Europe des Patriotes

Dimanche 11 octobre 2009

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Des élections provinciales se déroulèrent dimanche 27 septembre 2009 en Haute-Autriche (Oberösterreich, Linz). Troisième force politique locale, le FPÖ emmené par le jeune député Manfred Haimbuchner enregistra une très forte progression électorale par rapport au précédent scrutin provincial du 28 septembre 2003 (15,29 %, 130.937 voix et 9 sièges contre 8,40 %, 65.643 voix et 4 sièges). En outre, le FPÖ décrocha l’un des neuf sièges gouvernementaux de Haute-Autriche.

Comme dans le Vorarlberg dimanche 20 septembre 2009, les Sociaux-Démocrates (SPÖ) subirent un camouflet cinglant en Haute-Autriche (24,94 %, 213.555 voix contre 38,33 %, 299.402 voix en 2003) et perdirent 8 sièges (14 contre 22 en 2003). Comme dans le Vorarlberg, les Verts stagnèrent et le BZÖ recueillit un score ridicule (2,83 %, 24.268 voix). Bien que sa liste fût emmenée par la sœur de Jörg Haider Ursula Haubner, le BZÖ ne parvient pas actuellement à réaliser une implantation électorale en dehors de la Carinthie et de sa capitale Klagenfurt.

Dimanche 27 septembre, les électeurs de Haute-Autriche renouvelèrent également les conseils municipaux et élurent directement leurs maires dans 444 communes. À l’issue du premier tour, l’intégralité des conseils municipaux furent pourvus tandis que 407 maires furent directement (ré)élus. Le second tour se déroula dans 37 communes dimanche 11 octobre.

Avec 330 maires dont 307 (ré)élus dès le premier tour, l’ÖVP conserva sa position quasi-hégémonique dans les communes rurales et montagneuses. Malgré sa meilleure implantation dans les communes urbaines, industrielles et ses 99 maires (ré)élus dont 86 au premier tour, le SPÖ recula nettement lors de ce scrutin municipal. Avec 9 maires (ré)élus dont 8 au premier tour, le FPÖ renforça également sa présence au sein de nombreux conseils municipaux. Les Verts ne décollèrent guère lors de ce scrutin municipal. Bien que le BZÖ eût élu deux maires à l’issue du premier tour, il échoua à s’implanter solidement dans les conseils municipaux.


Josef Püringer est gouverneur de la Haute-Autriche depuis le 2 mars 1995

Josef Pühringer (ÖVP) est gouverneur de la Haute-Autriche depuis le 2 mars 1995

 

Brève présentation géographique et institutionnelle de la Haute-Autriche

Étendu sur 12.127 km2, le land de Haute-Autriche a une population de 1.376.797 habitants. La Haute-Autriche partage une frontière commune au nord-ouest avec la Bavière et au nord avec la République tchèque. Province la plus industrialisée, la Haute-Autriche est délimitée à l’est par la Basse-Autriche (capitale Sankt-Pölten), au sud par la Styrie (capitale Graz) et au sud-ouest par le Land de Salzburg (capitale éponyme).  Parmi les neuf États fédérés, la Haute-Autriche est le troisième par sa superficie (derrière la Basse-Autriche et la Styrie) et sa population (derrière Vienne et la Basse-Autriche).

Situé sur le Danube, Linz est la capitale de la Haute-Autriche. Troisième ville autrichienne par sa population (après Vienne et Graz), Linz compte 189.500 habitants (agglomération urbaine de 270.000 habitants). Ville industrielle spécialisée dans la chimie et la métallurgie, Linz constitue l’un des plus importants centres économiques de l’Autriche. Également réputé pour ses activités artistique et musicale, Linz est la capitale européenne de la culture pour l’année 2009.

Composé actuellement de 56 sièges, le Parlement de Haute-Autriche se renouvelle tous les six ans au lieu de cinq dans les huit autres États fédérés. Le seuil minimal de représentation politique est de 4 % en Basse et Haute-Autriche au lieu de 5 % dans les six autres États (aucun seuil en Styrie). Le Conservateur Josef Pühringer (ÖVP) est l’actuel gouverneur de Haute-Autriche depuis le 2 mars 1995.

Les Conservateurs dominent d’ailleurs la vie politique de la Haute-Autriche depuis les élections provinciales du 25 novembre 1945 (59,04 %, 278.045 voix et 30 sièges pour l’ÖVP ; 38,32 %, 180.454 voix et 18 sièges pour le SPÖ, 2,64 %, 12.418 voix et aucun siège pour les communistes du KPÖ). Néanmoins, les élections provinciales du 22 novembre 1967 constituèrent une exception politique. Bien qu’ayant obtenu chacun 23 sièges, le SPÖ avait légèrement devancé l’ÖVP de 4.990 voix (45.95 %, 307.125 voix contre 45.21 %, 302.135 voix) tandis que le FPÖ obtenait 7,48 % (49.984 voix et 2 sièges).

 

Grafique comparatif des résultats globaux par partis en 2003 et 2009. Diagrammes comparatifs des répartitions de sièges au sein des assemblées provinciale et gouvernementale de Haute-Autriche (2003-2009)

Graphique comparatif des résultats globaux par partis (2003-2009). Diagrammes comparatifs des répartitions de sièges au sein des assemblées provinciale et gouvernementale de Haute-Autriche (2003-2009)

 

ÖVP, SPÖ et Verts : Analyse politique (2003 et 2009)

Avec 46,76 % (400.365 voix), les Conservateurs obtinrent 28 sièges sur les 56 du Parlement provincial. L’ÖVP progressa sensiblement par rapport au précédent scrutin de 2003 (43,42 %, 339.179 voix, et 25 sièges). Le gouverneur Josef Pühringer sortit renforcé de ce scrutin provincial d’autant plus que l’ÖVP détient désormais la majorité absolue des neuf sièges gouvernementaux du Land (5 au lieu de 4 pour l’ÖVP, 2 au lieu de 4 pour le SPÖ, 1 au lieu de 0 pour le FPÖ et 1 pour les Verts). Très implanté dans la quasi-totalité des communes rurales et montagneuses de Haute-Autriche, l’ÖVP conserva sa position hégémonique au niveau municipal (5.011 conseillers municipaux en 2009 contre 4.896 en 2003 et 330 maires en 2009 -dont 307 (ré)élus lors du premier tour- contre 321 en 2003).

En revanche, le SPÖ fut le grand perdant de ces élections provinciales comme dans le Vorarlberg dimanche 20 septembre 2009 (10,02 %, 17.779 voix et 3 sièges contre 16,87 %, 24.609 voix et 6 sièges le 19 septembre 2004). En l’espace de six ans, le SPÖ de Haute-Autriche vit son électorat traditionnel fondre comme neige au soleil (24,94 %, 213.555 voix et 14 sièges contre 38,33 %, 299.402 voix et 22 sièges soit une perte de 13,39 % et de 8 sièges). L’hémorragie électorale fut donc sévère pour les Sociaux-Démocrates au pouvoir à Vienne au sein d’un gouvernement de grande coalition avec les Conservateurs.

Malgré une meilleure implantation locale dans les agglomérations urbaines et industrielles, le SPÖ fut également le grand perdant du scrutin municipal de 2009 (2.830 conseillers municipaux en 2009 contre 3.548 en 2003 et 99 maires -dont 86 (ré)élus lors du premier tour- contre 110 en 2003).

 

Lors des élections municipales organisées le 27/09/2009 dans 444 communes de Haute-Autriche, l'ÖVP a directement élu 307 maires (noir), le SPÖ 86 (rouge), le FPÖ 8 (bleu foncé), le BZÖ 2 (orange), autres 4 (bleu clair et jaune). 37 communes restaient en ballotage (gris)

Lors du premier tour du scrutin municipal du 27/09/2009, les électeurs de Haute-Autriche (ré)élurent directement 407 maires sur 444 : ÖVP (noir) 307, SPÖ (rouge) 86, FPÖ (bleu foncé) 8, BZÖ (orange) 2, autres (bleu clair et jaune) 4. Ballotage dans 37 communes (hachures).

 

Maire SPÖ de Linz depuis le 21 janvier 1988, Franz Dobusch subit un net recul en six ans lors de l’élection directe (58,05 % et 54.659 voix en 2009 contre 66,03 % et 56.695 voix en 2003). Perdant sa majorité absolue de 2003, la liste du SPÖ enregistra une chute spectaculaire lors du renouvellement du conseil municipal de Linz (40,97 %, 38.924 voix et 26 sièges en 2009 contre 53,38 % et 34 sièges en 2003). En revanche l’ÖVP progressa légèrement en six ans (27,70 %, 26.320 voix et 17 sièges en 2009 contre 23,57 % et 15 sièges en 2003). Composé de 61 élus, le nouveau conseil municipal de Linz comprend 26 SPÖ, 17 ÖVP, 9 FPÖ, 7 Verts, 1 BZÖ et 1 KPÖ (unique conseiller municipal communiste de la Haute-Autriche).

Deuxième commune de Haute-Autriche après Linz, Wels (58.520 habitants) est également dirigé par la Gauche. Maire sortant de Wels, Peter Koits (SPÖ) fut le grand vaincu dimanche 27 septembre lors de l’élection directe puisque son score s’effondra de 30,83 % en six ans (42,94 % et 11.733 voix en 2009 contre 73,77 % et 18.934 voix en 2003). Crédité de 29,21 % (7.982 voix) à l’issue du premier tour, le candidat du FPÖ Bernhard Wieser arriva donc en seconde position et mit en ballotage le maire sortant SPÖ. Grand vainqueur de ce scrutin local, Bernhard Wieser tripla son score municipal du 28 septembre 2003 (9,89 % et 2.538 voix) et élimina son adversaire ÖVP malgré sa nette progression en six ans (20,06 % et 5.480 voix en 2009 contre 14,44 % et 3.706 voix en 2003). Lors du second tour dimanche 11 octobre, Peter Koits (SPÖ) fut finalement réélu maire de Wels avec 53,53 % (14.136 voix) face à son adversaire FPÖ Bernhard Wieser (46,47 %, 12.270 voix). Une nette majorité d’électeurs de l’ÖVP se reporta en faveur de Bernhard Wieser (FPÖ) qui enregistra une spectaculaire progression entre les deux tours tant en pourcentage (17,26 %) qu’en suffrages (4.288 voix).

 

Affiche électorale de Bernhard Wieser (FPÖ) qui affronta lors du second tour dimanche 11 octobre 2009 le maire sortant de Wels Peter Koits (SPÖ)

Affiche électorale de Bernhard Wieser (FPÖ) qui affronta lors du second tour dimanche 11 octobre 2009 le maire sortant de Wels Peter Koits (SPÖ)

 

Lors du renouvellement du conseil municipal de Wels dimanche 27 septembre, la liste du SPÖ perdit sa majorité municipale et subit un recul spectaculaire en six ans (35,70 %, 9.884 voix et 14 sièges en 2009 contre 54,55 % et 21 sièges en 2003). En revanche, le FPÖ devint la deuxième force municipale et sa liste tripla presque son score en six ans (29,24 %, 8.096 voix et 11 sièges en 2009 contre 10,93 % et 4 sièges en 2003). Conservant respectivement leurs 8 et 3 sièges, l’ÖVP et les Verts stagnèrent en six ans (ÖVP : 21,33 %, 5.906 voix en 2009 contre 19,86 % en 2003 ; Verts : 9,83 %, 2.722 voix en 2009 contre 9,13 % en 2003).

Rappelons que lors des élections législatives anticipées du 28 septembre 2008, le SPÖ était nettement arrivé en tête avec 29,26 % (1.430.206 voix et 57 sièges) devant l’ÖVP crédité de 25,98 % (1.269.656 voix et 51 sièges). Au terme d’interminables négociations politiciennes, les deux partis du Système avaient décidé de s’unir au sein d’un gouvernement de grande coalition composé de 18 membres (9 ministres SPÖ et ÖVP). Werner Faymann (SPÖ) devint Chancelier et Josef Pröll (ÖVP) vice-chancelier et titulaire du ministère des Finances. Soutenue par 108 des 183 députés du Parlement, la coalition gouvernementale prêta solennellement serment le 2 décembre 2008.

Conservant leurs 5 élus provinciaux et leur unique élu au niveau gouvernemental, les Verts stagnèrent politiquement en six ans en Haute-Autriche (9,18 % et 78.569 voix en 2009 contre 9,06 % et 70.742 voix en 2003). Cette stagnation politique se manifesta également le 20 septembre 2009 dans le Vorarlberg (10,58 %, 18.763 voix et 4 sièges contre 10,17 %, 14.829 voix et 4 sièges le 19 septembre 2004). Citons également les élections provinciales au Tirol le 8 juin 2008 (10,73 %, 36.136 voix et 4 sièges contre 15,31 %, 44.424 voix et 5 sièges en 2003), en Carinthie (5,15 %, 18.336 voix et 2 sièges contre 6,71 %, 22.053 voix et 2 sièges en 2004) et à Salzbourg le 1er mars 2009 (7,36 %, 20.843 voix et 2 sièges contre 7,99 %, 22.080 voix et 2 sièges le 7 mars 2004).

Par rapport à 2003, Les Verts ne décollèrent guère sur le plan municipal. Lors du renouvellement des conseils municipaux, les Verts ne présentèrent aucune liste dans 352 des 444 communes de Haute-Autriche. En lice dans seulement 92 communes, les Verts ne franchirent pas 8 % dans 19, recueillirent entre 8 et 10 % dans 26 et dépassèrent 10 % dans 47. Conservant leurs 7 sièges au sein du conseil municipal de Linz, la liste des Verts progressa légèrement en six ans (12,26 % et 11.645 voix en 2009 contre 11,74 % en 2003). À l’échelon provincial, les listes des Verts obtinrent 5,14 % (43.764 voix) et 238 conseillers municipaux contre 4,34 % (33.565 voix) et 171 conseillers municipaux en 2003. Lors de l’élection directe des maires, les Verts ne présentèrent aucun candidat dans 411 communes. En lice dans seulement 33 communes, les candidats des Verts ne franchirent pas 7 % dans 14, recueillirent entre 7 et 14 % dans 14 et dépassèrent 14 % dans 5. Comme en 2003, Les Verts ne comptent aucun maire et la totalité de leurs candidats furent éliminés dès le premier tour du scrutin municipal. À l’échelon provincial, les candidats des Verts obtinrent seulement 1,61 % (13.566 voix) contre 0,86 % (6.541 voix) en 2003.

Lors des élections législatives anticipées du 28 septembre 2009, les Verts avaient recueilli 10,43 % (509.936 voix et 20 sièges) contre 11,05 % (520.130 voix et 21 sièges) lors du précédent scrutin législatif du 1er octobre 2006. Lors des élections européennes du 7 juin 2009, les Verts avaient obtenu 9,93 % (284.505 voix et 2 sièges) contre 12,89 % (322.429 voix et 2 sièges). Comme on le constate concrètement, l’Autriche semble épargnée par une vague verte contrairement au reste de l’Europe en général et à la France en particulier.

 

Manfred Haimbuchner le 3 août 2009 dans la localité rurale de Steinbach am Ziehberg

Manfred Haimbuchner le 3 août 2009 dans la localité rurale de Steinbach am Ziehberg

 

Bref portrait de Manfred Haimbuchner (FPÖ).

Né le 12 août 1978 à Wels, Manfred Haimbuchner effectua des études universitaires en Droit. Il adhéra au FPÖ dès 2000, devint conseiller municipal de Wels le 28 septembre 2003 puis présida le groupe municipal du FPÖ de sa commune natale. Il fut élu député de Haute-Autriche le 1er octobre 2006. En Haute-Autriche, le FPÖ avait recueilli 12,22 % (101.743 voix) et 3 sièges. Sur le plan national, le FPÖ avait obtenu 11,04 % (519.598 voix) et 21 députés. Manfred Haimbuchner est très proche du dynamique président du FPÖ Heinz-Christian Strache.

Désigné tête de liste du FPÖ en Haute-Autriche, le jeune député mena durant l’été une intensive campagne militante de terrain. Il participa notamment à de très nombreuses kermesses villageoises et fut présent dans les différents médias locaux et nationaux. Pour suivre son extraordinaire campagne électorale à travers la Haute-Autriche, il suffit de consulter ses 71 albums photos. Activement soutenu par Heinz-Christian Strache, Manfred Haimbuchner est une personnalité brillante et montante au sein du FPÖ. Lors de leur dernière réunion électorale conjointe à Linz vendredi 25 septembre, Manfred Haimbuchner et Heinz-Christian Strache s’exprimèrent devant 6.000 personnes très enthousiastes.

 

Haute-Autriche : forte progression électorale du FPÖ lors des scrutin provincial et municipal

Le FPÖ était absent dans 73 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). Présent dans 371 communes, le FPÖ resta sous la barre des 15 % dans 192 (bleu clair), recueillit entre 15 et 20 % dans 87 (bleu moyen) et dépassa 20 % dans 92 (bleu foncé)

Le FPÖ ne présenta aucune liste dans 73 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). En lice dans 371 communes, les listes FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 192 (bleu clair), recueillirent entre 15 et 20 % dans 87 (bleu moyen) et dépassèrent 20 % dans 92 (bleu foncé)

 

Grâce au charisme de Manfred Haimbuchner, le FPÖ redevint la troisième force politique en Haute-Autriche. En l’espace de six ans, sa progression électorale fut d’ailleurs fulgurante (15,29 %, 130.937 voix et 9 sièges contre 8,40 %, 65.643 voix et 4 sièges le 28 septembre 2003) si bien qu’il retrouva 1 siège sur les 9 du gouvernement du Land. Au niveau provincial, le FPÖ obtint le troisième meilleur score de son histoire (20,63 %, 185.555 voix et 12 sièges en septembre 1997 et 17,73 %, 140.311 voix et 11 sièges le 6 octobre 1991).

En outre, la progression municipale du FPÖ fut remarquable à travers les différentes localités du Land. Lors du renouvellement des conseils municipaux, le FPÖ présenta des listes dans 371 des 444 communes de Haute-Autriche. Absentes dans 73 communes, les listes FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 192 communes, recueillirent entre 15 et 20 % dans 87 communes et dépassèrent 20 % dans 92 communes. À l’échelon provincial, le FPÖ obtint 14,21 % (121.046 voix) contre 8,81 % (68.109 voix) en 2003. Avec ses 1.209 conseillers municipaux en 2009 contre 741 en 2003, le FPÖ gagna donc 468 sièges en six ans.

Lors de l’élection directe des maires, le FPÖ ne présenta aucun candidat dans 301 communes. En lice dans seulement 143 communes, les candidats du FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 79, recueillirent entre 15 et 20 % dans 23 et dépassèrent 20 % dans 41. À l’échelon provincial, le FPÖ obtint 7,47 % (62.975 voix) contre 5.70 % (43.449 voix) en 2003. Le FPÖ compte désormais 9 maires (dont 8 élus lors du premier tour) contre 8 en 2003.


Lors de l'élection directe des maires, le FPÖ fut absent dans 301 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). Présents dans seulement 143 communes, les candidats FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 79 (bleu clair), recueillirent entre 15 et 20 % dans 23 (bleu moyen) et dépassèrent 20 % dans 41 (bleu foncé)

Lors de l'élection directe des maires, le FPÖ fut absent dans 301 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). En lice dans seulement 143 communes, les candidats FPÖ ne franchirent pas 15 % dans 79 (bleu clair), recueillirent entre 15 et 20 % dans 23 (bleu moyen) et dépassèrent 20 % dans 41 (bleu foncé)

 

Le FPÖ connut une situation politique contrastée au sein de la capitale provinciale Linz. Lors du renouvellement du conseil municipal, le FPÖ enregistra une forte progression en six ans (14,83 %, 14.088 voix et 9 sièges en 2009 contre 8,59 % et 5 sièges en 2003). Lors de l’élection directe du maire, le candidat du FPÖ essuya un léger recul en six ans (8,09 % et 7.613 voix en 2009 contre 9,22 % et 7.915 voix en 2003).

Avec 50,65 % (389 voix), le candidat du FPÖ fut élu dès le premier tour maire de Ort im Innkreis face au sortant ÖVP (49,35 % et 379 voix). La situation était inversée dans cette localité lors du second tour le 12 octobre 2003 (ÖVP, 51 % et FPÖ, 49 %).

Pour l’anecdote, signalons les magistrales réélections lors du premier tour de Franz Kastinger (FPÖ) à Sankt-Georgen Am Fillmannsbach (84,48 %, 234 voix contre 15,52 % et 43 voix pour le « non ») et de Johann Scharf à Moosbach avec 83,76 % (526 voix) contre 16,24 % (102 voix) à son adversaire ÖVP. Lors de chaque renouvellement du conseil municipal de Sankt-Georgen Am Fillmannsbach, la liste du FPÖ obtient systématiquement la majorité absolue depuis 1955. Le 27 septembre 2009, la liste du FPÖ y recueillit 53,90 % (152 voix et 5 sièges) contre 46,10 % (130 voix et 4 sièges) pour l’ÖVP.

Parmi les 37 communes en ballotage, le FPÖ participa à six duels (1 avec le SPÖ à Wels, 5 avec l’ÖVP) dimanche 11 octobre 2009.

Maire sortant de Saxen, Ernst Haslinger (FPÖ) fut confortablement réélu lors du second tour avec 59,02 % (700 voix) face à son adversaire ÖVP (40,98 %, 486 voix). Lors du premier tour dimanche 27 septembre, Ernst Haslinger arriva largement en tête avec 45,04 % (577 voix) face à ses deux concurrents de l’ÖVP (30,52 %, 391 voix) et du SPÖ (24,43 %, 313 voix). Le 12 octobre 2003, Ernst Haslinger fut réélu avec 54,3 % face à son adversaire ÖVP (45,7 %). En 2009, le score du FPÖ est encore plus impressionnant que celui de 1997 (56,6 %).

Dimanche 11 octobre, le FPÖ dépassa également 45 % dans trois communes rurales (Raab, Reichersberg, Pram). En analysant les résultats, on s’aperçoit que les électeurs du SPÖ se reportèrent massivement en faveur du FPÖ et boudèrent les candidats de ÖVP.

Le maire sortant ÖVP de Raab fut réélu lors du second tour avec 53,32 % (780 voix) face à son adversaire FPÖ (46,68 %, 683 voix). Lors du premier tour dimanche 27 septembre, il arriva très largement en tête avec 47,97 % (731 voix) face à ses concurrents du FPÖ (37,40 %, 570 voix) et du SPÖ (14,63 %, 223 voix). En 2009, le score du FPÖ enregistre une très nette augmentation par rapport à ceux de 2003 (24,7 %) et même 1997 (33,5 %).

Malgré un recul de voix entre les deux tours, le candidat de l’ÖVP fut élu dimanche 11 octobre maire de Reichersberg avec 51,39 % (462 voix) face à son adversaire FPÖ (48,61 %, 437 voix). Lors du premier tour, il avait pourtant frôlé la majorité absolue (49,84 %, 475 voix) et largement distancé ses deux adversaires du FPÖ (32,11 %, 306 voix) et du SPÖ (18,05 %, 172 voix). Le candidat du FPÖ améliora nettement son propre score lors du premier tour du scrutin municipal de 2003 (20,96 %, 170 voix).

Le maire sortant ÖVP de Pram fut réélu de justesse lors du second tour avec 51,11 % (553 voix) face à son adversaire FPÖ (48,89 %, 529 voix). Lors du premier tour, il arriva largement en tête avec 45,54 % (521 voix) face à ses deux concurrents du FPÖ (29,90 %, 342 voix) et du SPÖ (24,56 %, 281 voix). Absent lors du scrutin municipal de 2003, le précédent score du candidat du FPÖ fut de 22,7 % lors du premier tour en 1997.

 

Autriche : nette progression électorale du FPÖ lors des élections provinciales, législatives et européennes

Le 25 septembre 2009 à Linz, Manfred Haimbuchner et Heinz-Christian Strache se sont exprimés devant 6.000 personnes très enthousiastes

Le 25 septembre 2009 à Linz, Manfred Haimbuchner et Heinz-Christian Strache s'exprimèrent devant 6.000 personnes très enthousiastes

 

Pour mieux appréhender le contexte électoral de 1997, 2003 et 2009, il faut se reporter aux résultats nationaux du FPÖ lors des scrutins législatifs du 3 octobre 1999, du 24 novembre 2002 et du 28 septembre 2008.

Lors du scrutin législatif de l’automne 1999, le FPÖ devint d’extrême justesse la deuxième force politique au niveau national devant l’ÖVP (26,91 %, 1.244.087 voix et 52 sièges contre 26,91 %, 1.243.672 voix et 52 sièges). Au terme d’interminables négociations politiques entre Conservateurs et Nationaux, un gouvernement de coalition composé de 16 ministres (8 ÖVP et FPÖ) fut formé le 4 février 2000. Dirigé par le Conservateur Wolfgang Schüssel et la vice-chancelière FPÖ Suzanne Riess-Passer, ce cabinet dura jusqu’au 28 février 2003.

Payant au prix fort sa participation au sein d’un gouvernement conservateur, le FPÖ fut le grand perdant des élections législatives de l’automne 2002 (10,01 %, 491.328 voix, 18 sièges soit une perte de 34 sièges en trois ans).

En revanche lors du scrutin législatif anticipé de l’automne 2008, le FPÖ redevint la troisième force politique au niveau national (17,54 %, 857.029 voix et 34 sièges). En Haute-Autriche, le FPÖ conduit par le dynamique Manfred Haimbuchner obtint 19,03 % (165.139 voix) et 6 sièges. Emmené à Vienne par son député sortant Heinz-Christian Strache, le FPÖ recueillit 20,43 % (171.658 voix) et 6 sièges.

La progression électorale du FPÖ se manifesta également lors des élections provinciales du Tirol le 8 juin 2008 (12,41 %, 41.788 voix et 4 sièges contre 7,92 %, 22.981 voix et 2 sièges en 2003), à Salzburg le 1er mars 2009 (13,02 %, 36.845 voix et 5 sièges contre 8,69 %, 24.007 voix et 3 sièges le 7 mars 2004) et enfin dans le Vorarlberg dimanche 20 septembre 2009 (deuxième force politique locale avec 25,12 %, 44.562 voix et 9 sièges contre 12,94 %, 18.881 voix et 5 sièges le 19 septembre 2004).

Conduit par l’eurodéputé Andreas Mölzer (propriétaire de l’hebdomadaire autrichien Zur Zeit et collaborateur régulier de l’hebdomadaire allemand national-conservateur Junge Freiheit), le FPÖ progressa nettement lors des élections européennes du 7 juin 2009 (12,71 %, 364.207 voix et 2 sièges) par rapport au scrutin précédent du 13 juin 2004 (6,31 %, 157.722 voix et 1 siège). En Haute-Autriche, la liste du FPÖ avait recueilli 13,83 % (75.803 voix) le 7 juin 2009 contre 6,15 % (27.891 voix) le 13 juin 2004.

Miné conjointement par des dissensions internes et sa participation au sein du gouvernement Conservateur de Wolfgang Schüssel, le FPÖ implosa le 4 avril 2005. Issu de cette scission, le BZÖ se constitua aussitôt sous la houlette de Jörg Haider tandis que Heinz-Christian Strache devint président du FPÖ le 23 avril 2005.

Dès ce funeste printemps, Heinz-Christian Strache et l’eurodéputé Andreas Mölzer réformèrent en profondeur le FPÖ sur les plans doctrinal et philosophique. En raison de sa nouvelle cohérence et de son intransigeance absolue face au Système, le FPÖ redevint une force politique incontournable sur la scène nationale. Le FPÖ recueille notamment de nombreux suffrages parmi les jeunes électeurs et primo-votants (majorité électorale fixée à 16 ans en Autriche).

 

Soeur de Jörg Haïder et tête de liste du BZÖ en Haute-Autriche le 27 septembre 2007, Ursula Haubner présida le FPÖ du 3 juillet 2004 au 4 avril 2005 et fut membre du second cabinet Schüssel (28 février 2003-11 janvier 2007)

Sœur de Jörg Haïder et tête de liste du BZÖ en Haute-Autriche le 27/09/2009, Ursula Haubner présida le FPÖ du 3 juillet 2004 au 4 avril 2005 et fut membre du second cabinet Schüssel (28 février 2003-11 janvier 2007)

 

Quel avenir pour le BZÖ ?

Sœur de Jörg Haider (1950-2008), Ursula Haubner conduisit le 27 septembre 2007 la liste du BZÖ en Haute-Autriche. Présidente du FPÖ du 3 juillet 2004 au 4 avril 2005, elle rejoignit alors le BZÖ fondé par son frère Jörg, gouverneur de la Carinthie. Au sein du second cabinet de Wolfgang Schüssel (28 février 2003-11 janvier 2007), Ursula Haubner fut d’abord secrétaire d’État pour les générations auprès du ministre de la Sécurité sociale (28 février 2003-25 janvier 2005) puis devint ministre en charge de la Sécurité sociale, des générations et de la protection des consommateurs (26 janvier 2005-11 janvier 2007).

Mère de deux enfants et grand mère de cinq petits enfants, Ursula Haubner effectua une campagne électorale axée sur le social, la famille, la fiscalité et la sécurité. Peu implanté en Haute-Autriche, le BZÖ subit un camouflet cinglant en ne totalisant que 24.268 voix (2,83 %). Au niveau provincial, le réflexe électoral du vote utile fonctionna parfaitement en faveur de Manfred Haimbuchner. Cultivant l’image de Jörg Haider, le BZÖ attribua son échec par un manque de temps et de moyens.

En outre, le BZÖ ne parvint pas à s’implanter à l’échelon municipal. Lors du renouvellement des conseils municipaux, le BZÖ ne présenta aucune liste dans 374 des 444 communes de la Haute-Autriche. En lice dans seulement 70 communes, les listes BZÖ ne franchirent pas 5 % dans 48, recueillirent entre 5 et 7 % dans 12 et dépassèrent 7 % dans 10 (cf carte ci-dessous). À l’échelon provincial, le BZÖ obtint 1,29 % (10.967 voix) et 56 conseillers municipaux.

 

Le BZÖ ne présentait aucun candidat dans 374 communes de Haute-Autriche. Présent dans seulement 70 communes, le BZÖ resta sous la barre des 5 % dans 48, recueillit entre 5 et 7 % dans 12 et dépassa 7 % dans 10

Le BZÖ ne présenta aucune liste dans 374 des 444 communes de Haute-Autriche (gris). En lice dans seulement 70 communes, les listes BZÖ ne franchirent pas 5 % dans 48 (orange clair), recueillirent entre 5 et 7 % dans 12 (orange moyen) et dépassèrent 7 % dans 10 (orange foncé)

 

Lors de l’élection directe des maires, le BZÖ ne présenta aucun candidat dans 423 communes. En lice dans seulement 21 communes, les candidats du BZÖ ne franchirent pas 5 % dans 11 communes dont la capitale provinciale Linz (1,44 %, 1.354 voix), recueillirent entre 5 et 20 % dans 7 et dépassèrent 20 % dans 3. À l’échelon provincial, le BZÖ recueillit 0,71 % (5.949 voix).

Le BZÖ compte deux maires directement élus lors du premier tour à Antiesenhofen avec 63,21 % (476 voix) contre 36,79 % (277 voix) pour l’ÖVP et à Sankt Roman avec 51,99 % (639 voix) contre 48,01 % (590 voix) pour le maire sortant ÖVP.

Sur les 37 communes en ballotage, le BZÖ se maintint uniquement dans la localité de Ternberg où son candidat arriva en deuxième position avec 33,20 % (764 voix) éliminant celui de l’ÖVP (29,81 %, 686 voix).  Arrivé en tête du scrutin local dimanche 27 septembre avec 36,98 % (851 voix), le candidat du SPÖ fut élu maire de Ternberg lors du second tour avec 52,94 % (1.134 voix) contre 47,06 % (1.006 voix) pour son adversaire du BZÖ. Par conséquent, le BZÖ ne réussit pas remporter une troisième mairie.

En dehors de la Carinthie et de sa capitale Klagenfurt, le BZÖ ne parvient pas à réaliser une implantation électorale dans les huit autres provinces autrichiennes. Dimanche 20 septembre 2009, le BZÖ obtint seulement 1,20 % (2.134 voix) dans le Land de Vorarlberg. Le BZÖ ne participa pas aux élections provinciales du Tirol le 8 juin 2008. Avec 3,70 % (10.477 voix), le BZÖ subit un échec cuisant lors des élections provinciales de Salzbourg le 1er mars 2009.

En revanche en Carinthie lors des élections provinciales du 1er mars 2009, le BZÖ emmené par le gouverneur sortant Gerhard Dörfler (successeur de Jörg Haider) obtint 44,89 % (159.926 voix) et 17 sièges sur les 36 du Parlement provincial. Faute d’une majorité absolue, Gerhard Dörfler gouverne le Land avec l’appui des Conservateurs de l’ÖVP.

Lors du premier tour des élections municipales de Klagenfurt le 1er mars 2009, Christian Scheider (BZÖ) arriva largement en tête avec 40,66 % (20.928 voix), devançant nettement son adversaire du SPÖ Maria-Louise Mathiaschitz (24,01 %, 13.358 voix) et éliminant le maire sortant ÖVP Harald Scheucher (22,12 %, 11.385 voix). Lors du second tour organisé le 15 mars 2009, Christian Scheider s’imposa haut la main dans la capitale de la Carinthie avec le score magistral de 63,99 % (26.654 voix) contre 36,01 % (15.000 voix) à sa concurrente du SPÖ. Christian Scheider devint officiellement maire de Klagenfurt le 8 avril 2009.

Examinons maintenant les résultats du BZÖ lors des élections législatives du 1er octobre 2006, du 28 septembre 2008 et européennes du 7 juin 2009. Lors du scrutin législatif de l’automne 2006, le BZÖ recueillit 4,11 % (193.539 voix) et 7 sièges contre 11,03 % (519.598 voix) et 21 sièges pour le FPÖ. En revanche en Carinthie, le BZÖ obtint 24,90 % (81.574 voix) et 3 des 9 sièges du Land. Lors du scrutin législatif anticipé du 28 septembre 2008, le BZÖ recueillit 10,70 % (522.933 voix) et 21 sièges contre 17,54 % (857.029 voix) et 34 sièges pour le FPÖ. En revanche en Carinthie, le BZÖ obtint 38,52 % (132.711 voix ) et 5 des 9 sièges du Land. Lors du scrutin européen de juin 2009, le BZÖ ne recueillit que 4,58 % (131.261 voix) et échoua à entrer au Parlement européen. Le même jour, le FPÖ obtint 12,71 % (364.207 voix) et 2 eurodéputés. En revanche en Carinthie, le BZÖ recueillit 20,98 % (33.448 voix).

Près d’un an après la disparition tragique de Jörg Haider lors d’un accident de la circulation survenue dans la matinée du 11 octobre 2008 dans la périphérie de Klagenfurt, le BZÖ se cherche encore sur les plans politique, doctrinal et électoral. Certains politologues effectuent un parallèle avec la CSU bavaroise (Union Sociale Chrétienne) alliée à la CDU au niveau national. Comme on le sait, la CSU ne se présente qu’en Bavière tandis que la CDU de la Chancelière Angela Merkel est implantée dans tous les autres Länder allemands. Alors, un scénario se dessine progressivement selon lequel le BZÖ se présenterait uniquement en Carinthie et le FPÖ dans les huit autres Länders autrichiens. D’ailleurs, cette stratégie électorale fut évoquée à plusieurs reprises lors de discussions politiques entre cadres du FPÖ et du BZÖ. Pour l’instant, les négociations ont échoué. Signalons qu’au lendemain des élections législatives anticipées du 28 septembre 2008, Jörg Haider alors gouverneur de Carinthie et Heinz-Christian Strache s’étaient officiellement rencontrés pour des discussions politiques et avaient abordé les relations futures de leurs mouvements respectifs.

 

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Panorama d'un paysage montagneux de la Haute-Autriche

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Par Jerome moreno herrero
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Mercredi 7 octobre 2009
Président fondateur du LAOS, Georgios Karatzaferis prononce un discours au Parlement monocaméral (Vouli)

Allocution télévisée de Georgios Karatzaferis, président fondateur du LAOS

 

Lors des élections législatives anticipées du dimanche 4 octobre 2009, le PASOK (Mouvement socialiste pan-hellénique) de George Papandreou obtint la majorité absolue au Parlement monocaméral grec (Vouli, 160 sur 300 sièges). En revanche, la Nouvelle Démocratie (Conservateurs) de Costas Caramanlis subit un camouflet cinglant. Dirigé par la pétroleuse Alexandra Papariga, le Parti communiste (KKE) enregistra un léger recul. Emmenée par le jeune Alexis Tsipras, la coalition de gauche radicale s’effrita. Les Verts échouèrent de nouveau à entrer au Parlement.

Dirigé par le charismatique Georgios Karatzaferis, le LAOS (Alerte populaire orthodoxe) progressa nettement par rapport aux précédentes élections législatives du 16 septembre 2007 (5,63 % et 386.152 voix contre 3,80 % et 271.764 voix). Quatrième force politique au niveau national, la droite patriotique consolide ainsi sa position parlementaire au sein du Vouli (15 sièges au lieu de 10). L’incurie gouvernementale des Conservateurs, le rejet du clientélisme politique, les innombrables scandales financiers, la corruption endémique, les violentes émeutes anarchistes, les forêts calcinées et l’invasion migratoire du Tiers-Monde expliquent largement le succès électoral du LAOS lors de ce scrutin législatif anticipé.

Législatives anticipées : résultats complets et analyse

La Grèce est considérablement affaiblie par le clientélisme et le népotisme politiques. Excepté la période autoritaire des Colonels (21 avril 1967-23 juillet 1974), les deux familles Papandreou et Caramanlis se sont partagées le pouvoir politique en Grèce.

 

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, le PASOK de Papanderou obtint la majorité absolue (160 sièges) au Parlement monocameral (Vouli, 300 sièges). La Nouvelle Démocratie de Caramanlis obtint 91 sièges, le Parti Communiste 21, le LAOS de Georgios Caramanlis 15 et la Coalition de la Gauche radicale 13

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, le PASOK de Papandreou obtint la majorité absolue (160 sièges) au Parlement monocaméral (Vouli, 300 sièges). La Nouvelle Démocratie de Caramanlis obtint 91 sièges, le Parti Communiste 21, le LAOS de Georgios Karatzaferis 15 et la Coalition de la Gauche radicale 13

 

Trois générations de Papandreou ont exercé des fonctions gouvernementales depuis 1944. Georgios Papandreou (18 février 1888-1er novembre 1968) fut premier ministre à trois reprises (26 avril 1944-3 janvier 1945, 8 novembre 1963-30 décembre 1963, 18 février 1964-15 juillet 1965).

Président du PASOK du 3 septembre 1974 à son décès, Andreas Papandreou (5 février 1919-23 juin 1996) était le fils de Georgios Papandreou. Andreas Papandreou fut premier ministre à deux reprises (21 octobre 1981-2 juillet 1989, 13 octobre 1993-17 janvier 1996). Remarquons qu’en France François Mitterrand (1916-1996) avait été élu le 10 mai 1981 président de la République. Précisons également que la Grèce est membre de l’OTAN depuis 1952 et de la CEE (future UE) depuis le 1er janvier 1981.

Petit-fils de Georgios Papandreou et fils d’Andreas, George Papandreou naquit le 16 juin 1952 à Saint-Paul (Minnesota, USA). Sa mère Margaret Chant est une citoyenne américaine. Âgé de 57 ans, Papandreou Junior est d’ailleurs un vieux routier de la politique grecque. Il fut ministre de l’Éducation nationale et des affaires religieuses à deux reprises (22 juin 1988-2 juillet 1989 et 8 juillet 1994-25 septembre 1996). Premier ministre depuis le 6 octobre 2009, George Papandreou est également ministre des Affaires étrangères depuis le 7 octobre. Il avait d’ailleurs occupé cette même fonction durant cinq ans (18 février 1999-13 février 2004). Dirigeant du PASOK depuis le 8 février 2004, Papandreou Junior préside également l’Internationale Socialiste depuis le 30 janvier 2006.

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, le PASOK recueillit 3.012.373 voix, 43,92 % et 160 sièges (majorité absolue) contre 2.727.853 voix, 38,10 % et 102 sièges le 16 septembre 2007. Hormis trois départements (nomes) de la péninsule du Péloponnèse (2 au sud et 1 à l’est) et trois départements septentrionaux, le PASOK occupe de nouveau une position politique hégémonique en Grèce.

Deux générations de Caramanlis ont exercé des fonctions gouvernementales et présidentielles entre 1955 et 2009. Konstantinos Caramanlis (8 mars 1907-23 avril 1998) fut premier ministre à quatre reprises sous la Monarchie et la République (6 octobre 1955-5 mars 1958, 17 mai 1958-20 septembre 1961, 4 novembre 1961-17 juin 1963 et 24 juillet 1974-10 mai 1980) puis président de la république à deux reprises (15 mai 1980-10 mars 1985 et 4 mai 1990-10 mars 1995).

Neveu de Konstantinos Caramanlis, Costas Caramanlis est également un pilier incontournable de la vie politique grecque. Président de la Nouvelle Démocratie du 21 mars 1997 jusqu’à sa défaite législative du 4 octobre 2009, Costas Caramanlis fut ministre de la Culture (10 mars 2004-15 février 2006) et premier ministre du 10 mars 2004 au 6 octobre 2009. En proie à de profondes dissensions internes, sa majorité parlementaire ne tenait plus qu’à un fil depuis un an (151 députés sur 300).

 

Excepté trois provinces de la péninsule du Péloponèse (2 au sud, 1 à l'est) et trois provinces septentrionales, la Nouvelle Démocratie fut largement battue par le PASOK

Excepté trois départements de la péninsule du Péloponèse (2 au sud, 1 à l'est) et trois septentrionaux (bleu), la Nouvelle Démocratie fut largement battue par le PASOK (vert)

 

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009, la Nouvelle Démocratie fut largement battue par le PASOK (2.295.967 voix, 33,48 % et 91 sièges contre 2.995.479 voix, 41,83 % et 152 sièges le 16 septembre 2007).

Comme on le constate concrètement, le PASOK de Papandreou et la Nouvelle Démocratie de Caramanlis constituent l’UMPS grecque. Ternies par d’innombrables scandales, ces deux formations politiques incarnent les deux faces complémentaires d’un Système complètement discrédité et à bout de souffle.

Troisième force politique, le Parti Communiste (KKE) de la pétroleuse Alexandra Papariga subit un léger recul le 4 octobre 2009 (517.154 voix, 7,54 % et 21 sièges contre 583.815 voix, 8,15 % et 22 sièges le 16 septembre 2007).

Dirigé par le dynamique Georgios Karatzaferis, le LAOS progresse nettement en deux ans et s’impose comme la quatrième force politique à l’issue des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009 (386.152 voix, 5,63 % et 15 sièges contre 271.764 voix, 3,80 % et 10 sièges le 16 septembre 2007). Avec 2,19 % (162.103 voix), le LAOS échoua à entrer au Parlement lors des élections législatives du 4 mars 2004. Le seuil minimal de représentation politique au Parlement est de 3 % en Grèce. Néanmoins le LAOS avait pris sa revanche dès les élections européennes du 13 juin 2004. Emmené par Georgios Karatzaferis, le LAOS avait recueilli 4,12 % (252.429 voix) et obtint 1 siège d’eurodéputé. Lors du dernier scrutin européen du 7 juin 2009, le LAOS progressa nettement avec un score de 7,14 % (366.615 voix) et obtint deux eurodéputés.

Reléguée à la cinquième place au niveau national et parlementaire, la Coalition de la Gauche radicale dirigée par le jeune Alexis Tsipras subit un léger recul en deux ans (315.627 voix, 4,60 % et 13 sièges contre 361.211 voix, 5,04 % et 14 sièges le 16 septembre 2007).

Malgré leur progression en deux ans (173.449 voix et 2,53 % contre 75.529 voix et 1,05 %), les Verts échouent de nouveau à entrer au Parlement. Contrairement au reste de l’Europe, la Grèce semble épargnée par une vague verte.

 

Grèce : invasion migratoire du Tiers-Monde

Outre le clientélisme et divers scandales financiers, le gouvernement Conservateur de Costas Caramanlis était affaibli politiquement en raison de son incurie dans des domaines sensibles (multiples attentats perpétrés par des groupuscules d’extrême-gauche, émeutes étudiantes en décembre 2008, forêts calcinées durant l’été 2009).

L’immigration légale et clandestine constitue une question particulièrement inquiétante en Grèce qui comptait en 2006 au moins 1 million d’immigrés clandestins. Pour la seule année 2006, les autorités grecques estimèrent que 80.000 clandestins s’étaient établis en toute impunité sur le territoire. En 2006, la Grèce recensait officiellement 965.979 étrangers (en situation régulière) sur une population de 11.148.533 habitants (soit 6,24 %). Rappelons que le gouvernement socialiste de Costas Simitis (22 janvier 1996-10 mars 2004) débuta dès 1997 un sinistre processus de légalisation en accordant des papiers aux innombrables clandestins et demandeurs d’asile. Ainsi, 500.000 clandestins furent légalisés depuis 1997.

L’immigration extra-européenne et du Tiers-Monde est très hétérogène (Turquie, Moyen-Orient, Pakistan, Afghanistan, Chine et Afrique occidentale). Les Turcs contrôlent l’ensemble des filières d’immigration clandestine en provenance du vaste continent asiatique. En 2007, au moins 100 Turcs avec une poignée de d’Irakiens et de Pakistanais furent arrêtés par la police pour possession de faux documents. D’ailleurs les immigrés légaux et clandestins dominent les statistiques de la criminalité et de la délinquance (notamment le narco-trafic).

Perpétrées par des groupuscules d’extrême-gauche, les émeutes lycéennes et étudiantes de décembre 2008 ont permis d’occulter opportunément de violentes émeutes ethniques dans le centre d’Athènes. Ces violences urbaines étaient commises par des demandeurs d’asile déboutés issus du Moyen-Orient et du Pakistan.

Sévissant dans certains quartiers d’Athènes, la violence ethno-communautaire oppose périodiquement des Africains, des Afghans et des Pakistanais dans des combats de rue. Comme les Grecs de « souche » sont les premières victimes de cette violence ethno-communautaire, nombre d’entre eux ont déjà quitté ces quartiers devenus de véritables zones de non droit en raison de la passivité des forces de l’ordre et de l’incurie gouvernementale.

Journaliste, historien et géopolitologue, Arthur Kemp a rédigé un ouvrage magistral sobrement intitulé « L'immigration-invasion » (141 pages, 10,83 €). Un long chapitre est d’ailleurs consacré à la situation dramatique de la Grèce (extraits disponibles ici).

 

Logo du LAOS (Alarme Populaire Orthodoxe)

Logo du LAOS

 

LAOS : bref aperçu de l’idéologie politique

Quatre thèmes majeurs dominent l’idéologie politique du LAOS, fondé en 2000 par Georgios Karatzaferis peu après son exclusion de la Nouvelle Démocratie.

Outre la dénonciation de la corruption endémique, du clientélisme et du népotisme politiques, le LAOS et son président Georgios Karatzaferis fustigent le fiscalisme. Le LAOS prône une baisse drastique de la fiscalité sur les Sociétés et les ménages grecs. Sa mesure phare consiste à exempter de l’impôt sur le revenu les ménages dont le revenu annuel est inférieur à 15.000 €.

Sans surprise, le LAOS est un adversaire résolu de l’immigration-invasion du Tiers-Monde. Selon Georgios Karatzaferis, l’invasion migratoire des clandestins et autres demandeurs d’asile représentent « une menace pour l’homogénéité de la Grèce ». Le LAOS se prononce pour le départ de 1,6 million d’immigrés.

 

Homme politique charismatique et fervent patriote, Georgios Karatzaferis est un excellent orateur ce qui facilite la diffusion de ses thèmes politiques auprès d'un large électorat désabusé par un Système caractérisé par le clientélisme et le népotisme

Homme politique charismatique et fervent patriote, Georgios Karatzaferis est un excellent orateur ce qui facilite la diffusion de ses thèmes auprès d'un large électorat désabusé par un Système caractérisé par le clientélisme et le népotisme

 

En politique étrangère, le LAOS ne reconnait pas la République de Macédoine (Skopje) sous une quelconque dénomination incluant le mot « Macédoine ».

Enfin, le LAOS dénonce avec virulence la nocivité de la technocratie européiste, l’euro-mondialisme apatride et du libre-échangisme ultralibéral. Opposé à l’euro-atlantisme incarné par Bruxelles et Washington, le LAOS s’est prononcé contre la défunte Constitution giscardienne de l’Europe et sa copie conforme du Traité de Lisbonne. Surtout, le LAOS est un adversaire implacable de la candidature turque au sein de l’Union Européenne (UE).

Depuis l’accession dans le giron européiste le 1er janvier 1981, l’économie et l’industrie grecques furent les premières victimes de l’euro-mondialisme. Ainsi, les infrastructures du Port du Pirée (près d’Athènes) furent vendues aux chinois, qui contrôlent désormais l’activité portuaire. La compagnie grecque de télécommunication fut vendue le 17 mars 2008 aux allemands de Deutsche Telekom. Fondée en 1930, la compagnie aérienne grecque Olympic Airways fut rachetée le 6 mars 2009 par un groupe des Émirats Arabes Unis (EAU, Dubai).

Qui est Georgios Karatzaferis ?

Né le 11 août 1947, Georgios Karatzaferis milita longtemps au sein de la Nouvelle Démocratie dont il fut exclu en 2000. Quelques mois plus tard, il fonda le LAOS dont il est toujours président. Il fut eurodéputé durant cinq ans (2004-2009). Ancien disc-jockey et garde du corps, Karatzaferis est actuellement journaliste et auteur de divers ouvrages. Il est surtout propriétaire d’une chaîne télévisée Teleasty (auparavant Telecity) et d’un hebdomadaire A1, vecteurs essentiels de ses idées politiques et de ses campagnes électorales. Homme de médias, Karatzaferis a mené une inlassable campagne militante et d’affichage dans les rues d’Athènes. Recueillant la confiance de nombreux électeurs grecs déçus par un Système politique discrédité et à bout de souffle, le LAOS et son dynamique dirigeant sont incontestablement les grands gagnants du scrutin législatif anticipé du 4 octobre 2009.

Par Jerome moreno herrero
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Lundi 21 septembre 2009
Chef de file du FPÖ dans le Vorarlberg, Dieter Egger (40 ans) est le grand vainqueur des élections provinciales du 20 septembre 2009

Chef de file du FPÖ dans le Vorarlberg, Dieter Egger (40 ans) triompha lors des élections provinciales du 20 septembre 2009

 

Des élections provinciales se sont déroulées dimanche 20 septembre 2009 dans le Land de Vorarlberg. Parmi les quatre forces politiques présentes au sein de l’assemblée locale, seul le FPÖ tire son épingle du jeu en doublant son score en pourcentage, en voix et en sièges par rapport au précédent scrutin du 19 septembre 2004 (25,12 %, 44.562 voix et 9 sièges contre 12,94 %, 18.881 voix et 5 sièges). Associés à Vienne au sein d’un gouvernement de grande coalition, les Conservateurs de l’ÖVP et les Sociaux-Démocrates du SPÖ sont désavoués à l’échelon local. En revanche, les Verts progressent légèrement en cinq ans. Fondé le 4 avril 2005 à l’issue d’une scission au sein du FPÖ, le BZÖ ne parvient pas à réaliser une implantation électorale en dehors de la Carinthie et de sa capitale Klagenfurt.


Vorarlberg : brève présentation géographique et économique

Province la plus occidentale de l’Autriche, le Vorarlberg s’étend sur 2.601 km2 et est délimité par la Suisse (canton de Saint-Gall) au sud et à l’ouest, par la principauté de Liechtenstein à l’ouest, par l’Allemagne (Bavière) au nord et par le Tyrol à l’est. Situé à l’extrémité orientale du Lac de Constance (Bodensee), Bregenz est la capitale politique du Vorarlberg. Marquant la frontière entre la Suisse orientale et l’Autriche occidentale, le Rhin s’engouffre dans le Lac de Constance.

La vallée fluviale du Rhin est largement industrialisée et urbanisée. Composé de quatre villes (Bregenz, Lustenau, Dornbin, Feldkirch) un axe urbain quasi continu s’étend du Lac de Constance au nord-ouest vers le sud-ouest. Le Land du Vorarlberg fut progressivement industrialisé depuis le Moyen-Âge. Principalement d’origine hydraulique, la production d’électricité représente le secteur-clé et le moteur de la croissance économique du Vorarlberg. L’élevage et l’agriculture dominent l’économie alpine tandis que ce Land construit également sa prospérité sur le tourisme montagnard et culturel. Enfin, de nombreux habitants du Vorarlberg exercent une activité transfrontalière en Suisse et au Liechtenstein.

 

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Panorama d'un idyllique paysage de montagne du Vorarlberg

 

Quatrième gouverneur du Vorarlberg depuis 1945, le Conservateur Herbert Sausgruber est en poste depuis le 2 avril 1997

Quatrième gouverneur du Vorarlberg depuis 1945, le Conservateur Herbert Sausgruber est en poste depuis le 2 avril 1997

 

Vorarlberg : analyse politique (1999 et 2004)

Depuis 1945, le Vorarlberg est dirigé sans discontinuité par des gouverneurs Conservateurs. Lors des élections provinciales du 25 novembre 1945, l’ÖVP avait triomphé avec 70,22 % (48.876 voix et 19 sièges) contre 27,32 % pour le SPÖ (19.016 voix et 7 sièges) tandis que les communistes (KPÖ) étaient laminés avec 2,46 % (1.710 voix et aucun siège). Actuellement, le Parlement du Vorarlberg compte 36 représentants.

Quatrième gouverneur du Vorarlberg depuis 1945, Herbert Sausgruber occupe ce poste prestigieux depuis le 2 avril 1997. Lors des élections provinciales du 19 septembre 1999, l’ÖVP avait réalisé une contreperformance (45,76 %, 87.542 voix, 18 sièges) tandis que le FPÖ réalisait le meilleur score de son histoire (27,41 %, 52.444 voix et 11 sièges).

Ce scrutin provincial est à replacer dans son contexte historique puisque lors des élections législatives du 3 octobre 1999, le FPÖ alors dirigé par Jörg Haider était arrivé en seconde position avec 26,91 % (1.244.087 voix, 52 sièges) devant les Conservateurs (26,91 %, 1.243.672 voix et 52 sièges). À l’issue d’interminables négociations entre Conservateurs et Nationaux, le premier gouvernement de Wolfgang Schüssel fut formé le 4 février 2000. Composé de 16 ministres (8 ÖVP, 8 FPÖ), le Cabinet Schüssel I dura jusqu’au 28 février 2003.

Lors des élections provinciales du 19 septembre 2004, l’ÖVP progressa nettement en recueillant 54,92 % (80.112 voix et 21 sièges) tandis que le FPÖ était relégué en troisième position (12,94 %, 18.881 voix et 5 sièges). Siégeant dans l’opposition depuis le scrutin législatif de l’automne 1999, le SPÖ arrivait en deuxième position avec 16,87 % (24.609 voix) et obtenait 6 sièges.

Là encore, le contexte politique de l’époque est essentiel pour saisir les enjeux de ce scrutin provincial. Avec 42,30 % (2.076.833 voix et 79 sièges), les Conservateurs furent paradoxalement les grands vainqueurs des élections législatives du 24 novembre 2002. En revanche, avec 10,01 % (491.328 voix et 18 sièges), le FPÖ payait au prix fort l’impopularité gouvernementale croissante. En l’espace de trois, le FPÖ perdait 34 députés et était talonné par les Verts (9,47 %, 464.980 voix et 17 sièges).

 

ÖVP et SPÖ : essoufflement progressif des partis du Système

Le 20 septembre 2009, l’ÖVP recueille de justesse la majorité absolue (50,79 %, 90.108 voix et 20 sièges) tandis que le FPÖ obtient le deuxième meilleur score de son histoire (25,12 %, 44.562 voix et 9 sièges). Avec 10,02 % (17.779 voix), le SPÖ est le grand perdant de ce scrutin provincial puisqu’il perd la moitié de ses élus (3 au lieu de 6 en 2004).

Afin de mieux appréhender ce scrutin local dans le Vorarlberg, il faut remonter aux dernières élections législatives anticipées du 28 septembre 2008 et européennes du 7 juin 2009. Les deux partis du Système gagnèrent par défaut tandis que la droite nationale composée du FPÖ du dynamique député de Vienne Heinz-Christian Strache1 et du BZÖ de l’ancien gouverneur de Carinthie Jörg Haider (1950-2008) fut le véritable vainqueur de ces élections nationales.

Rappelons que le SPÖ avait recueilli 29,26 % (1.430.206 voix et 57 sièges) et l’ÖVP était arrivé en deuxième position avec 25,98 % (1.269.656 voix et 51 sièges). Après d’interminables négociations entre ces deux partis du Système, un gouvernement de grande coalition composé de 18 ministres (9 SPÖ et 9 ÖVP) fut constitué le 2 décembre 2008. Le Chancelier est Werner Weymann (SPÖ) et le Vice-Chancelier Josef Pröll (ÖVP) est également titulaire du portefeuille des Finances.

Lors des élections européennes du 7 juin 2009, le SPÖ subit un très fort recul puisqu’il obtint seulement 23,74 % (680.041 voix et 4 sièges) contre 33,33 % (833.517 voix et 7 sièges) le 13 juin 2004. Conservant ses 6 sièges, l’ÖVP recueillit 29,98 % (858.921 voix) le 7 juin 2009 contre 32,70 % (817.716 voix) le 13 juin 2004.

 

Le dynamique député FPÖ de Vienne, Heinz-Christian Strache

Le dynamique député FPÖ de Vienne, Heinz-Christian Strache

 

FPÖ et BZÖ : situation contrastée au sein de la droite nationale

Avec 17,54 % (857.029 voix), le FPÖ arrivait en troisième position et obtenait 34 des 183 sièges du Parlement national lors des élections législatives anticipées du 28 septembre 2008. Grâce au dynamisme de son président Heinz-Christian Strache, le FPÖ devint la deuxième force politique à Vienne (20,43 %, 171.658 voix et 6 sièges). Avec 10,70 % (522.933 voix), le BZÖ arrivait en quatrième position et obtenait 21 sièges. Sans surprise, il obtint son meilleur score électoral dans son bastion de Carinthie (38,52 %, 132.711 voix, 5 sièges sur les 9 du Land).

Lors des élections européennes du 7 juin 2009, le FPÖ enregistra une progression notable par rapport au précédent scrutin de 2004. Avec 12,71 % (364.207 voix), la liste du FPÖ emmenée par l’eurodéputé sortant Andreas Mölzer obtint 2 sièges en juin 2009. Affaibli conjointement par une impopularité gouvernementale croissante et de profondes dissensions internes, le FPÖ emmené par Andreas Mölzer n’avait obtenu que 6,31 % (157.722 voix et 1 siège) le 13 juin 2004. Propriétaire de l’hebdomadaire autrichien Zur Zeit et collaborateur régulier de l’hebdomadaire allemand Junge Freiheit (national-conservateur), Andreas Mölzer fut membre en 2007 de l’éphémère eurogroupe patriotique Identité, Tradition, Souveraineté (ITS) dirigé par Bruno Gollnisch.

 

Après le tragique décès de Jörg Haider le 11 octobre 2008, Gerhard Dörfler lui succèda comme Gouverneur du Land autrichien de Carithie

Après le tragique décès de Jörg Haider le 11 octobre 2008, Gerhard Dörfler lui succéda comme Gouverneur de Carinthie

 

Fondé le 4 avril 2005 à l’issue d’une scission au sein du FPÖ, le BZÖ d’abord dirigé par Jörg Haider (jusqu’à son décès tragique lors d’un accident de voiture dans la matinée du samedi 11 octobre 2008 dans la périphérie de Klagenfurt) n’obtint aucun eurodéputé lors des élections européennes du 7 juin 2009. Avec 4,58 % (131.261 voix), le BZÖ resta au niveau national en dessous du seuil fatidique de 5 %. Néanmoins, il recueillit 20,98 % (33.448 voix) dans son fief de Carinthie.

Le 20 septembre 2009, le BZÖ fut complètement laminé dans le Vorarlberg (1.20 % et 2.134 voix). Le vote utile fonctionna parfaitement en faveur du FPÖ emmené par le dynamique Dieter Egger. Comme on le constate concrètement, l’influence politique du BZÖ semble limitée uniquement au Land de Carinthie et à sa capitale Klagenfurt. Lors des élections provinciales du 1er mars 2009, le BZÖ emmené par le gouverneur sortant Gerhard Dörfler (successeur de Jörg Haider) avait recueilli 44,89 % (159.926 voix) et 17 sièges sur les 36 du Parlement régional. Faute d’une majorité absolue, Gerhard Dörfler gouverne le Land avec l’appui des Conservateurs de l’ÖVP.

 

Elu avec 63,99 % des voix, Christian Scheider est le nouveau maire BZÖ de Klagenfurt

Élu le 15 mars 2009 avec 63,99 %, Christian Scheider (g) devint officiellement le 8 avril 2009 maire (BZÖ) de Klagenfurt.

 

Lors du premier tour des élections municipales de Klagenfurt le 1er mars 2009, Christian Scheider (BZÖ) arriva largement en tête avec 40,66 % (20.928 voix) en devançant nettement son adversaire du SPÖ Maria-Louise Mathiaschitz (24,01 %, 13.358 voix) et en éliminant le maire sortant ÖVP Harald Scheucher (22,12 %, 11.385 voix). Lors du second tour organisé le 15 mars 2009, Christian Scheider s’imposa haut la main dans la capitale de la Carinthie avec le score magistral de 63,99 % (26.654 voix) contre 36,01 % (15.000 voix) à sa concurrente du SPÖ. Christian Scheider devint officiellement maire de Klagenfurt le 8 avril 2009.

 

Les Verts : influence politique très relative

Les Verts (Die Grünen) n’ont jamais participé à un gouvernement national. Lors du scrutin législatif anticipé du 28 septembre 2008, les Verts arrivèrent en cinquième position avec 10,43 % (509.936 voix et 20 sièges). Même si les Verts ont conservé leurs deux eurodéputés, ils réalisèrent un moindre score le 7 juin 2009 (9,93 % et 284.505 voix) par rapport au précédent scrutin européen du 13 juin 2004 (12,89 % et 322.429 voix). Dans le Land de Vorarlberg, leurs performances électorales apparaissent relativement régulières et peu transcendantes (1999 : 6,03 %, 11.541 voix et 2 sièges ; 2004 : 10,17 %, 14.829 voix et quatre sièges : 2009 : 10,58 %, 18.763 voix et quatre sièges).

 

Haute-Autriche : élections provinciales le 27 septembre 2009

Signalons que des élections provinciales se dérouleront dimanche 27 septembre dans le Land industrialisé de Haute-Autriche (Oberösterreich, capitale Linz). Lors du précédent scrutin de 2003, le FPÖ très affaibli n’avait recueillit que 8,40 % (65.643 voix et 4 sièges sur 56) et avait même été devancé par les Verts (9,06 %, 70.742 voix et 5 sièges). Le FPÖ espère améliorer son score de 2003 en Haute-Autriche tandis que le BZÖ emmené par la sœur de Jörg Haider Ursula Haubner essaiera de s’implanter localement.

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1. Dès le funeste printemps 2005, Heinz-Christian Strache et l’eurodéputé Andreas Mölzer réformèrent en profondeur le FPÖ sur les plans doctrinal et philosophique. En raison de sa nouvelle cohérence et de son intransigeance absolue face au Système, le FPÖ redevint une force politique incontournable sur la scène nationale. Le FPÖ obtient de nombreux suffrages parmi les jeunes électeurs et primo-votants (majorité électorale fixée à 16 ans en Autriche).

Par Jerome moreno herrero
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Jeudi 6 août 2009
Affiche du BNP en faveur de la préférence nationale

Affiche du BNP en faveur de la préférence nationale

 

Après des échecs répétitifs lors des scrutins partiels et la débâcle des élections européennes du 4 juin 2009, les Travaillistes paniquent ouvertement et durcissent le ton sur certains sujets « sensibles » afin de récupérer leur électorat populaire séduit par le British National Party (BNP). À la lumière de l’actuel contexte politique britannique, on appréhende mieux les motivations de ce « permis à points » pour la naturalisation. Derrière ce prétendu durcissement des conditions générales, se profile une mise en place déguisée d’immigration choisie. Pressentie comme vainqueur lors des prochaines élections générales de 2010, l’actuelle opposition conservatrice dirigée par David Cameron se montre favorable à l’immigration-invasion et au mythe destructeur d’une société dite multiculturelle.


Royaume-Uni : immigration-invasion et percée du BNP

Après les décolonisations hâtives consécutives à la fin de la seconde guerre mondiale, le Royaume-Uni subit une immigration massive du Tiers-Monde (sous-continent indien, Asie du sud-est, Afrique australe et orientale, Caraïbes). Ce processus migratoire fut largement encouragé par des gouvernements travaillistes laxistes et démagogues mais également par les Conservateurs ultralibéraux en quête de main d’œuvre bon marché. Bien que Margaret Thatcher ait officiellement proclamé son opposition à l’immigration-invasion lors des élections générales de 1979, les Conservateurs parvenus au pouvoir ont poursuivi les désastreuses politiques immigrationnistes et ont accéléré l’inéluctable processus de désindustrialisation.

 

Jean-Marie Le Pen, Nick Griffin et son épouse Jacquie le 14 juillet 2009 lors d'un repas au Parlement européen

Jean-Marie Le Pen, Nick Griffin et son épouse Jackie le 14 juillet 2009 lors d'un repas au Parlement européen

 

Après la victoire de Tony Blair lors des élections générales du 1er mai 1997, les Travaillistes favorisèrent l’invasion migratoire du Royaume-Uni. Ils promulguèrent des lois laxistes qui attirèrent un flux continu de faux demandeurs d’asile et autres réfugiés économiques du Tiers-Monde. Par conséquent, on assista à une inexorable progression de l’ethno-communautarisme et de l’islamisation de la société britannique.

Surtout, la population du Royaume-Uni augmenta rapidement dans des proportions inquiétantes. Estimée actuellement à 61 millions d’habitants, cette population devrait atteindre le chiffre spectaculaire de 70 millions en 2028. 70 % de  cette augmentation provient directement de l’immigration-invasion. L’immigration-colonisation a un impact écologique négatif puisqu’elle provoque une urbanisation galopante avec la construction de nombreuses infrastructures (routes) et lieux publics (écoles, services sanitaires, supermarchés) et donc une disparition accélérée des zones rurales ainsi que des « ceintures vertes » dans les zones fortement industrialisées (Midlands de l’Ouest, Nord-Ouest, Midlands de l’Est, Yorkshire & Humberside et Londres).

Dans le même temps, les britanniques de souche devinrent des citoyens de seconde zone, condamnés à une progressive marginalisation. Méprisé par les Conservateurs, l’électorat populaire déserta logiquement le parti Travailliste et rejoignit progressivement le BNP, unique mouvement de défense des britanniques de souche.

 

Eurodéputé de Yorkshire & Humberside, Andrew Brons remercie les électeurs britanniques d'avoir accordé leur confiance lors des élections européennes du 4 juin 2009

Eurodéputé du Yorkshire & Humberside, Andrew Brons remercie les électeurs britanniques d'avoir accordé leur confiance lors du scrutin européen du 4 juin 2009. Carte éditée par Martin Wingfield.

 

Lors des élections européennes du 10 juin 2004, les Travaillistes subirent déjà une défaite cinglante (3.718.683 voix, 22,6 %, -5,4 %) et perdirent 6 sièges d’eurodéputés (19 au lieu de 25). Gordon Brown succéda le 27 juin 2007 à l’impopulaire Tony Blair. Doté d’un charisme très inférieur à celui de son prédécesseur, Brown atteignit progressivement des sommets d’impopularité tandis que lors des scrutins partiels, les candidats Travaillistes furent mal élus dans leurs bastions inexpugnables (Manchester, Cumbrie dans le Nord-Ouest) ou largement devancés par les Conservateurs et même le BNP !

Lors des récentes élections européennes du 4 juin 2009, les Travaillistes de Brown subirent une défaite d’autant plus humiliante qu’ils furent relégués en troisième position et même devancés par les faux souverainistes de l’UKIP (2.498.226 voix, 16,5 % et 13 sièges). Avec 2.381.760 voix soit 15,7 %, les Travaillistes reculèrent fortement (-6,9 %) et perdirent de nouveau 6 sièges (13 au lieu de 19) par rapport aux précédentes élections déjà calamiteuses. Dans le même, le BNP approcha le million de voix (exactement 943.598) soit 6,2 % pour l’ensemble du Royaume-Uni. Véritable coup de tonnerre pour l’Établissement politico-médiatique, le BNP réussit à envoyer deux eurodéputés à Strasbourg, Nick Griffin élu pour le Nord-Ouest avec 132.094 voix (8 %) et Andrew Brons élu pour le Yorkshire & Humberside avec 102.139 voix (9,8 %). Nettement devancés par les Conservateurs de David Cameron dans tous les sondages, les Travaillistes s’attendent à une spectaculaire « Bérézina » électorale lors des prochaines élections générales organisées au cours de 2010 (Chambre des Communes, 650 députés).

 

Eurodéputé du Nord-Ouest, Nick Griffin remercie les électeurs d'avoir accordé leur confiance au BNP. Carte éditée par Martin Wingfield

Eurodéputé du Nord-Ouest, Nick Griffin remercie les électeurs britanniques d'avoir accordé leur confiance lors du scrutin européen du 4 juin 2009. Carte éditée par Martin Wingfield.

 

Signalons également une anecdote révélatrice de la panique croissante des Travaillistes. Lors d’une élection partielle organisée le 30 juillet 2009 dans le village de Brinsley (district de Broxtowe, comté de Nottinghamshire, Midlands de l’Est), la candidate du BNP Nina Brown est arrivée en deuxième position avec un score impressionnant de 28,32 % (288 voix). Les Travaillistes furent absents durant la majeure partie de la campagne électorale. Des militants Travaillistes apparurent la dernière semaine et commencèrent un méticuleux porte à porte auprès de leurs plus fidèles électeurs et sympathisants, à qui ils conseillèrent vivement de choisir le candidat conservateur au lieu de leur représentant local, dans le seul but de barrer la route au BNP. Outre sa cocasserie et une panique frénétique, cette pitoyable manœuvre politicienne illustre concrètement les profondes connivences idéologiques entre les Partis du Système (Travaillistes, Libéraux-Démocrates, Conservateurs) dont les oppositions et divergences politiques sont destinées à tromper des électeurs crédules.

 

Naturalisations : leurre du « permis à points »

À la lumière des récents événements politiques brièvement décrits ci-dessus, on comprend mieux la frénésie électoraliste de Gordon Brown et des Travaillistes discrédités. Baptisé « Borders, Citizenship and Immigration Act 2009 », le projet de loi portant sur les frontières, la citoyenneté et l’immigration fut adopté en mai 2009 par le Parlement (Chambres des Communes et des Lords). Dévoilées publiquement lundi 3 août, les différentes propositions censées durcir les conditions d’entrée et de naturalisation sont soumises à une consultation d’une durée de trois mois.

 

Caricature dénonçant l'imposture politique de David Cameron, chef de file des Conservateurs et probable future premier ministre du Royaume-Uni

Caricature dénonçant l'imposture politique de David Cameron, chef de file des Conservateurs et probable futur premier ministre du Royaume-Uni

 

Actuellement, un immigré obtient sa naturalisation après avoir travaillé durant 5 ans sur le sol britannique. Il suffit de maîtriser correctement la langue anglaise, de répondre à un questionnaire (QCM) portant sur la vie quotidienne, de payer ses impôts et de respecter les lois basiques. Ainsi, le Royaume-Uni naturalise annuellement plus de 130.000 candidats issus principalement du Tiers-Monde. Ces dernières décennies ont vu la multiplication de « Britanniques de papiers ». Bien évidemment, ce phénomène anti-national s’est amplifié après le retour au pouvoir des Travaillistes au printemps 1997. En raison de son inéluctable augmentation, le poids de l’électorat « britannique » d’origine immigrée est devenu un enjeu considérable entre les partis du Système et même pour les faux souverainistes de l’UKIP, soit disant opposés à l’immigration massive.

Le premier point de ce nouveau projet consisterait à allonger le délai d’acquisition de la naturalisation, qui passerait de 5 à 10 ans. L’une des mesures les plus spectaculaires est l’instauration de points pour l’obtention de la naturalisation. La connaissance profonde de la langue anglaise, de l’histoire et des institutions britanniques permet au requérant d’obtenir des points supplémentaires. La participation à la vie associative est largement encouragée puisqu’elle génère également des points. Bien évidemment, la règle de base est le respect absolu des lois britanniques tandis que les actes délictueux, la possession d’un casier judiciaire et les comportements anti-sociaux entraînent logiquement une perte de points. En réalité, il s’agit d’un projet de loi qui favorise sournoisement « l’immigration-choisie » si chère à Sarkozy et à son valet servile Hortefeux.

Parmi les critères générant des points et accélérant le processus de naturalisation, figure celui du lieu de résidence car il s’agit de lutter contre le vieillissement de la population perceptible dans certaines provinces. En réalité, il s’agit purement et simplement d’une grossière tentative de remplacement des populations de souche. Comme la qualification professionnelle du requérant constitue un argument déterminant, ce projet de loi favorise ouvertement l’immigration-choisie, processus catastrophique tant pour les pays d’origine condamnés à une éternelle stagnation économique, que pour les pays d’accueil où les salaires sont inexorablement tirés vers le bas et les cadres, ingénieurs de souche sont menacés d’un chômage perpétuel.

La région cible de ces mesures délirantes est l’Écosse, dont la population d’origine est jugée vieillissante. Au lieu de favoriser les naissances des écossais de souche et autres citoyens britanniques, les autorités politiques préfèrent vanter les « mérites » mythiques d’une société dite multiculturelle et accélérer l’invasion migratoire en provenance du Tiers-Monde. Le sinistre Jim Murphy, secrétaire d’État chargé de l’Écosse a récemment effectué un éloge écœurant de la société multiculturelle écossaise et a plaidé pour une installation massive d’immigrés qualifiés du Tiers-Monde, chargés d’assurer le développement économique de cette province septentrionale.

 

Des militants du BNP de Croydon (banlieue sud de Londres) sont venus spécialement à Calais pour dénoncer l'invasion migratoire du Royaume-Uni

Des militants du BNP de Croydon (banlieue sud de Londres) sont venus spécialement à Calais pour dénoncer l'invasion migratoire du Royaume-Uni

 

Faiblement peuplé et attaché à son identité très particulière, l’Écosse était jusqu’à présent relativement épargné par l’immigration-colonisation. Ancien centre industriel et première ville écossaise par sa population, Glasgow subit néanmoins une hausse de l’immigration couplée à une islamisation croissante. La seule inquiétude du collaborationniste Jim Murphy est le récent score obtenu par le BNP lors du scrutin européen du 4 juin 2009, car il serait supérieur à la proportion de minorités ethniques en Écosse ! Pour mémoire, le BNP conduit par l’infatigable Gary Raikes avait obtenu 27.174 voix d’électeurs écossais, soit 2,5 %.

Comme on le constate, ce projet de loi très médiatisé est d’abord dicté par des considérations purement électoralistes. Les Travaillistes profondément discrédités et cyniques sont prêts à n’importe quelle manœuvre politicienne afin de tenter d’arrêter leur hémorragie électorale et la fuite de leur électorat populaire vers le BNP. Au passage, ils prennent les potentiels électeurs du BNP pour des imbéciles. Ces derniers ont parfaitement perçu le piège grossier, conçu dans la panique en période pré-électorale puisque les prochaines consultations nationales doivent impérativement se dérouler avant le 3 juin 2010.

 

BNP

 

Considérés comme les grands vainqueurs des élections générales de 2010, les Conservateurs ont beau jeu d’ironiser sur ce projet de loi travailliste alors qu’eux-même sont favorables aux politiques immigrationnistes, génératrices d’une abondante main d’œuvre sous payée.

Quant aux habituelles déclarations indignées émanant des gauchistes et des Libéraux-Démocrates (équivalents du MoDem de l’ineffable Bayrou), elles sont purement hypocrites, circonstancielles et destinées à abuser une opinion publique crédule. Ainsi, certains électeurs naïfs croient sincèrement que ce projet de loi durcit les conditions d’entrée, de séjour et de naturalisation au Royaume-Uni puisqu’il génère des manifestations et protestations hostiles. En réalité, il s’agit d’un nouveau jeu de dupe entre les trois partis du Système (Conservateurs, Libéraux-Démocrates, Travaillistes), unis dans leur faillite collective et pour la destruction de l’identité britannique.

Sciemment jetées en pâture à une opinion publique légitimement inquiète face à l’immigration-colonisation et son corolaire l’islamisation agressive, ces diverses propositions risquent de subir un enterrement de première classe lors de la phase de consultation de trois mois. Souhaitons que lors des prochaines élections générales de 2010, les électeurs britanniques se montrent plus lucides que lors du scrutin européen du 4 juin 2009 où nombre d’entre eux se sont laissés abuser par les sirènes trompeuses de l’UKIP, allié indéfectible du Système et puissamment soutenu par les média aux ordres. Actuellement, le BNP représente le seul mouvement authentiquement patriotique et indéfectiblement attaché à l’identité britannique.

Par Jerome moreno herrero
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Lundi 8 juin 2009

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Andrew Brons est élu eurodéputé du BNP pour le Yorkshire et Humberside

Andrew Brons, eurodéputé du BNP pour le Yorkshire et Humberside

 

Malgré le redoublement frénétique d’une campagne politico-médiatique particulièrement haineuse et nauséabonde à l’égard du BNP, cette authentique formation patriotique obtient 2 sièges d’eurodéputés pour le Royaume-Uni. Il s’agit d’une remarquable performance car le Système politico-médiatique avait ardemment soutenu les faux souverainistes de l’UKIP, régulièrement extirpés de leur hibernation politique dans le seul but de confisquer et détourner les suffrages des patriotes crédules.  Au Parlement européen, Andrew Brons et Nick Griffin auront la lourde tâche de défendre les intérêts de leurs compatriotes britanniques et de lutter contre la nocivité de l’euro-mondialisme apatride et ultralibéral.

Tête de liste pour l’euro-région de Yorkshire et Humberside, Andrew Brons devient le premier eurodéputé du BNP avec un score de 9,8 % (120.139 voix). En juin 2009, cette euro-région industrielle compte 6 sièges comme en juin 2004. Âgé de 61 ans, l’universitaire Andrew Brons avait enseigné la politique et le droit.

Dirigeant du British National Party (BNP) depuis 1999, Nick Griffin conduisait la liste de son parti dans l’immense euro-région du Nord-Ouest. Cette immense super-circonscription encore industrielle et très urbanisée comprend les mégalopoles tentaculaires de Liverpool et Manchester, le Lancashire actuellement désindustrialisé et le comté maritime et rural de Cumbrie. En 5 ans, le Nord-Ouest a perdu un siège d’eurodéputé (9 en 2004, 8 en 2009).

 

Elu eurodéputé dans le Nord-Ouest, Nick Griffin dirige le BNP depuis 1999

Élu eurodéputé dans le Nord-Ouest, Nick Griffin dirige le BNP depuis 1999

 

En juin 2004 malgré une abstention de 59 % et la présence hyper-médiatisée de l’UKIP (257.158 voix, 12,16 %, 1 siège), Nick Griffin avait obtenu 6,38 % (134.959 voix). Il lui avait seulement manqué 31.727 suffrages pour conquérir le 9e siège en jeu dans le Nord-Ouest.

En juin 2009 compte tenu de la suppression d’un siège d’eurodéputé, Nick Griffin devait recueillir un score minimal de 8 % pour décrocher ce siège tant convointé. Avec une abstention en hausse de 9 % par rapport à juin 2004 et une participation réduite à 31,9 % en juin 2009, les spécialistes électoraux s’étaient accordés sur le chiffre de 132.905 suffrages ce qui correspondait à un score de 8 %. En obtenant finalement 132.094 voix soit environ 8 %, Nick Griffin remporte son pari et devient le deuxième eurodéputé britannique pour le BNP.

Avec les victoire autrichienne du FPÖ (13,08 %, 2 élus) et britannique, le printemps nationaliste des peuples d’Europe est donc en marche face au formidable rouleau compresseur de l’euro-mondialisme technocratique.

Par Jerome moreno herrero
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