Elections partielles

Lundi 22 juin 2009
Malgré une colossale abstention de 70,64 %, Christiane Gadé (Convergences Nationales) investie par le FN a obtenu un score encourageant dans un contexte local difficile

Malgré une colossale abstention de 70,64 %, Christiane Gadé (Convergences Nationales) investie par le FN a obtenu un score encourageant dans un contexte local difficile

 

Dimanche 21 juin 2009, le premier tour de l’élection cantonale partielle s’est déroulé dans le canton exclusivement urbain de Mantes-La-Jolie (Yvelines). Cinq candidats participaient à ce scrutin partiel à l’issue duquel Christiane Gadé, déléguée départementale de Convergences Nationales (CN) dans les Yvelines est arrivée en 4e position avec un score de 5,95 % (336 voix). Cette performance électorale est d’autant plus encourageante que l’abstention culmina à 70,64 % et que le canton de Mantes-La-Jolie englobe le quartier ethnique du Val Fourré.


Mantes-La-Jolie : redressement électoral du FN

5,95 % est le score général de Christiane Gadé (officiellement investie par le Front National) dans l’ensemble des 21 bureaux de vote du canton de Mantes-La-Jolie. Examinons les résultats dans 3 secteurs du canton. Malgré une abstention de 65,22 %, Christiane Gadé recueille 7,31 % sur les 6 bureaux de vote du centre-ville du canton. Malgré une abstention de 69,40 %, Christiane Gadé obtient 6,32 % dans les 7 bureaux de vote de Gassicourt. En revanche en raison d’une abstention colossale de 75,75 %, son score tombe à 4,08 % dans les 8 bureaux de vote du Val Fourré, véritable zone de non-droit caractérisée par une immigration planétaire et un ethno-communautarisme croissant. Cet exemple concret prouve indubitablement qu’une abstention très élevée est préjudiciable aux candidats de la droite nationale.

Ce score est à examiner à la lumière des résultats de la liste francilienne du Front National conduite par Jean-Michel Dubois le 7 juin 2009. Lors du scrutin européen, Jean-Michel Dubois recueillit un score général de 4,40 % (123.199 voix) en Île-de-France malgré une très forte abstention de 57,94 %. Avec une abstention élevée (56,05 %), Jean-Michel Dubois obtint un score général de 3,95 % (15.584 voix) dans les Yvelines. Malgré une abstention phénoménale pour un scrutin européen (69,26 %), Jean-Michel Dubois avait totalisé 335 suffrages (5,64 %) à Mantes-La-Jolie.

Malgré un contexte local très défavorable, le Front National et Convergences Nationales démontrent la solide résistance du vote national, opposé à l’imposture du Système officiel. Enfin, le partenariat CN-FN s’est révélé efficace lors de ce scrutin partiel. Signalons que Nicolas Bay, responsable national de Convergences Nationales, siège depuis 2001 au conseil municipal de Sartrouville (Yvelines).

 

Politiciens du Système : corruption et haine de la droite nationale

Rappelons que le 12 décembre 2006, Pierre Bédier fut condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d’amende et 3 ans d’inéligibilité pour “corruption passive” et “recel d’abus de biens sociaux”. Obscur secrétaire d’État (17 juin 2002-22 janvier 2004) de Jean-Pierre Raffarin en charge des “Programmes immobiliers de la Justice”, Pierre Bédier s’était surtout signalé par son ostracisme haineux à l’égard de la droite nationale. Fervent partisan de l’ethno-communautarisme musulman, Bédier cumula les mandats politiques : député de la 8e circonscription des Yvelines (1993-1997, 2002, puis 2004-15/04/2009), maire de Mantes-La-Jolie (1995-2002, 2004-2005) et Président du conseil général des Yvelines (2005-22/05/2009).

Le 20 mai 2009, la Cour de Cassation rejette le pourvoi de Pierre Bédier et confirme l’ensemble de ses condamnations dont celle de 3 ans de privation de ses droits civiques pour « corruption passive » et « recel d’abus de biens sociaux ». Bédier perd automatiquement ses mandats de conseiller général de Mantes-La-Jolie et de président du conseil général des Yvelines. Conformément au code électoral, le 22 mai la préfète des Yvelines le démettra officiellement de ses 2 mandats politiques. Ministre du Logement et de la Ville au sein du gouvernement de François Fillon depuis juin 2007, la terne Christine Boutin alors première vice-présidente du conseil général des Yvelines, dirige provisoirement l’assemblée départementale jusqu’à l’entrée en fonction officielle du nouveau conseiller général de Mantes-La-Jolie.

Ancien adjoint au maire chargé des Sports (1995-2005), Michel Vialay devint maire de Mantes-La-Jolie en 2005 après la démission de Bédier touché par la loi sur le cumul des mandats politiques. Vialay recueillit 51,78 % lors du premier tour des élections municipales du 9 mars 2008 et fut donc réélu maire de Mantes-La-Jolie. Décidé à poursuivre l’actuelle politique du conseil général des Yvelines, Vialay se présentait à ce scrutin partiel comme candidat de l’UMP avec sa suppléante … Pascale Bédier, épouse de l’ancien secrétaire d’État déchu. Décidément, avec l’UMPS on tourne cyniquement en rond !

Faute d’avoir atteint le seuil fatidique de 25 % des électeurs inscrits, Michel Vialay n’a pu être élu dès le premier tour malgré un score de 53,07 % (2.998 voix). La faible participation (29,36 %) de ce premier tour l’obligera donc à se représenter face aux électeurs dimanche 28 juin. Il s’agira alors d’un duel classique UMP-PS ou plutôt de la banale et triste imposture politique de l’UMPS.

Par Jerome moreno herrero
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Lundi 5 janvier 2009
Pittoresque commune perchée sur une butte, Avallon est également chef-lieu d'arrondissement de l'Yonne

Pittoresque commune perchée sur une butte, Avallon est également chef-lieu d'arrondissement de l'Yonne


En raison du décès soudain du conseiller général socialiste d’Avallon Jean Mariani, une élection partielle sera organisée le 11 janvier 2009 dans ce canton semi-rural du sud-est de l’Yonne.

Après la clôture officielle des candidatures le 18 décembre 2008, 4 protagonistes participeront à ce scrutin partiel dont la campagne électorale a démarré le 29 décembre. Bien évidemment on retrouve 2 notables locaux très enracinés et adeptes du clientélisme le plus archaïque. En revanche on note une division préjudiciable pour la droite nationale qui présente 2 candidats.

Marie-Solange Mansard et son suppléant Patrick Fleury porteront les couleurs du FN tandis que le mégrétiste Claude Moreau, membre du Bureau et du Conseil national du MNR, jouera le trouble fête dans ce scrutin partiel dont le “vainqueur” risque d’être une abstention colossale.

Polytechnicien, chef d’entreprise et ancien président du groupe FN au conseil régional de Bourgogne, Claude Moreau avait subi une véritable déconfiture électorale en Bourgogne lors des élections régionales du 21 mars 2004 (1,75 %, 11 701 voix).

Pour information, le frontiste Pierre Jaboulet-Vercherre avait obtenu 15,77 % (105.270 voix) lors du premier tour tandis qu’au second ses 4 listes avaient recueilli 15,37 % (108.133 voix) soit 6 élus. Ancien 2e vice-président du conseil régional de Bourgogne (1998-2004), le conseiller régional Édouard Ferrand est secrétaire départemental du FN de l’Yonne et membre du bureau politique du FN.

Rappelons que lors des élections cantonales du 21 mars 2004, le socialiste Jean Mariani avait obtenu 51,78 % tandis que la frontiste Alexandrine Ferrand avait recueilli 13,19 % (701 voix).

Après la déconvenue des dernières élections législatives de juin 2007, les observateurs politiques avaient noté un net redressement lors des élections municipales et cantonales de mars 2008.

Ainsi Richard Jacob siège au conseil municipal d’Auxerre (préfecture de l’Yonne) après que sa liste eut obtenu 6,13 % (746 voix) le 9 mars 2008. Farouche défenseur de la laïcité et de la loi du 9 décembre 1905, Richard Jacob s’était insurgé contre l’implantation d’une nouvelle mosquée à Tonnerre.

De même lors d’une première candidature Rémy Morand, dynamique secrétaire départemental du FNJ de l’Yonne, avait obtenu 9,76 % (603 voix) dans le canton semi-rural de Joigny le 9 mars 2008.

On relira avec profit le long et dense entretien qu’Édouard Ferrand avait accordé cet été à Nations Presse Info.

Par Jerome moreno herrero
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Lundi 8 décembre 2008
Monique Lartigue, conseillère municipale de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes)

Monique Lartigue, conseillère municipale de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes)


De nombreuses élections cantonales partielles se sont déroulées dimanche 7 décembre à travers la France car certains conseillers généraux sont atteints par la loi sur le cumul des mandats et d’autres ont vu leur (ré)élection en mars 2008 invalider par les tribunaux administratifs. Parmi cette palanquée d’élections partielles, il faut relever les résultats encourageants de Gérald Gérin (8,76 %) dans le canton semi-urbain de Berre l’Étang (Bouches-du-Rhône) et de Monique Lartigue (9,89 %) dans le canton urbain de Cagnes-sur-Mer centre (Alpes-Maritimes).


Il faut rappeler sans cesse que généralement les élections partielles sont très difficiles pour les candidats de la droite nationale car ils sont confrontés à des notables locaux enracinés et clientélistes ainsi qu’à une abstention massive et préjudiciable. De manière générale, l’abstention atteint d’ailleurs de véritables sommets dans les cantons urbains tandis qu’elle est moindre dans des zones rurales ou montagneuses.

Dans le canton de Berre l’Étang (limitrophe du lac éponyme), l’élection partielle était organisée après la démission du maire de Berre Serge Andréoni (DVG) atteint par la législation sur le cumul des mandats, suite à son élection comme sénateur des Bouches-du-Rhône le 21 septembre 2008. Également devenu sénateur des Alpes-Maritimes le 21 septembre dernier, le maire UMP de Cagnes-sur-Mer a dû se résoudre à abandonner son fauteuil de conseiller général pour respecter la législation sur le cumul des mandats électoraux. Ces deux notables sont des caciques locaux de l’UMPS, qui ont su régner avec le temps sur une clientèle électorale véritablement anesthésiée.

C’est tout naturellement que le candidat socialiste Mario Martinet est arrivé largement en tête (56,56 %) dans le canton de Berre l’Étang. Même si l’abstention était relativement modérée (38,07 %), il n’a pu être élu dès le premier tour faute d’avoir obtenu un nombre de suffrages supérieurs ou au moins égal à 25 % des électeurs inscrits. Ce qu’il faut retenir de ce scrutin, c’est le score plus que honorable et véritablement encourageant du frontiste Gérald Gérin qui a obtenu 8,76 % (528 voix).

La situation électorale est relativement similaire dans le canton de Cagnes-sur-Mer centre où la candidate de l’UMP Marie-Josée Bandecchi est arrivée largement en tête avec 43,04 %. Malgré une abstention colossale  de 77,50  %  il faut relever le score très encourageant de Monique Lartigue, conseillère municipale FN de Cagnes-sur-Mer qui a littéralement frôlé la barre des 10 % (9,89 % et 383 voix).

Rappelons également que lors du premier tour des élections municipales à Cagnes-sur-Mer le 9 mars 2008, la liste Front National de Monique Lartigue avait obtenu au premier tour 11,81 % (2139 voix) ce qui avait permis l’élection de 2 conseillers municipaux frontistes : Monique Lartigue et Michel Ximenes, figure populaire et incontournable du FN dans le Nord-Pas-de-Calais.

Ces différentes élections partielles (cantonales, municipale à Croix avec l’excellent score de 7,29 % de Marcel Dubus) du dimanche 7 décembre à travers le territoire national révèlent des signes tangibles d’un indéniable réveil électoral pour le Front National ce qui est de bon augure pour les prochaines élections européennes de juin 2009 dans les super-circonscriptions de PACA ou du Nord-Ouest.

Source

Par Jerome moreno herrero
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Lundi 17 novembre 2008
Depuis mars 2004, Evelyne Ruty siège au Conseil régional de Languedoc-Roussillon où elle s'est illustrée par son dévouement et une compétence technique des dossiers

Depuis mars 2004, Evelyne Ruty siège au Conseil régional de Languedoc-Roussillon où elle s'est illustrée par son dévouement et sa compétence technique des dossiers


Une élection partielle s’est déroulée dans le canton de Nîmes I (Gard) dimanche 16 novembre 2008. Cette partielle était provoquée par la récente démission du Conseil Général du Gard du sénateur-maire UMP de Nîmes, Jean-Paul Fournier, atteint par la législation sur le cumul des mandats. Également président de la communauté d’agglomération de Nîmes, ce cacique UMP a détenu ce canton urbain sans interruption depuis 1988 !

7 candidats dont 6 femmes ont participé au premier tour de ce scrutin partiel à l’issue duquel la frontiste Evelyne Ruty a obtenu 5,41 % (210 voix) malgré une abstention colossale de 78,43 %. Originaire des Ardennes, Evelyne Ruty se fixa en 1979 dans le département du Gard dans lequel elle s’est profondément investie comme l’illustrent ses nombreuses candidatures au service de la France et des Français d’abord (voir ci-dessus). Élue depuis mars 2004 au Conseil régional de Languedoc-Roussillon, elle siège au sein de la Commission permanente, ainsi que dans celle des Transports et de l’Aménagement du territoire.

Les élections partielles sont très difficiles pour les candidats du mouvement national, confrontés à l’enracinement local des notables de l’UMPS ainsi qu’à des taux phénoménaux d’abstention, notamment dans les zones urbaines. Marie-Chantal Barbusse, adjointe (UMP) au maire chargée de l’action et du logement social est donc arrivée largement en tête avec 42,13 % (1870 voix) tandis que la candidate communiste Sylvette Fayet obtient de justesse la deuxième position avec 15,70 % (697 voix) en étant talonnée par sa concurrente socialiste (14,94 %, 663 voix). Les représentantes écologiste (Verts) et radicale de gauche (PRG) recueillent respectivement 5,97 % (265 voix) et 3,47 % (154 voix).

Seul homme présent lors de ce scrutin partiel, le candidat du MoDem a tiré son épingle du jeu en recueillant 12,39 % et 550 voix. Rappelons que le MoDem est un faux-nez du système dirigé au niveau national par un pitre et rebelle en peau de lapin.

Quelque soit le résultat de cette partielle dimanche prochain, l’équilibre des forces sera inchangé au sein de ce Conseil général dominé par une gauche pléthorique.


Historique des candidatures d’Evelyne Ruty dans le Gard.

Suppléante lors des législatives du printemps 1997 et présente sur la liste des régionales de mars 1998.

Candidate dans le canton de Nîmes I aux cantonales de mars 2001 (7,99 %, 855 voix).

Candidate lors du premier tour aux législatives de juin 2002 dans la 1ère circonscription du Gard (Nîmes)  (19,22 %, 8902 voix).

Tête de la liste gardoise d’Alain Jamet dans le Languedoc-Roussillon lors des régionales de mars 2004.

Candidate lors de la partielle dans le canton rural de Quissac le 2 juillet 2006 (6,94 %, 133 voix).

Candidate en 6ème position sur la liste européenne du Grand-Sud (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon) lors des Européennes de juin 2004.

Candidate lors des législatives de juin 2007 dans la même circonscription qu’en juin 2002 (6,56 %, 3058 voix). Son score est largement supérieur à la moyenne française des candidats frontistes.

Présente lors des 2 tours des élections cantonales de mars 2008 dans le canton de Vistrenque (16,70 %, 1869 voix ; 16,97 %, 1759 voix).

Candidate dans le Gard lors des sénatoriales du 21 septembre 2008 (1,96 %, 32 voix)

Par Jerome moreno herrero
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Dimanche 9 novembre 2008
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Photo : Alexandre Simonnot, conseiller municipal de Taverny et membre du Comité Central du Front National, a recueilli 7,78 % (210 voix) ce qui constitue une remarquable performance électorale dans un contexte difficile et particulièrement hostile à la droite nationale

Une élection partielle s'est déroulée dans le canton de Sarcelles Nord-Est (Val d'Oise) le dimanche 12 octobre 2008. 9 candidats participaient à ce scrutin partiel provoqué par la démission du député-maire socialiste de Sarcelles, François Pupponi atteint par le cumul des mandats. Le socialiste Didier Arnal préside le conseil général du Val d'Oise qui comprend 39 cantons. La gauche en détient 20 (16 PS, 2 PC, 2 DVG) tandis que la droite en totalise 19 (UMP, DVD et Union pour le Val d'Oise).

Généralement les notables locaux et enracinés de l'UMPS sont favorisés lors de ces consultations locales au cours desquelles l'abstention atteint des niveaux phénoménaux, en particulier dans les zones urbaines. Ainsi le socialiste Youri Mazou-Sacko arrive largement en tête avec 40,33 % soit 1089 voix tandis que le candidat UMP Jacques Kas arrive en deuxième position avec 21,85 % soit 590 voix. Le candidat communiste Farid Berhal arrive en troisième position avec 8,81 % soit 238 voix.

Alexandre Simonnot, conseiller municipal de Taverny et membre du Comité Central du Front National, obtient un score remarquable puisqu'il arrive en quatrième position avec 7,78 % soit 210 voix.

En reavanche le candidat du MODEM, un certain Jean-Michel Cadiot subit une défaite cuisante puisqu'il n'arrive qu'en huitième position (sur 9 !) avec 3,48 % soit 94 voix. Ce candidat MODEM, qui s'était livré sur son blog à des attaques venimeuses à l'encontre de Jean-Michel Dubois à l'automne 2007, participa également à l'élection législative partielle de la huitième circonscription du Val d'Oise le 9 décembre 2007. Il n'avait d'ailleurs recueilli que 3,04 % sur l'ensemble de cette circonscription. On ne répétera jamais assez que le MODEM du béarnais François Bayrou constitue une imposture politique face au système UMPS. Exactement comme les Libéraux-Démocrates britanniques, le MODEM est un faux recours uniquement protestataire qui nous ramènerait à l'instabilité politique de la Quatrième République.

Examinons maintenant le contexte géographique et sociologique. Sarcelles est une commune urbaine récente située dans la partie orientale du Val d'Oise (95). De nombreux français juifs (sépharades et ashkénazes) y résident tandis que des chaldéens (Chrétiens d'Irak) habitent également cette ville. On compte de nombreuses communautés afro-maghrébines à Sarcelles qui expérimente régulièrement les affres d'un communautarisme agressif. On se souvient des tensions et violences entre ressortissants africains et citoyens français juifs. Au vu de ce contexte handicapant et particulièrement hostile à la droite nationale, Alexandre Simonnot a donc obtenu un score honorable et remarquable. Le samedi 11 octobre, Marine Le Pen et Jean-Michel Dubois étaient venus au marché de Sarcelles Village afin de soutenir personellement ce patriote courageux et intègre.

Le 9 décembre 2006 s'était déroulée une élection législative partielle dans la huitième circonscription du Val d'Oise qui englobe le canton de Sarcelles Nord-Est. Il s'agissait de pourvoir le siège vacant de Dominique Strauss-Kahn nommé président du Fonds Monétaire International (FMI). Au cours de ce scrutin partiel marqué par une bipôlarisation politique et une abstention colossale (74,94 %), Jean-Michel Dubois, conseiller municipal d'Enghien-Les-Bains et membre du Bureau Politique du Front National, était arrivé en troisième position avec 7,47 %. Il avait même recueilli 10,53 % à Villiers-Le-Bel, commune qui avait subi peu auparavant de violentes émeutes urbaines. En revanche il tournait autour de 6 % sur Sarcelles.

En conclusion, le score d'Alexandre Simonnot sur ce canton difficile est de très bonne augure pour le Front National lors des élections européennes de juin 2009 en Île de France. On ne redira jamais assez combien cette région est devenue ardue et hostile à la droite nationale en raison de profondes et de rapides mutations sociologiques et démographiques. Le philosophe et sociologue Alain Soral, membre du Comité Central du Front National, est candidat à l'investiture FN pour la tête de liste européenne en Île de France. Les autres candidats sont Jean-Michel Dubois, Marie-Christine Arnautu et Martial Bild qui possèdent chacun d'eux de grandes qualités personelles. Alain Soral, président d'Egalité & Réconciliation, possède de sérieux atouts pour conduire la liste francilienne du FN. Issu lui-même de la banlieue populaire de Paris, il appréhende mieux que personne les rapides et profondes métamorphoses sociologiques et démographiques de cette région sururbanisée. Avec E & R, il s'efforce de réconcilier français de souche et d'origine immigrée sur l'idée de Nation. Je suis persuadé qu'Alain obtiendrait un score remarquable dans cette région lors des prochaines élections européennes de juin 2009 s'il était officiellement investi. Ce sera la Commission d'Investiture, présidée par Jean-Marie Le Pen qui fixera son choix définitif sur la future tête de liste européenne en Île de France.  Il sera alors du devoir de tout patriote sincère de soutenir ardemment son champion.

Résultats complets de l'élection cantonale partielle de Sarcelles Nord-Est le 12 octobre 2008.

Inscrit : 13841. Votants : 2797. Abstention : 79,79 %. Exprimés : 2700. Blancs & nuls : 97.

Youri Mazou-Sacko (PS) adjoint au maire de Sarcelles : 40,33 % (1089 voix)

Jacques Kas (UMP) : 21,85 % (59 voix).

Farid Berhal (PC) conseiller municipal de Sarcelles : 8,81 % (238 voix)

Alexandre Simonnot (FN) conseiller municipal de Taverny : 7,78 % (210 voix)

Nathalie Corcos-Ternus (DVG) : 6,41 % (173 voix)

Nathalie Bellity (DVG) : 5,07 % (137 voix)

Fabrice David (Div Ec) : 3,74 % (101 voix).

Jean-Michel Cadiot (MoDem) : 3,48 % (94 voix)

Rosan Hurtus (PRG) adjoint au maire de Sarcelles : 2,52 % (68 voix)

Par Jerome moreno herrero
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