Nouvelles mondiales

Dimanche 18 octobre 2009
Contraste social abyssal entre les prospères quartiers d'affaire et les bidonvilles (favelas) de Rio de Janeiro

Contraste social abyssal entre les prospères quartiers d'affaire et les bidonvilles (favelas) de Rio de Janeiro

 

Samedi 17 octobre 2009, un hélicoptère de police fut abattu dans un bidonville du nord de Rio de Janeiro lors d’une fusillade entre trafiquants de drogue. Deux policiers moururent dans cette attaque inédite au Brésil. L’insécurité dans les bidonvilles tentaculaires (favelas) de Rio constitue une question d’autant plus inquiétante que le CIO réuni à Copenhague le 2 octobre 2009 avait annoncé que les Jeux Olympiques d’été de 2016 seront organisés dans cette municipalité entre les 5 et 21 août 2016.

Cet acte criminel aurait très bien pu se dérouler dans une de ces banlieues ethniques surarmées de Seine-Saint-Denis ou d’Île-de-France.


Hélicoptère de police abattu dans une zone de non droit à Rio de Janeiro

Les bidonvilles (favelas) de Rio et d’autres villes brésiliennes constituent des zones de non droit contrôlées par des réseaux criminels très puissants et organisés. Contrairement à la France de l’UMPS, une volonté politique existe au Brésil afin de juguler une criminalité violente et croissante. Après sa confortable élection à la magistrature suprême lors du second tour du scrutin présidentiel le 27 octobre 2002 (61,3 %, 52.772.475 voix), l’ancien syndicaliste trotskiste Luiz Iniácio Lula Da Silva n’a nullement négligé les questions de sécurité publique.

Samedi 17 octobre 2009, dix trafiquants de drogue s’entretuèrent dans un bidonville dénommé « Colline des singes » dans la périphérie septentrionale de Rio de Janeiro. Ces criminels brûlèrent huit autobus urbains afin de faire diversion et de ralentir l’intervention policière. Il s’agit d’une tactique de guérilla parfaitement maîtrisée dans les banlieues ethniques « françaises », « belges » et « britanniques ».

Même si la police brésilienne manque parfois de moyens, elle est fermement décidée à combattre une criminalité extrêmement violente dans les bidonvilles multiethniques de Rio et d’autres agglomérations urbaines. Alors que l’hélicoptère de surveillance de la police survolait ce bidonville au nord de Rio, il fut touché par une balle au cours de la fusillade entre criminels. L’hélicoptère s’enflamma lors de son atterrissage sur un terrain de football. Deux policiers décédèrent, quatre autres membres de l’équipage dont le pilote furent blessés. L’un des policiers se trouve actuellement entre la vie et la mort. Selon le major Oderlei Santos de la police militaire, un tel acte criminel constitue une première au Brésil.

 

Président du Brésil depuis le 1er janvier 2003, l'ancien métallurgiste et sundicaliste Luiz Iniacio Lula Da Silva (d) visita le 13 avril 2006 la Compagnie brésilienne d'aluminium

Président du Brésil depuis le 1er janvier 2003, l'ancien métallurgiste et syndicaliste Luiz Iniácio Lula Da Silva (d) visita le 13 avril 2006 la Compagnie brésilienne d'aluminium

 

Lors d’une conférence de presse, le commandant général de la police militaire annonça le déploiement de forces supplémentaires afin de contrôler la situation et de combattre cette criminalité en expansion. Dans la foulée, 3.500 soldats brésiliens furent mobilisés afin de renforcer la sécurité dans ces zones de non droit.

Cette insécurité permanente dans les bidonvilles préoccupe les autorités politiques brésiliennes d’autant plus que la municipalité de Rio de Janeiro organisera les Jeux Olympiques de l’été 2016 entre les 5 et 21 août 2016. Les Jeux Paralympiques se dérouleront également à Rio entre les 7 et 18 septembre 2016. Huitième président du Comité International Olympique (CIO), le comte Jacques Rogge effectua cette annonce à Copenhague dans l’après-midi du 2 octobre 2009 à l’issue de la 121e session du CIO.

La candidature de Rio fut validée lors du troisième tour par 66 voix contre 32 pour Madrid. Rappelons qu’à l’issue du premier tour, Madrid recueillit 28 voix, Rio 26, Tokyo 22 et Chicago 18. Après l’élimination du fief électoral de Barack Obama, un second tour départagea Rio (46 voix), Madrid (29 voix) et Tokyo (20 voix).

Après cet acte criminel gravissime dans la périphérie de Rio, les autorités politiques et policières intensifieront leurs actions de contrôle et de lutte contre le grand banditisme au Brésil.

Signalons que le Brésil est une nation multi-ethnique, où l’insécurité constitue un fléau. Les bidonvilles ont des populations quasi-exclusivement multi-ethniques. Bien que les municipalités et les autorités politiques de gauche comme de droite aient préconisé des solutions sociales, la criminalité et l’insécurité perdurèrent dans ces zones de non droit tentaculaires, coincées entre les luxueux quartiers d’affaire et les pentes ascendantes de collines couvertes de jungle tropicale.

Au Brésil, un gouvernement de gauche n’hésite pas à prôner des solutions fortes et à envoyer concrètement des renforts militaires pour tenter d’installer un minimum de sécurité dans ces zones. En France, l’UMPS critique avec virulence les solutions « sécuritaires » et prône depuis plus de 35 ans des politiques sociales dispendieuses et éculées. L’argent des contribuables français est sciemment englouti dans les multiples zones de non droit d’Île-de-France ou de province.

 

Fn contre insécurité

 

Au regard de la banalisation et de l’escalade de violences urbaines dans les banlieues ethniques « françaises », cet acte criminel de Rio pourrait très bien se dérouler prochainement dans l’une des multiples zones de non droit du fameux 9-3 en proie à un ethno-communautarisme agressif et à une islamisation galopante.  Si une telle situation se produisait demain en Seine-Saint-Denis, dans les quartiers Nord de Marseille ou à Vaulx-en-Velin, la classe politicienne de l’UMPS verserait quelques larmes de crocodiles pour le décès de policiers dans l’exercice de leurs fonction et le ministre de l’Intérieur les décorerait à titre posthume. Aussitôt après, cette même classe politicienne pourfendrait à l’unisson les solutions de fermeté (envoi de l’armée et répression contre la criminalité organisée) et prônerait sans vergogne leur utopie sociale dispendieuse (« il faut plus de moyen pour les ‘quartiers’ défavorisés »). La politique d’ouverture (à gauche toute) et la présence visible de la gauchiste immigrationniste Fadela Amara constituent des preuves indubitables que le gouvernement sarkozyste se situe dans la droite ligne de tous ces prédécesseurs de l’UMPSC.

Dans des sociétés multi-ethniques comme au Brésil et dans la France actuelle, les solutions dites sociales se révélèrent complètement inefficaces et budgétivores. Seul un gouvernement du FN s’attaquera avec succès à l’insécurité galopante, renverra les clandestins et initiera un processus inéluctable d’inversion des flux migratoires. Avec Sarkozy et sa clique de parvenus, l’insécurité progressera inexorablement en raison de la primauté de la prévention sur la répression. Avec le FN, la sécurité-première des libertés dans une nation civilisée sur les cinq continents-constituera une priorité politique et s’appliquera pour tous les Français sans distinction d’origine (et les étrangers en situation régulière, respectueux de nos lois).

Par Jerome moreno herrero
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Samedi 17 octobre 2009
Vue partielle du pôle scientifique et technologique californien de la Silicon Valley

Vue partielle du pôle scientifique et technologique californien de la Silicon Valley

 

Les USA et la Chine commémorent officiellement le trentième anniversaire de la signature en 1979 de l’Accord bilatéral de coopération scientifique et technologique. Jeudi 15 octobre 2009, le président Barack Obama a rédigé une lettre de vœux adressée à l’ensemble des scientifiques américains et chinois réunis à Washington au sein d’une commission conjointe.

Par ailleurs, un rapprochement géostratégique semble s’amorcer entre la l’Australie et la Chine à l’issue d’une rencontre capitale et fructueuse entre le premier ministre Travailliste Kevin Rudd et le chef d’État major général Chen Bingde. Jusqu’à présent, la coopération sino-australienne concernait les domaines économique, commercial et culturel.


USA-Chine : commémoration du 30e anniversaire de l’Accord bilatéral de coopération scientifique et technologique

Le 18 décembre 1978, le réformateur et visionnaire Deng Xiaoping (1904-1997) décrétait l’ouverture économique et commerciale mondiales de la Chine. La première manifestation concrète de cet événement politique et historique fut la signature en 1979 par le président américain Jimmy Carter et Deng Xiaoping d’un Accord bilatéral de coopération scientifique et technologique. Cet Accord sino-américain fut un acte pionnier et initia un processus constructif de coopération entre les deux géants économiques dans de multiples domaines.

 

Signature en 1979 par Deng Xiaoping (1904-1997) et Jimmy Carter (20 janvier 1977-20 janvier 1981) de l'Accord bilatéral sino-américain dans les domaines scientifique et technologique

Signature en 1979 par Deng Xiaoping (1904-1997) et Jimmy Carter (20 janvier 1977-20 janvier 1981) de l'Accord bilatéral sino-américain dans les domaines scientifique et technologique

 

Trente-neuvième président des USA, Jimmy Carter (20 janvier 1977-20 janvier 1981) créa les ministères de l’Énergie, de l’Éducation et renforça la législation sur la protection de l’environnement.

Dès sa signature en 1979, cet accord englobait une coopération scientifique et technologique dans des secteurs extrêmement variés : agriculture, eau (recherches maritimes, gestion des ressources hydrauliques), énergie, environnement, sciences de la Terre (surveillance des séismes dans la « ceinture de feu du Pacifique »), santé et sécurité nucléaire. Progressivement, les gouvernements américain et chinois ont favorisé de nombreux programmes d’échanges et de recherche. En raison de sa nature technocratique, l’UE des 27 se marginalisera inéluctablement au niveau mondial dans les domaines scientifique et technologique. Avec le tournant du XXIe Siècle, l’Océan Pacifique est progressivement devenu l’équivalent géopolitique et géostratégique de la Mer Méditerranée (Mare Nostrum) sous l’Antiquité gréco-romaine.

À la lumière de ce bref aperçu des relations sino-américaines, on appréhende mieux l’importance de la signature à Los Angeles vendredi 17 juillet 2009 d’un accord de coopération pour l’énergie solaire entre les municipalité de Los Angeles et province maritime de Jiangsu (Chine orientale, Nord de Shanghaï).

À l’aube du XXIe Siècle, les préoccupations scientifiques et technologiques de la Chine et des USA concernent en priorité les énergies propres, le changement climatique (billevesée mondialiste habilement exploitée en Europe par les bobos gauchistes), la sécurité alimentaire et l’agriculture (développement accéléré de multinationales apatrides destinées à asphyxier les agricultures nationales) et la santé publique (cf. les lobbies pharmaceutiques et l’ingérence mondialiste dans la « grippe porcine »). Comme on le constate concrètement, la coopération bilatérale entre les deux géants économiques sert directement les intérêts du Nouvel Ordre Mondial à la sauce américaine. Sur un plan strictement politique, la simple expression de « impérialisme américain » est d’ailleurs bannie de tous les discours officiels depuis la présidence de l’américanophile et ultralibéral Jiang Zemin (1993-2003 et ami personnel de l’ancien premier ministre libéral canadien Jean Chrétien).

La treizième réunion de la Commission conjointe Chine-USA sur la coopération scientifique et technologique a débuté ses travaux jeudi 15 octobre. Conduite par le ministre des Sciences et de la Technologie Wan Gang, la délégation chinoise comprend 46 membres (officiels de différents ministères et ambassadeur de Chine aux USA Zhou Wenzhong).

Rédigée dès le jeudi 8 octobre, la lettre de Barack Obama adressée aux congressistes fut lue jeudi 15 octobre par John Holdren, directeur du Bureau des sciences et de la technologie à la Maison Blanche. Le président des USA a parfaitement perçu l’importance géopolitique de cet Accord bilatéral de 1979, comme le prouve ce bref extrait de sa missive : « Je suis fier de reconnaître que l’Accord américano-chinois sur les sciences et technologies est le plus long de tous les accords bilatéraux entre nos pays. Il a sans douter passé le test du temps. Son importance cependant va bien au-delà de son admirable longévité ».


26e premier ministre de l'Australie, le Travailliste Kevin Rudd est en poste depuis le 3 décembre 2007

26e premier ministre de l'Australie, le Travailliste Kevin Rudd est en poste depuis le 3 décembre 2007

 

Australie-Chine : rapprochement géostratégique en vue ?

Successeur du néo-conservateur et américano-mondialiste John Howard (11 mars 1996-3 décembre 2007), Kevin Rudd est le premier ministre travailliste de l’Australie depuis le 3 décembre 2007. Lors de ces dernières années, les relations géopolitiques et géostratégiques restèrent embryonnaires entre l’Australie et la Chine. Une coopération bilatérale sino-australienne concernait néanmoins l’économie, le commerce et la culture.

Moins servile à l’égard des USA, Kevin Rudd tente de favoriser des relations harmonieuses dans le secteur de la Défense entre les différents riverains de la zone Asie-Pacifique (rapprochement diplomatique avec l’Indonésie après une période tumultueuse sous l’atlanto-mondialiste John Howard).

Chef d’État major général des armées chinoises depuis 2007, le général Chen Bingde s’entretint longuement à Canberra samedi 17 octobre 2009 avec le premier ministre australien. Lors de leur entretien, les deux hommes optèrent pour un renforcement de la coopération bilatérale déjà existante entre leurs deux pays respectifs. Même s’il est prématuré de tirer des conclusions hâtives sur les répercutions politiques de cet entretien capital et fructueux, l’Australie et la Chine sembleraient initier un processus de rapprochement géostratégique dans la zone Asie-Pacifique.


Le général Chen Bingde devint en 2007 chef d'État major général des armées chinoises

Le général Chen Bingde devint en 2007 chef d'État major général des armées chinoises

 

Voici quelques extraits significatifs du discours du général Chen Bingde :

« Depuis longtemps, la Chine attache une grande importance aux relations avec l’Australie, basées sur le respect mutuel et le traitement sur un pied d’égalité et je suis convaincu que les relations bilatérales ne se développeront que si les deux pays accordent de l’attention aux intérêts essentiels et aux préoccupations majeures de l’autre. Les deux armées assument la responsabilité commune d’assurer la sécurité et la stabilité dans la région du Pacifique, la coopération en matière de sécurité des deux pays dispose donc de perspectives élargies ».
Par Jerome moreno herrero
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Samedi 26 septembre 2009
Situé dans une zone géostratégique majeure aux confins du Caucase et du Moyen-Orient, le Mont Ararat (5.165 m) est le plus haut somme de la Turquie

Situé dans une zone géostratégique majeure aux confins du Caucase et du Moyen-Orient, le Mont Ararat (5.165 m) forme le plus haut sommet de la Turquie

 

Selon un communiqué de l’agence de presse turque Anatolie publié vendredi 25 août 2009, la Turquie et l’Iran envisagent de créer une zone industrielle franche dans deux provinces frontalières (Van et Igdir). Liée à la CEE par un Accord d’association signé le 12 septembre 1963 et entré en vigueur le 1er décembre 1964, la Turquie devint officiellement candidate à l’Union Européenne (UE) lors du Sommet d’Helsinki le 10 décembre 1999. Nation à 99 % musulmane du Proche-Orient, la Turquie semble initier un processus de rapprochement géopolitique et géostratégique croissants avec ses voisins moyen-orientaux ainsi que certaines nations d’Asie centrale.


Iran-Turquie : Rapprochement géopolitique et géostratégique croissants

Proposé par l’Iran, le projet de création d’une zone industrielle franche dans deux provinces frontalières fut officiellement approuvé vendredi 25 août par le ministre turc de l’Industrie et du Commerce Nihat Ergun. La Turquie et l’Iran, qui avaient débuté l’étude de ce projet au cours de l’année 2008, espèrent le finaliser concrètement fin 2009. Rappelons que l’Iran est le deuxième détenteur mondial des réserves pétrolières (10 %, derrière l’Arabie Saoudite et devant l’Irak) et gazières (15 % derrière la Russie et devant le Qatar). L’Iran est également le deuxième producteur pétrolier au sein de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole).

Voici la déclaration finale de Nihat Ergun : « Nous attachons une grande importance à ce projet et souhaitons en faire le plus important et performant centre de production et d’industrie au Moyen-Orient ».

 

Carte politique de l'enclave azerbaïdjanaise de Nakhchivan (capitale éponyme) et des pay limitrophes du Moyen-Orient et du Caucase

Carte politique de l'enclave azerbaïdjanaise de Nakhchivan (capitale éponyme) et des pays limitrophes du Moyen-Orient et du Caucase

 

Les deux provinces orientales concernées sont Van (limitrophe de l’Iran, capitale éponyme, 19.069 km2 et 1.012.707 habitants) et Igdir (Anatolie orientale, capitale éponyme, limitrophe de l’Arménie, de l’enclave azerbaïdjanaise de Nakhchivan et de l’Iran, 3.587 km2 et 179.839 habitants). Situé à 65 % dans la province d’Igdir  et à 35 % dans celle d’Agri (16 km à l’ouest de l’Iran et 32 km au sud de l’Arménie), le Mont Ararat (5.165 m) est un volcan gris dont le sommet est couvert de neiges éternelles. Point culminant de la Turquie, le Mont Ararat est célèbre mondialement puisque le livre de la Genèse le mentionne comme la terre ferme atteinte par l’Arche de Noé.

Enclave montagneuse du Caucase, le Nakhchivan constitue une république autonome de l’Azerbaïdjan depuis le 17 novembre 1990. Détaché de l’Azerbaïdjan, le Nakhchivan (capitale éponyme, 5.363 km2, 398.000 habitants) partage des frontières communes avec la Turquie (extrémité occidentale, 15 km), l’Arménie (Nord, 221 km) et l’Iran (Sud, 179 km). Les tensions récurrentes avec son voisin arménien paralysent les relations économiques et commerciales entre l’Azerbaïdjan et son enclave dont l’isolement est accentué. En raison du rôle géopolitique et géostratégique majeurs de la Turquie, aucun conflit armé n’éclate entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Située à la frontière irano-turque, cette zone industrielle franche aura d’importantes répercutions économiques, commerciales, géopolitiques et géostratégiques au Caucase et au Moyen-Orient. Son implantation vise à créer des emplois pour les arméniens et les habitants du Nakhchivan ainsi qu’à normaliser les relations diplomatiques entre d’un côté la Turquie et l’Arménie et de l’autre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Comme on le constate concrètement, la Turquie à 99 % musulmane et notamment la province montagneuse d’Anatolie orientale se tournent progressivement vers le Moyen-Orient et le Caucase. Les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale constituent également un débouché économique et commercial stratégiques pour la Turquie.

Et si la Turquie, nation méditerranéenne musulmane du Proche-Orient commençait à s’éloigner politiquement et économiquement de l’Union Européenne (UE) ?

 

Rencontre des présidents turc Cevdet Sunay (1899-1982) et français Charles De Gaulle (1890-1969) à l'Elysée le 27 juin 1967

Rencontre des présidents turc Cevdet Sunay (1899-1982) et français Charles De Gaulle (1890-1969) à l'Élysée le 27 juin 1967

 

Turquie/CEE-UE : brève présentation chronologique

Premier ministre turc durant 10 ans (22 mai 1950-27 mai 1960), Adnan Menderes (1899-1961) prononça le 11 novembre 1957 un discours capital au cours duquel il évoqua une participation concrète de la Turquie au sein de la Communauté Économique Européenne (CEE). Menderes souhaita même que la CEE débouchât ultérieurement sur une Union Politique Européenne. Le 27 mai 1960, un coup d’État militaire mit brutalement fin à son cinquième gouvernement. Condamné à mort pour violation de la constitution turque, Menderes fut exécuté avec deux de ses anciens ministres le 17 septembre 1961 sur l’île d’Imrali (sud de la Mer de Marmara). Équivalent turc d’Alcatraz, l’île d’Imrali abrite une base militaire et surtout une prison de très haute sécurité dont l’actuel et unique détenu est le terroriste kurde Abdullah Öcalan (ancien chef du PKK). Moins de 34 ans après l’exécution de Adnan Menderes, l’Union Européenne (UE) s’est substituée le 1er janvier 1995 à la CEE.

Dix-huit mois après l’entrée en vigueur du Traité de Rome (1er janvier 1958), la Turquie présenta officiellement le 31 juillet 1959 sa demande d’association avec la CEE.

Exactement 280 ans jour pour jour après l’éclatante et décisive victoire lors de la Bataille de Vienne du 12 septembre 1683 (coalition chrétienne de 70.000 soldats polonais, allemands et autrichiens commandés par le Duc Charles V Léopold de Lorraine et de 30.000 hommes de secours dirigés par le Roi de Pologne Jean III Sobieski face aux 250.000 hommes commandés par le Grand Vizir Kara Mustafa), l’Accord d’association entre la Turquie et la CEE fut solennellement signé à Ankara le 12 septembre 1963. L’Accord d’Ankara entra officiellement en vigueur le 1er décembre 1964.

Cevdet Sunay (1899-1982) fut le cinquième président de la Turquie (28 mars 1966-28 mars 1973). Ancien prisonnier des britanniques lors de la première guerre mondiale, Cevdet Sunay participa dès 1918 à la Guerre d’Indépendance sous le commandement de Mustafa Kemal dit Atatürk (19 mai 1881-10 novembre 1938). Militaire de carrière et chef d’État major des armées turques depuis 1960, Cevdet Sunay fut reçu en grande pompe le 27 juin 1967 au palais de l’Élysée par le général Charles De Gaulle (1890-1969). Très en verve, le bradeur de l’Algérie française, de l’AOF et de l’AEF déclara notamment : « En Europe, […] l’intérêt de nos deux Républiques n’est-il pas de conjuguer leurs efforts pour qu’au lieu de l’opposition stérile de deux camps s’établissent la détente, l’entente et la coopération entre tous les peuples de notre continent ». Le général De Gaulle se rendit en Turquie en octobre 1968 lors d’un voyage officiel où il rencontra son homologue turc.

 

Premier président de la Turquie laïque (29 octobre 1923-10 novembre 1938), Mustafa Kemal dit Atatük (1881-1938) enseigne l'alphabet latin le 20 septembre 1928 dans la ville industrielle de Kayseri (Anatolie centrale)

Premier président de la Turquie laïque (29 octobre 1923-10 novembre 1938), Mustafa Kemal dit Atatük (1881-1938) enseigne l'alphabet latin le 20 septembre 1928 dans la ville industrielle de Kayseri (Anatolie centrale)

 

La Turquie déposa officiellement le 14 avril 1987 sa candidature d’adhésion à la CEE.

Lors du Sommet européen d’Helsinki le 10 décembre 1999, l’Union Européenne (UE) reconnut officiellement la candidature d’adhésion de la Turquie.

Le 16 décembre 2004, les dirigeants politiques des 27 nations de l’UE décrétèrent solennellement que les négociations d’adhésion débuteront à partir du 3 octobre 2005. Commissaire en charge de l’élargissement de l’UE depuis le 22 novembre 2004, le finlandais Olli Rehn est un soutien indéfectible de la candidature turque.

Précisons également que Sarkozy s’est arrangé à tripatouiller la Constitution du 4 octobre 1958 afin que l’organisation d’un référendum lors de l’adhésion d’un nouveau membre au sein de l’UE ne soit plus automatique. Par conséquent, l’agité frénétique de l’Élysée a délibérément décidé d’empêcher les électeurs français de rejeter cette adhésion intempestive. Le moment venu, l’opportuniste Sarkozy nous expliquera cyniquement qu’à titre personnel il avait toujours été hostile à l’adhésion de la Turquie au sein de l’UE mais que la France ne pouvait pas empêcher à elle seule ce processus historique. En résumé, il s’agit d’une variante alambiquée de l’adage marxiste du prétendu « sens de l’histoire ».

Située à un carrefour géopolitique et géostratégique décisifs, la Turquie est une nation méditerranéenne musulmane dont plus de 97 % du territoire appartient au continent asiatique. Aux confins du Proche/Moyen-Orient et du Caucase, la Turquie se tourne progressivement vers ses voisins orientaux et même certaines nations d’Asie Centrale. Membre de l’OTAN depuis 1952 et indéfectible soutien d’Israël, la Turquie constitue également un pion géopolitique et géostratégique majeurs pour les stratèges américano-mondialistes.

Par Jerome moreno herrero
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Mardi 15 septembre 2009
Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki essaie de détourner la seconde chaussure lancée par Muntadhar Al-Zinki sur G.W. Bush

Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki essaie de détourner la seconde chaussure lancée par Muntadhar Al-Zaidi sur G.W. Bush

 

Journaliste et patriote irakien, Muntadhar Al Zaidi travaillait depuis 2005 comme correspondant de Al-Baghdadia TV, chaîne indépendante de télévision satellite, basée dans la capitale égyptienne. Au cours d’une conférence de presse entre les présidents américain G.W. Bush (2001-2009) et premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, Al Zaidi se rendit mondialement célèbre en jetant ses deux chaussures à la face du plus puissant personnage de la planète. Son geste de protestation fut immédiatement médiatisé au niveau mondial tandis que de nombreuses manifestations de soutien se déroulèrent en Irak, au Proche et Moyen-Orient et que le Parlement jordanien observa une minute de silence en solidarité envers Muntadhar Al Zaidi. Condamné à trois ans de prison le 12 mars 2009 puis à un an début avril lors d’un nouveau procès en appel, le journaliste irakien fut libéré dans la matinée du mardi 15 septembre.


Muntadhar Al Zaidi : héros patriote face à l’occupation militaire américano-mondialiste

Les président américain G.W. Bush (2001-2009) et premier ministre irakien Nouri Al-Maliki avaient organisé une conférence de presse le 14 décembre 2008 à Bagdad. Le 4 novembre 2008, Barack Obama avait triomphalement été élu président des USA face à son concurrent républicain John McCain. En poste depuis le 20 mai 2006, l’autoritaire Nouri Al-Maliki est un valet servile de l’impérialisme américain en Irak et au Moyen-Orient.

Correspondant de presse et patriote irakien, Muntadhar Al Zaidi lança brusquement ses deux chaussures sur G.W. Bush qui ne fut jamais atteint.  Bush avait esquivé la première chaussure et Nouri Al-Maliki fit un geste de protection lors du lancer de la deuxième chaussure.

Al Zaidi déclara notamment : «  C’est le baiser de l’adieu au nom du peuple irakien, espèce de chien !  » et ajouta « C’est pour les veuves et les orphelins et tous ceux tués en Irak !  ». Lors de son évacuation musclée par les services de sécurité irakien et américain, Al Zaidi eut le temps de s’adresser une dernière fois à Bush : «  Vous êtes responsable de la mort de milliers d’Irakiens !  ». Se faire traiter de chien et se recevoir une chaussure constituent l’insulte suprême dans la culture arabique et musulmane. Rappelons que plus d’un million d’irakiens civils sont morts depuis le début de l’invasion américaine en 2003.

D’abord souriant puis impassible, G.W. Bush n’accorda pas une importance démesurée à cette manifestation de protestation d’un patriote irakien à l’égard de l’occupation militaire américaine. Alors que certains journalistes irakiens présentaient servilement leurs excuses au nom de leurs concitoyens, Bush leur répondit : «  Ne vous inquiétez pas. Merci de vous excuser au nom du peuple irakien. Cela ne m’a pas dérangé. Et si vous voulez tout savoir, c’était une chaussure de taille 10 (44 en taille française)  ». Interrogé ultérieurement par un journaliste américain, Bush répondit de manière détaché : « Je n’ai pas ressenti la moindre menace, et alors, cet homme a jeté une chaussure sur moi ? C’est une manière d’attirer l’attention  ».

 

Arrestation et médiatisation mondiale

Collaborateurs zélés des impérialistes américains, les services de sécurité ont malmené le prévenu selon le témoignage de son frère (bras et côtes cassés, blessures ouvertes au visage et sur une jambe). Selon un autre témoignage de sa famille, Muntadhar Al Zaidi fut torturé durant 36 heures avec des barres de fer et des décharges électriques. Sinon, il parait que la démocratie régnerait en Irak depuis l’occupation militaire américaine. Précisons d’ailleurs que l’actuel premier ministre chiite Nouri Al-Maliki mène une politique répressive à l’égard de la liberté de la presse en général et des médias sunnites en particulier (fermeture brutale des bureaux irakiens de la chaîne qatarie Al-Jazeera et de sa concurrente Al Arabiya basée à Dubai dans les Émirats Arabes Unis).

 

Le journaliste patriote irakien Muntadhar Al Zindi lance sa première chaussure sur le président américain G.W. Bush

Le journaliste patriote irakien Muntadhar Al Zaidi lance sa première chaussure sur le président américain G.W. Bush

 

Le « lancer de chaussures » connut une diffusion mondiale (télévision et internet). De nombreuses manifestations de soutien se déroulèrent en Irak, au Proche et Moyen-Orient. Rédacteur en chef de Flash, Nicolas Gauthier avait rédigé un vibrant éditorial et avait émis l’idée d’embaucher le courageux journaliste irakien après sa libération. Muntadhar Al Zaidi reçut un soutien unanime de ses collègues journalistes dans le monde entier. Son employeur Al-Baghdadia TV lui manifesta une solidarité sans faille au nom de la démocratie et de la liberté d’expression, promises par l’occupant américain et leurs valets irakiens chiites.

Secrétaire général des amitiés franco-irakiennes, le journaliste Gilles Munier avait lancé un appel de solidarité et de soutien à l’égard de l’intrépide journaliste et de la résistance patriotique irakienne. Site internet des résistants au Nouvel Ordre Mondial, Voxnr s’était immédiatement joint à l’appel et avait lancé l’opération « Intifada chaussure »

De même, des jeux vidéos firent irruption et se multiplièrent rapidement sur Internet. Intitulé Sock and Awel, un jeu vidéo en Adobe Flash fut mis en ligne dès le 16 décembre 2008 puis vendu le surlendemain aux enchères sur E-Bay pour 5.215 £.

 

Procès et libération de Muntadhar Al Zaidi

Le procès de Muntadhar Al Zaidi s’ouvrit le 18 février 2009 devant le tribunal pénal central de Bagdad mais fut ensuite ajourné au 12 mars. Inculpé pour insultes et agression à l’égard d’un chef d’État étranger, le résistant patriote encourrait entre cinq et quinze ans d’emprisonnement. Lors de son procès en première instance le 12 mars 2009, Al Zaidi fut condamné à une peine de trois ans de prison. Début avril 2009, la peine fut réduite à un an par les juges d’appel de la haute cour irakienne. Cette relative clémence des magistrats s’expliquait par le casier judiciaire vierge du journaliste. En vertu de la loi irakienne en vigueur, la bonne conduite de Al Zaidi entraîna une réduction automatique de 25 % de la durée de son incarcération.

 

Le 20 décembre 2008 à Montreal, des manifestants canadiens et québecois jettent leurs chaussures pour protester contre l'occupation militaire américaine en Irak et en Afghanistan, contre la présence canadienne en Afghanistan et en solidarité pour Muntadhar Al Zaidi

Le 20 décembre 2008 à Montréal, des manifestants canadiens et québecois jettent leurs chaussures pour protester contre l'occupation militaire américaine en Irak, en Afghanistan et la présence canadienne en Afghanistan et par solidarité envers Muntadhar Al Zaidi

 

Depuis dimanche 13 septembre, les journalistes des différents médias et ses partisans locaux s’étaient rassemblés au centre de Bagdad devant l’établissement pénitentiaire et attendaient la libération imminente du héros patriote Muntadhar Al Zaidi. L’avocat Diaa Al-Saadi avait préalablement déclaré qu’un tribunal irakien avait déjà effectué toutes les procédures nécessaires en vue de la libération de son client. Finalement, Muntadhar Al-Zaidi fut définitivement libéré dans la matinée du mardi 15 septembre. Accompagné d’une dizaine de membres de sa famille et de très nombreux confrères des médias locaux, le journaliste patriote arriva vers midi (heure locale) en héros devant son ancien lieu de travail.

Implacablement soutenu par ses confrères des médias non seulement au Proche et Moyen-Orient mais dans le monde entier, Muntadhar Al Zaidi fut copieusement acclamé par l’ensemble de ses collègues de Al-Baghdadia TV. Muntadhar Al Zaidi incarne conjointement le courage politique et la résistance patriotique irakienne face à l’occupation militaire américaine et à l’ingérence atlanto-mondialiste.

En raison de sa mondialisation médiatique, le « lancer de chaussures » connut un certain succès et fut imité par divers activistes dénués de tout charisme. Le 2 février 2009, un étudiant d’origine allemande âgé de 27 ans siffla, chahuta puis lança une chaussure de sport sur le premier ministre chinois Wen Jiabao lors de son allocution politico-économique dans la prestigieuse Université de Cambridge. À l’instar de G.W. Bush, Wen Jiabao resta impassible et réagit comme un chef d’État. Contrairement à celui de Muntadhar Al Zaidi à Bagdad, ce « lancer de chaussure » à Cambridge était perpétré par un étudiant crasseux et dénué de toute motivation politique sérieuse.

Par Jerome moreno herrero
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Lundi 14 septembre 2009
Le batteur d'estrade Obama lors d'une de ses nombreuses logorrhées sur un plateau médiatique

Le batteur d'estrade Obama lors d'une de ses nombreuses logorrhées sur un plateau médiatique

 

Selon les statistiques officielles publiées vendredi 11 septembre par le Département du trésor, le déficit fédéral américain aurait atteint 1.380 milliards $ le 31 août 2009. Alors que la récession économique provoque une catastrophe sociale aux USA, Barack Obama occupe la scène médiatique en multipliant des discours creux et inadaptés.


USA : déficit fédéral de 1.380 milliards $ en août 2009

Aux États-Unis, l’exercice fiscal démarre chaque année le 1er octobre et s’achève le 30 septembre. Ce déficit abyssal de 1.380 milliards $ intervient à un mois de la clôture de l’exercice fiscal de 2008. Dans son rapport synthétique, le Département du trésor souligne qu’au mois d’août 2009 le gouvernement fédéral a dépensé une somme supérieure de 111,4 milliards $ à ces recettes budgétaires.

Ce chiffre catastrophique constitue un record puisque le déficit fédéral accumulé sur les 11 mois de l’actuel exercice fiscal représente plus du triple de celui de 2007 (454,8 milliards $ entre les 1er octobre 2007 et 30 septembre 2008).

Selon les plus récentes prévisions de l’administration démocrate, le déficit fédéral américain atteindrait un record historique pour l’exercice fiscal de 2008 (1.580 milliards $). Néanmoins, cette sombre estimation est plus optimiste que celle divulguée en février 2009 (1.840 milliards $).

Des prévisions à long terme établissent un déficit fédéral de 9,005 milliards $ sur une période cumulée 2010-2019.

 

Campement rural de sans abris, exclus d'une société matérialiste, inégalitaire et ultralibérale. Le patriotismereste ancré dans les couches populaires et dans les Etats les plus ruraux des USA

Campement rural de sans abris, exclus d'une société matérialiste, inégalitaire et ultralibérale. Le patriotisme reste ancré dans les couches populaires et dans les États les plus ruraux des USA

 

Crise sociale et faillite du « modèle américain »

L’aggravation de ce déficit est provoqué par l’envolée du coût des mesures gouvernementales de relance économique mais également par le dispendieux programme de sauvetage du secteur bancaire et de la sphère financière. La récession économique a entraîné une diminution des recettes fiscales pour le gouvernement démocrate en place depuis janvier 2009. Berceau du mondialisme apatride et ultralibéral, les USA sont particulièrement affectés par les conséquences les plus nocives de la crise systémique globale. L’orgueil américain est actuellement touché de plein fouet.

Affaibli par la baisse des recettes fiscales, les États-Unis font face à une inéluctable hausse du chômage et à une crise sociale encore embryonnaire. Dans le même temps, le gouvernement fédéral est confronté à des coûts supérieurs aux prévisions dans les domaines des allocations chômage et de l’aide alimentaire. Par conséquent, le déficit fédéral est condamné à un inexorable accroissement en raison d’une baisse concomitante des recettes fiscales et une augmentation continue des dépenses gouvernementales.

 

Mégalopole cosmopolite, New-York juxtapose de luxueux quartiers financiers et commerciaux (5e Avenue à Manhattan) et des zones urbaines populaires (Brooklin) et déshérités (Harlem)

Mégalopole cosmopolite, New-York juxtapose de luxueux quartiers financiers et commerciaux (5e Avenue à Manhattan) et des districts urbains résidentiel (Staten Island), populaire (Brooklyn), multiethnique (Queens) et déshérité (Bronx)

 

Rappelons que la Californie, État le plus peuplé et dynamique sur la façade Pacifique, subit un chômage massifié et structurel (11,6 % en juin 2009 et 11,9 % en juillet 2009). Similaire à celui de son voisin septentrional de l’Orégon (plus grande agglomération Portland), ce taux de chômage californien est le quatrième au niveau fédéral derrière le Michigan (État industriel, capitale économique Detroit réputé pour son secteur automobile avec General Motors, Ford et Chrysler), Rhode Island (plus petit des 50 États, capitale Providence, région historique de la Nouvelle-Angleterre) et le Nevada (bordé au sud-ouest par la Californie et au nord par l’Orégon, plus grande agglomération Las Vegas capitale mondiale du jeu).

Le « modèle américain » est incontestablement en crise et inadapté face aux turbulences économiques provoquées par une crise systémique mondiale. Loin de s’attaquer idéologiquement aux causes de ce phénomène et de tenter de juguler les catastrophiques conséquences sociales, Obama et son administration démocrate bottent en touche. Afin de masquer son incompétence dans le domaine économique, Barack Obama multiplie les apparitions médiatiques et les discours creux.

Après avoir culminé lors de la dernière phase de sa campagne électorale et surtout lors de sa victoire face au Républicain immigrationniste John McCain, l’hystérie médiatique planétaire retomba rapidement comme un soufflet. Confronté aux dures réalités économiques et sociales, Obama n’apparait plus comme un homme providentiel destiné à sauver la planète. Comme ses prédécesseurs républicains ou démocrates, Obama s’enfonce dans une impopularité croissante. Dans les semaines et mois à venir, cette impopularité grandissante pourrait se transformer en une véritable descente aux enfers. Quelles seront les solutions concrètes du batteur d’estrade Obama face à une augmentation inéluctable du chômage, du déficit fédéral, à l’éclatement d’une crise sociale, à un enlisement en Afghanistan, à une pression migratoire constante (Mexique et Amérique latine) et à une insécurité galopante dans les mégalopoles ravagées par l’ethno-communautarisme ?

Par Jerome moreno herrero
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