s’étonner de la présence de la Bolivie, nation montagnarde andine dotée d’un climat très rude (désertique, glacial en altitude et tropical dans la jungle montagnarde à l’Est). De même, l’Ukraine est avant tout une nation continentale même si dans sa partie méridionale la presqu’île de Crimée, dotée d’un climat doux et méditerranéen, permet le développement de la viticulture.

De même, si parmi ses 44 États membres figurent logiquement des nations de l’Europe du Sud et/ou riveraines de la Mer Méditerranée (Portugal, Espagne, Italie, Grèce, Chypre, Turquie, Liban, Israël, Maroc, Algérie), on reste perplexe avec la présence des nations scandinaves (Norvège, Suède, Finlande) et même de certains pays d’Europe centrale (République Tchèque, Slovaquie) dotés d’un climat continental. En revanche, le récent et spectaculaire développement de la viticulture en Argentine, au Chili, en Afrique du Sud, en Australie et Nouvelle-Zélande explique logiquement la présence de ces jeunes nations au sein de l’OIV.

Enfin, on remarque également l’absence des USA, du Japon et de la Chine qui comptent néanmoins des régions productrices (Californie ; Nagano et Yamanashi dans l’île principale de Honshu ; provinces de Shandong, Henan et région autonome du Xinjiang).
Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Divers - Communauté : Vu de droite
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Vendredi 3 juillet 2009
Chefs d'Etat de pays non-géopolitiquement, Hu Jintao et Dmitri Medvedev entretiennent d'excellentes relations diplomatiques basées sur une fructueuse coopération bilatérale

Chefs d'État de pays non-alignés géopolitiquement, Hu Jintao et Dmitri Medvedev entretiennent d'excellentes relations diplomatiques basées sur une fructueuse coopération bilatérale

 

Invité personnellement par le premier ministre italien Silvio Berlusconi, le président chinois Hu Jintao participera au prochain Sommet du G8 et des économies émergentes à l’Aquila (Abruzzes) du 8 au 10 juillet 2009. De son côté, le président italien Giorgio Napolitano a invité son homologue Hu Jintao pour une visite officielle d’État de 3 jours entre les 5 et 8 juillet. Après le Sommet du G8, Hu Jintao se rendra au Portugal pour une visite officielle d’État de 2 jours (10 et 11 juillet) sur l’invitation personnelle de son homologue portugais Anibal Cavaco Silva.


Hu Jintao et l’Europe

Conciliant remarquablement les affaires politiques internes, la géopolitique ainsi que l’économie et le commerce extérieur, Hu Jintao est progressivement devenu un chef d’État incontournable sur la scène internationale. Visitant autant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Amérique latine, le président chinois ne néglige pas le continent européen. Entre les 14 et 16 juin 2009, Hu Jintao fut un hôte remarqué à Iekaterinbourg lors des Sommets géopolitique et géostratégique de BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et de l’OCS (Organisation de Coopération de Shanghaï). En marge de ces deux Sommets de Iekaterinbourg, il a tenu à rencontrer son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, adversaire déterminé de l’impérialisme atlanto-sioniste et du Nouvel Ordre Mondial. De même, Hu Jintao a longuement rencontré ses homologues d’Asie centrale ainsi que le premier ministre indien Manmohan Singh ce qui permit d’enclencher un processus de réchauffement diplomatique avec le géant indien. Ainsi hors de l’UE technocratique et apatride, le continent européen sert de cadre pour des discussions bilatérales entre chefs d’État partisans d’un monde multipolaire et respectueux des nations souveraines.

Après les Sommets de BRIC et de l’OCS à Iekaterinbourg, Hu Jintao se rendit à Moscou pour une visite officielle d’État. Mardi 16 juin, Hu Jintao rencontra son homologue russe Dmitri Medvedev avec lequel il partage de nombreuses vues politiques et économiques communes. Ce séjour fut également l’occasion pour le président chinois de s’entretenir avec des dirigeants politiques, économiques et industriels russes.

Après Moscou, Hu Jintao se rendit le 18 juin à Bratislava où il a longuement rencontré son homologue slovaque Ivan Gasparovic. Au cours de son bref séjour en Slovaquie, Hu Jintao s’est également entretenu avec différents dirigeants politiques et économiques afin de consolider le partenariat de coopération stratégique sino-slovaque. Indépendante depuis le 1er janvier 1993, la Slovaquie a récemment renforcé ses relations politiques, économiques et commerciales avec la Chine. Rappelons également que la Slovaquie est membre de l’OTAN depuis le 29 mars 2004, de l’UE depuis le 1er mai 2004 et de l’eurozone depuis le 1er janvier 2009.

Après l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1992, la Croatie et la Chine se sont progressivement rapprochées sur les plans politique, économique et commercial. Après la signature et l’entrée en vigueur en 2005 d’un partenariat de coopération générale, les relations sino-croates se sont considérablement renforcées et élargies à de multiples domaines (culture, technologie, tourisme). Capitale de la Croatie, Zagreb constitua l’ultime étape du périple européen du président chinois. Samedi 20 juin, Hu Jintao et son homologue croate Stjepan Mesic ont eu un dense entretien. Comme en Russie et en Slovaquie, cet étape croate permit à Hu Jintao de s’entretenir avec différents interlocuteurs politiques, économiques et commerciaux. Devenue indépendante le 25 juin 1991, la Croatie est officiellement devenue membre de l’OTAN le 1er avril 2009. Malgré la déférence de ses actuels dirigeants politiques à l’égard des eurocrates apatrides de Bruxelles, la présidence tchèque de l’UE avait interrompu en juin 2009 sa candidature d’adhésion à l’Union Européenne (UE) en raison de la non résolution du litige territorial et frontalier avec la Slovénie.

 

Avant le VIIe Sommet Europe-Asie (ASEM) les 24 et 25 octobre 2008, le premier ministre italien Silvio Berlusconi et le président chinois Hu Jintao s'étaient brièvement rencontrès la veille

Avant le VIIe Sommet Europe-Asie (ASEM) à Pékin les 24 et 25 octobre 2008, le premier ministre italien Silvio Berlusconi et le président chinois Hu Jintao s'étaient brièvement rencontrés la veille

 

Hu Jintao en Italie : consolidation de la coopération bilatérale

La visite officielle d’État de 3 jours (5-8 juillet 2009) en Italie permettra au président chinois Hu Jintao et à son homologue Giorgio Napolitano de consolider les relations diplomatiques, politiques, économiques, commerciales et culturelles entre leurs deux pays respectifs. Ces relations bilatérales dans de multiples domaines s’étaient considérablement améliorées depuis ces dix dernières années.

2004 marqua un tournant capital dans les relations sino-italiennes après la signature et l’entrée en vigueur d’un premier partenariat stratégique destiné à renforcer la coopération politique, économique et commerciale.

2006 fut une date décisive dans les échanges culturels avec “l’année de la culture italienne en Chine”. Cet événement de haute tenue, qui mettait l’accent sur l’héritage civilisationnel et une identité enracinée, fut couronné de succès puisqu’il permit conjointement une rapide intensification des échanges culturels et des relations commerciales. Dépositaires de civilisations historiques très anciennes, l’Italie et la Chine ont progressivement amélioré une amitié et compréhension réciproques.

Contrairement aux errements diplomatiques de la France et de sa politique très sibylline, l’Italie a une position claire et franche sur la “politique d’une seule Chine” (région autonome du Tibet et province “rebelle” de Taïwan). De même, l’Italie milite ardemment pour la levée de l’embargo de l’armement à l’égard de la Chine.

Comme le gouvernement chinois soutient les entreprises italiennes présentes sur son territoire, les relations commerciales bilatérales se sont fortement accrues durant ces dernières années. Contrairement à la France, les échanges commerciaux sont équilibrés et bénéficiaires pour les deux pays puisque l’Italie importe de Chine des biens technologiques et y exporte ses nombreux produits de marque et liés à la mode.

2010 sera également une date capitale puisqu’elle célébrera conjointement le 40e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques bilatérales et “l’année de la culture chinoise” en Italie. Cet événement à dominante culturelle revêtira une très grande importance puisque la Chine profitera de cette occasion pour valoriser ses réussites économiques, commerciales, scientifiques, technologiques et environnementales. À l’instar de l’Exposition Universelle de Shanghaï (1er mai-31 octobre 2010), “l’année de la culture chinoise en Italie” favorisera les rencontres et les échanges de haut niveau avec les dirigeants politiques, économiques, industriels, culturels et touristiques de l’Italie et de la Chine.

 

Carte planétaire des 8 membres du G8 : USA, Canada, Japon, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Russie

Carte planétaire des 8 membres du G8 : USA, Canada, Japon, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie et Russie

 

Après sa rencontre politique avec son homologue Giorgio Napolitano, Hu Jintao participera activement au Sommet du G8 et des économies émergentes, organisé à l’Aquila entre les 8 et 10 juillet 2009. Rappelons que l’Aquila, capitale de la région montagnarde des Abruzzes fut récemment meurtri par un séisme particulièrement dévastateur. Outre son importance croissante et incontournable sur les scènes diplomatique et géopolitique internationales, Hu Jintao est également un acteur majeur dans le domaine économique. La Chine, qui selon de récentes statistiques serait devenue  la deuxième puissance économique mondiale derrière les USA et devant un Japon très affaibli, a joué un grand rôle afin de juguler les effets les plus néfastes de la crise systémique mondiale.

Loin de l’oppressante tutelle technocratique et eurocratique de Bruxelles, l’Italie et la Chine ont progressivement renforcé leurs relations diplomatiques et consolidé la coopération bilatérale dans de multiples domaines, en tant que nations souveraines et plurimillénaires.

Après le Sommet du G8 à l’Aquila, Hu Jintao s’envolera à Lisbonne pour effectuer une visite officielle d’État de 2 jours (10-11 juillet) sur l’invitation personnelle de son homologue portugais Anibal Cavaco Silva. Le 21 janvier 2009, le président portugais et le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi s’étaient déjà rencontrés à Lisbonne afin de commémorer solennellement le 30e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre leurs deux pays respectifs. 2005 marqua un tournant décisif avec la signature et la mise en place d’un partenariat de coopération stratégique. Au fur et à mesure de la solidité de leurs relations diplomatiques, la Chine et le Portugal ont renforcé leur coopération bilatérale dans les domaines économique, commercial, culturel, éducatif, scientifique et technologique.

Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Nouvelles mondiales - Communauté : Vu de droite
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Jeudi 2 juillet 2009
42e premier ministre de la Suède, le conservateur Fredrik Reinfeldt est en poste depuis le 6 septembre 200642e premier ministre de la Suède, le conservateur Fredrik Reinfeldt est en poste depuis le 6 octobre 2006

 

Entre les 1er janvier et 30 juin 2009, le premier ministre tchèque Mirek Topolanek avait assuré durant six mois la présidence tournante de l’Union Européenne (UE). Le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt exercera cette présidence lors des six prochains mois (1er juillet-31 décembre 2009). Les principaux défis pour la présidence suédoise sont la crise systémique mondiale, les changements climatiques et la ratification du Traité de Lisbonne.

Suède : euro-mondialisme et inféodation à Bruxelles

Plusieurs cérémonies mondaines se sont déroulées mercredi 1er juillet à Stockholm avec la participation remarquée du président de la Commission européenne José-Manuel Barroso accompagné d’eurocrates apatrides et ultralibéraux. Rappelons que le 1er janvier 1995, l’Autriche, la Suède et la Finlande sont devenus membres de l’Union Européenne (ex CEE). Malgré la déférence de leurs dirigeants politiques à l’Europe de Bruxelles, les électeurs suédois avaient de nouveau refusé l’adoption de l’Euro lors d’un référendum organisé le 14 septembre 2003.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec l’européiste José-Manuel Barroso, le premier ministre conservateur suédois Fredrik Reinfeldt a effectué quelques déclarations d’une banalité affligeante. Les principaux enjeux de la présidence suédoise (juguler la crise économique mondiale, lutter contre le “réchauffement climatique”) sont examinés à l’aune de la pensée unique mondialiste et anti-nationale.

En conformité avec la pensée du mondialiste apatride Jacques Attali, ces orateurs européistes ont plaidé pour davantage d’euro-mondialisme comme naguère leurs aînés plaidaient pour davantage de “communisme” pour la résolution des problèmes croissants dans l’ex URSS. Adversaires obsessionnels de l’identité nationale et des solutions enracinées, ces dirigeants politiques et autres eurocrates déconnectés des réalités prétendent qu’une intensification de la mondialisation politique et économique permettra de juguler cette crise systémique mondiale. En réalité, les effets actuellement dévastateurs sur les économies nationales de l’UE des 27 seront amplifiés et envenimés avec une accélération de la désindustrialisation, de la désertification économique et des délocalisations dans les économies émergentes d’Asie, d’Afrique du Nord et d’Amérique latine.

 

Président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso est un euro-mondialiste apatride et ultralibéral

Président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso est un euro-mondialiste apatride et ultralibéral

 

Le condescendant et patelin Barroso était présent durant l’intégralité du discours de Reinfeldt et des différents pourparlers. Mondialisme de gauche, l’écologie dévoyée dominait largement les débats politiques de l’Union Européenne (UE) avant le déroulement du scrutin européen des 4 et 7 juin 2009. Avec le succès des listes “vertes” dans les différentes nations d’Europe, l’écologie politique (défendue par des bobos citadins et hostiles à la ruralité enracinée) est devenue omniprésente dans les préoccupations des technocrates de Bruxelles. Depuis plusieurs années, les écolo-mondialistes évoquent le “réchauffement climatique”, les gaz à effet de serre. Adeptes d’un tiers-mondisme hostile aux traditionnelles nations enracinées, ces écolo-gauchistes accusent immanquablement les anciens pays industrialisés et dédouanent largement certains pays émergents très pollueurs (Chine, Inde).

Une conférence internationale de l’ONU sera organisée à Copenhague (Danemark) en décembre 2009. Cet événement obnubile d’ores et déjà l’européiste Barroso puisqu’il exige dès maintenant que la Suède y présente une position unifiée pour l’UE des 27.


Le Traité de Lisbonne en panne

José-Manuel Barroso comme le premier ministre suédois se sont bien gardés d’évoquer le ralentissement, voire la paralysie du processus de ratification parlementaire du Traité de Lisbonne. Président du Front National, Jean-Marie Le Pen est le seul homme politique français à avoir rédigé un communiqué de presse après la décision de la Cour constitutionnelle allemande de suspendre la ratification parlementaire de ce Traité européiste. Le parlement allemand (Bundestag, chambre basse et Bundesrat chambre haute) doivent opérer certaines modifications d’ordre constitutionnel en raison du “déficit démocratique structurel” de l’UE.

Au moins, 50 parlementaires allemands (Bundestag et Bundesrat) sont connus pour leur hostilité au Traité de Lisbonne. Le chef de file de ces contestataires à l’Europe de Bruxelles est le député bavarois (CSU) Peter Gauweiler, président de la sous-commission des affaires culturelles et éducatives au sein de la commission des Affaires étrangères du Bundestag. Une crise politique larvée au sein de la grande coalition SPD-CDU-CSU pourrait se produire quelques semaines avant le déroulement des élections fédérales du dimanche 27 septembre 2009. Comme Sarkozy, Angela Merkel soutient avec acharnement ce fameux Traité de Lisbonne que combat par ailleurs la CSU bavaroise, traditionnel allié de la CDU. Rappelons que lors de ces élections fédérales de l’automne 2009, la Chancelière Angela Merkel doit affronter son rival social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier.

Le parlement allemand doit se réunir pour une session extraordinaire le 26 août 2009. Au cours de cette session, les parlementaires écouteront une première lecture de la nouvelle loi. Peter Gauweiler fut naturellement l’un des principaux protagonistes à l’origine de cette motion devant la Cour constitutionnelle basée à Karlsruhe. Le 8 septembre, les députés du Bundestag doivent approuver ou rejeter ces modifications d’ordre constitutionnel.

En dehors des péripéties allemandes, on relève l’opposition déterminée des présidents polonais Lech Kaczynski et tchèque Vaclav Klaus, qui n’ont pas l’intention de parapher immédiatement le Traité de Lisbonne. On se souvient que le 12 juin 2008, 53,4 % d’électeurs irlandais avaient rejeté par référendum ce Traité européiste. Après ce tonitruant coup de gueule irlandais de l’été 2008, les manœuvres politiciennes des eurocrates ont débuté dès l’automne et ont culminé lors du Sommet européen de Bruxelles les 11 et 12 décembre 2008. En octobre 2009, un deuxième référendum sera organisé en Irlande à l’issue duquel les européistes nous prédisent un oui massif. En l’échange de quelques promesses fumeuses (Défense, neutralité, fiscalité, restriction extrême de l’avortement et maintien permanent d’un commissaire irlandais au sein de la Commission européenne), les électeurs irlandais risquent d’être de nouveau victimes d’un cynique marché de dupe, d’ailleurs dénoncé lors d’un communiqué par le seul Jean-Marie Le Pen.

 

Erigé en 1905, le Riksdag est le Parlement monocaméral de la Suède (349 députés)

Érigé en 1905, le Riksdag est le Parlement monocaméral de la Suède (349 députés)

 

Suède-UE : bref aperçu politique et portrait de Fredrik Reinfeldt

On se souvient que le 20 novembre 2008 le parlement monocaméral suédois (Riksdag) avait largement approuvé le funeste Traité de Lisbonne. Sur les 349 parlementaires représentant tous un des multiples partis du Système, 243 ont voté pour, 39 contre, 13 se sont abstenus et 54 n’ont pas participé aux débats. Comme dans les autres nations de l’UE des 27, il existe incontestablement un fossé abyssal entre l’opinion publique majoritairement hostile à l’eurocratie apatride de Bruxelles et des parlementaires vendus corps et âmes aux technocrates euro-mondialistes.

Néanmoins lors des élections européennes du 7 juin 2009, les électeurs suédois n’ont pas manifesté une cohérence politique puisqu’une nette majorité des 18 eurodéputés siégeant à Bruxelles sont favorables à cette Europe technocratique, véritable marchepied du Nouvel Ordre Mondial. Malgré un score en nette progression (3,27 %, 103.584 voix soit +2,14 % par rapport à juin 2004), les Démocrates de Suède (sverigedemokraterna) emmenés par leur jeune et dynamique dirigeant Jimme Åkesson n’ont malheureusement pas pu obtenir un siège d’eurodéputé à Strasbourg.

Né le 4 août 1965, Fredrik Reinfeldt eut une enfance instable et ballotée à travers différentes localités suédoises et même Londres. Toutefois sa famille se fixa en 1976 à Täby dans la banlieue de Stockholm. Son père était un élu local des Modérés tandis que sa mère exerçait une activité de psychologue et conseillère en gestion. Avant de s’engager très tôt en politique, le jeune Reinfeldt joua dans l’équipe locale de basket et dans de multiples compagnies théâtrales.

Il s’engagea à l’âge de 18 ans dans le mouvement des Jeunes modérés, formation conservatrice et libérale. Il effectua son service militaire au sein des chasseurs lapons dans la ville industrielle de Kiruna (nord).

En 1990, le jeune Reinfeldt déjà acquis aux théories ultralibérales obtint un diplôme de sciences économiques. Élu en 1988 conseiller municipal de Täby, Fredrik Reinfeldt devint député en 1991 et siégea pour la première fois au sein du Riksdag.

Après avoir dirigé au niveau local le mouvement des Jeunes modérés, lors du Congrès de Lycksele en 1992 Reinfeldt s’imposa d’extrême justesse (58 voix contre 55) pour la présidence nationale de la branche “jeune” du Mouvement. Durant de nombreuses années, les Jeunes modérés se sont affrontés entre partisans d’une ligne conservatrice (comme Reinfeldt) et néolibérale (comme son malheureux adversaire de 1992).

Reinfeldt devint président des Modérés (moderaterna) le 25 octobre 2003. Euro-mondialiste acquis au politiquement correct, Reinfeldt proposa un programme politique consensuel et centriste. Lors des élections législatives du 17 septembre 2006, sa large coalition de partis centristes et démocrates chrétiens fut victorieuse (48,1 %) face aux sociaux-démocrates alors au gouvernement (46,2 %). Au sein de sa coalition hétéroclite, sa formation politique (les Modérés) progressa nettement entre septembre 2006 (26,1 %) et le dernier scrutin législatif de 2002 (15,3 %) remporté par la gauche sociale-démocrate.

Avec 175 voix contre 169, le 5 octobre 2006 Fredrik Reinfeld fut élu d’une courte tête Ministre d’État (premier ministre) par les parlementaires du Riksdag. Le 6 octobre, il remplaça solennellement le premier ministre social-démocrate sortant Göran Persson et présenta la composition de son gouvernement ainsi que son programme politique devant les parlementaires du Riksdag. Son action la plus marquante se produisit en février 2009 avec la levée du moratoire du programme nucléaire suédois.

Euro-mondialiste ultralibéral, Friedrik Reinfeldt est donc le parfait candidat pour les technocrates apatrides de Bruxelles. Par conséquent, les 6 mois de la présidence tournante assurée par la Suède contribueront à accélérer le démantélement programmé des traditionnels États-nations du continent européen.

Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Europe des 27 - Communauté : Parlons politique
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Dimanche 28 juin 2009
Le 7 mai 2008, Dmitri Medvedev prononce solennellement le serment présidentiel au Kremlin

Le 7 mai 2008, Dmitri Medvedev prononce solennellement le serment présidentiel au Kremlin

 

Le président russe Dmitri Medvedev a effectué durant 4 jours un important périple en Méditerranée orientale (Égypte) et en Afrique sub-saharienne (Nigeria, Namibie et Angola). Il s’agit de la deuxième visite officielle d’un chef d’État russe en Afrique depuis la chute de l’URSS. Grâce aux audacieuses réformes économiques menées par Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, la Russie a de nouveau retrouvé sa place sur la scène diplomatique et géopolitique internationales. Si la visite africaine de Dmitri Medvedev était essentiellement axée sur des questions économiques (partenariat stratégique, contrats énergétiques, soutien aux entreprises russes), elle fut également l’occasion d’aborder le douloureux contentieux israélo-palestinien. Trois semaines après le discours médiatique de Barack Obama à l’Université du Caire, Dmitri Medvedev et son homologue égyptien Hosni Mubarak ont évoqué la proposition russe de résolution du conflit (deux États distincts, gel des colonies israéliennes).


Russie-Afrique : coopération économique et énergétique

Premier partenaire commercial africain de la Russie, l’Égypte constitua la première étape du voyage présidentiel de Dmitri Medvedev. En 2008, le volume commercial bilatéral fut de 1,7 milliards $ tandis que 1,8 million de touristes russes visitèrent l’Égypte. Mardi 23 juin au Caire, le président russe et son homologue égyptien ont longuement discuté des questions économiques et ont conclu leur dense entretien par la signature d’un partenariat stratégique englobant une future zone de libre-échange entre les deux pays. Outre l’approfondissement des liens commerciaux bilatéraux, Dmitri Medvedev désire accroître la coopération russo-égyptienne dans les domaines énergétique, technologique et spatial.

Le Nigéria constitua la deuxième étape du périple africain de Dmitri Medvedev. La Russie cherche à consolider la coopération énergétique avec le Nigéria, important producteur de pétrole et de gaz naturel en Afrique occidentale. Rappelons que le Nigéria est membre de l’OPEP depuis 1970. Premier exportateur mondial de gaz naturel, Gazprom est également incontournable pour le pétrole. Ainsi, le conglomérat étatique russe Gazprom fut logiquement choisi comme un investisseur clé pour l’exploration des réserves nigérianes de gaz naturel.

Gazprom et la Compagnie nationale de pétrole nigérian ont signé des documents visant à établir une co-entreprise (joint-venture). Dirigeant la branche internationale de Gazprom, Boris Ivanov a indiqué que la co-entreprise investira rapidement 400 milliards $ dans la construction d’un oléoduc de 360 km qui reliera le delta du Niger au nord du Nigéria. Malgré une situation géopolitique très agitée, les travaux de construction commenceront dès 2010.

Le pétrole nigérian a été découvert en 1956 dans l’inextricable delta du Niger. Principal lieu de production dans le Delta, Port-Harcourt constitua un mirage pour de nombreux travailleurs nigérians. Avec l’accord bienveillant du gouvernement fédéral du Nigéria, l’industrie pétrolière est dominée par des multinationales apatrides comme Shell (production de 40 %). Actuellement, une guérilla fait rage dans le delta du Niger entre les forces armées fédérales et les rebelles du Mouvement pour l’Emancipation du Delta du Niger (MEND). En raison des sabotages, enlèvements et actions armées, la production de pétrole a fortement chuté au Nigéria entre 2006 (2,5 millions de barils/jour) et mai 2009 (1,7 million de barils/jour).

Le Nigéria constitue le 5e producteur de l’OPEP et le 10e au niveau mondial. Avec 34 milliards € de revenus en 2006, le Nigéria se classe au 6e rang mondial parmi les pays exportateurs de pétrole. Le pétrole nigérian, activité industrielle quasi unique, fournit 95 % des recettes d’exportation et 80 % du revenu national.

Située sur l’Océan Atlantique en Afrique australe, la Namibie constitua la troisième étape du périple africain de Dmitri Medvedev. La Russie désire également investir massivement en Namibie, qui constitue par ailleurs un partenaire commercial privilégié pour la Chine. Ainsi, Gazprombank et la compagnie nationale pétrolière de Namcor ont signé un contrat destiné à financer la construction d’une centrale gazière qui exportera de l’électricité vers l’Afrique du Sud.

L’agence industrielle de pêche russe et le ministère namibien de la pêche et des ressources maritimes ont signé un protocole d’accord au terme duquel les navires russes seront autorisés à pêcher dans les eaux poissonneuses au large de la Namibie, principal exportateur africain de poissons.

L’Angola constitua la quatrième et dernière étape du voyage présidentiel de Dmitri Medvedev. Également situé sur l’Océan Atlantique en Afrique australe, l’Angola est le premier partenaire commercial de la Chine en Afrique. Depuis la fin de la terrible guerre civile en 2002, l’économie angolaise enregistre une croissance spectaculaire (18 % en 2005, 26 % en 2006).

En raison de son monopole sur le diamant, la compagnie russe Alrosa a ouvert une filiale à Luanda (capitale de l’Angola). Outre l’exploitation minière des diamants, la Russie a également promis de contribuer à la modernisation des différents secteurs industriels angolais. Les télécommunications forment un secteur industriel très dynamique et prometteur. L’Angola prévoit de lancer prochainement son satellite télécom baptisé “AngoSat“.

Néanmoins, la croissance économique de l’Angola repose très largement sur l’industrie pétrolière en pleine expansion. L’Angola est devenu le 1er janvier 2007 le 12e pays membre de l’OPEP et en assure actuellement la présidence..

En raison d’un interminable conflit colonial avec le Portugal suivi d’une guérilla meurtrière contre le gouvernement marxiste, les abondantes richesses pétrolières (offshore) furent longtemps négligées et sous-exploitées. La fin de la guerre civile en 2002 marqua un tournant politique et économique décisifs. Deuxième producteur africain de pétrole derrière le Nigéria, l’Angola est un pays en voie de développement particulièrement dynamique. Équivalent de Gazprom, Sonangol est un conglomérat étatique (possédé par le gouvernement angolais) qui assure le contrôle de l’industrie pétrolière nationale. En résumé, l’Angola est l’antithèse parfaite du Nigéria dont l’industrie pétrolière constitue un enjeu dramatique entre les multinationales apatrides, le gouvernement fédéral corrompu et les “pirates” du MEND.

L’offshore situé à proximité de l’enclave de Cabinda, actuellement exploité par la multinationale américaine Chevron Texaco, fut la première zone d’exploitation intensive. Actuellement, ce gisement semble progressivement se tarir. Signalons que Cabinda, enclavé entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazaville, connait des troubles politiques provoqués par une guérilla indépendantiste. Néanmoins, la prospection pétrolière très prometteuse se poursuit au large des côtes angolaises.

La production de pétrole a décollé depuis 2003 (900 millions de barils/jour) pour atteindre 1,4 million de barils/jour en 2005. En 2006, la production quotidienne a dépassé les 2 millions de barils. Pour 2011, elle est prévue à 2,5 millions de barils/jour tandis qu’un pic de production serait atteint dès 2012. En se basant en 2006 sur des estimations de réserve pétrolière, les experts avançait le chiffre de 10 milliards de baril de pétrole. Néanmoins, de nouvelles découvertes ont mis à jour d’immenses gisements offshore.

 

4e président de l'Egypte en poste depuis le 14 octobre 1981, L'atlanto-sioniste Hosni Moubarak succéda à Anouar-Al-Sadate assassiné le septembre 1981

4e président de l'Égypte en poste depuis le 14 octobre 1981, l'atlanto-sioniste Hosni Moubarak succéda à Anouar El-Sadate assassiné le 6 septembre 1981

 

Dmitri Medvedev : acteur incontournable pour la paix au Moyen-Orient

Néanmoins, le voyage présidentiel de Dmitri Medvedev ne se limita pas seulement à des questions économiques ou de fructueux contrats énergétiques en Afrique sub-saharienne. Très respecté dans le monde arabe (Proche et Moyen-Orient, Golfe persique), Dmitri Medvedev est un acteur géopolitique incontournable. Ses discussions politiques avec son homologue égyptien Hosni Moubarak semblent avoir été éclipsées par le discours médiatique de Barack Obama à l’Université du Caire le 4 juin 2009. Au sujet de ce discours trompe l’œil d’Obama, on se reportera à l’analyse synthétique d’Albert Jacquemin dans Flash n° 16 (p 8).

Avant d’aborder les propos du président russe au Caire, on revisitera le contexte historique et géopolitique de l’Égypte à la fin des années 1970. Signés le 17 septembre 1978 par le président égyptien Anouar El-Sadate et le premier ministre israélien Menahem Begin, les Accords de Camp David préfigurèrent le traité de paix israélo-égyptien du 26 mars 1979. Ainsi, l’Égypte devint le premier pays arabe à signer un traité de paix et à reconnaître Israël. Il faudra attendre le 26 octobre 1994 pour qu’un deuxième pays arabe (la Jordanie) reconnaisse l’État hébreu. Principaux alliés des USA en Méditerranée orientale, l’Égypte et son président Hosni Mubarak apparaissent comme de dociles atlanto-sionistes favorables à un Nouvel Ordre Mondial américanisé.

Lors de son dense entretien avec son homologue égyptien, Dmitri Medvedev a longuement évoqué la proposition russe d’une Conférence de paix sur le Moyen-Orient organisée à Moscou au deuxième semestre 2009. Lors de sa visite au siège de la Ligue arabe au Caire, Dmitri Medvedev a clairement indiqué que tous les pays arabes seront invités à cette conférence internationale.

Le président russe a longuement plaidé pour la création de deux États distincts (Israël et la Palestine), pour le gel des colonies israéliennes (Cisjordanie, Gaza et plateau du Golan) et l’établissement de Jérusalem-Est comme capitale de ce futur État palestinien.

Avec les États-Unis, l’Union Européenne (UE), l’ONU, la Russie appartient au Quartette international du Moyen-Orient. Le Quartette a déjà approuvé la feuille de route exhortant israéliens et palestiniens à prendre conjointement une série de mesures concrètes destinées à la future création de cet État palestinien. Toutes ces belles promesses certes couchées sur le papier restent dans le domaine virtuel.

Si Hosni Mubarak et les Palestiniens soutiennent la proposition russe de conférence de paix à Moscou ainsi que les vues équilibrées de Dmitri Medvedev sur le futur État palestinien, les USA et Israël rejettent d’emblée cette proposition constructive. Les USA et Israël ont motivé leur refus en raison d’un soit-disant engagement de la Russie avec le Hamas à Gaza et un prétendu soutien militaire à l’Autorité palestinienne de Cisjordanie pourtant modérée (Fatah de Mahmoud Abbas).

Voici en vrac quelques déclarations politiques de Dmitri Medvedev au Caire :

La Russie donne le meilleur d’elle-même pour reprendre les discussions de paix au Moyen-Orient sur la base d’une solution à deux États et le gel des colonies… Une sécurité durable ne peut pas être réalisée au Moyen-Orient sans un compromis juste et global dans le conflit arabo-israélien… Ce compromis global doit s’achever par la création du futur État palestinien vivant en paix avec toutes les nations dans la région y compris Israël, avec sa capitale à Jerusalem-Est …

Par Jerome moreno herrero - Publié dans : Nouvelles mondiales - Communauté : Vu de droite
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