42e premier ministre de la Suède, le conservateur
Fredrik Reinfeldt est en poste depuis le 6 octobre 2006
Entre les 1er janvier et 30 juin 2009, le premier ministre tchèque Mirek Topolanek avait assuré durant six mois la présidence tournante de l’Union Européenne (UE). Le premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt exercera cette présidence lors des six prochains mois (1er juillet-31 décembre 2009). Les principaux défis pour la présidence suédoise sont la crise systémique mondiale, les changements climatiques et la ratification du Traité de Lisbonne.
Suède : euro-mondialisme et inféodation à Bruxelles
Plusieurs cérémonies mondaines se sont déroulées mercredi 1er juillet à Stockholm avec la participation remarquée du président de la Commission européenne José-Manuel Barroso accompagné d’eurocrates apatrides et ultralibéraux. Rappelons que le 1er janvier 1995, l’Autriche, la Suède et la Finlande sont devenus membres de l’Union Européenne (ex CEE). Malgré la déférence de leurs dirigeants politiques à l’Europe de Bruxelles, les électeurs suédois avaient de nouveau refusé l’adoption de l’Euro lors d’un référendum organisé le 14 septembre 2003.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec l’européiste José-Manuel Barroso, le premier ministre conservateur suédois Fredrik Reinfeldt a effectué quelques déclarations d’une banalité affligeante. Les principaux enjeux de la présidence suédoise (juguler la crise économique mondiale, lutter contre le “réchauffement climatique”) sont examinés à l’aune de la pensée unique mondialiste et anti-nationale.
En conformité avec la pensée du mondialiste apatride Jacques Attali, ces orateurs européistes ont plaidé pour davantage d’euro-mondialisme comme naguère leurs aînés plaidaient pour davantage de “communisme” pour la résolution des problèmes croissants dans l’ex URSS. Adversaires obsessionnels de l’identité nationale et des solutions enracinées, ces dirigeants politiques et autres eurocrates déconnectés des réalités prétendent qu’une intensification de la mondialisation politique et économique permettra de juguler cette crise systémique mondiale. En réalité, les effets actuellement dévastateurs sur les économies nationales de l’UE des 27 seront amplifiés et envenimés avec une accélération de la désindustrialisation, de la désertification économique et des délocalisations dans les économies émergentes d’Asie, d’Afrique du Nord et d’Amérique latine.
Président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso est un euro-mondialiste apatride et ultralibéral
Le condescendant et patelin Barroso était présent durant l’intégralité du discours de Reinfeldt et des différents pourparlers. Mondialisme de gauche, l’écologie dévoyée dominait largement les débats politiques de l’Union Européenne (UE) avant le déroulement du scrutin européen des 4 et 7 juin 2009. Avec le succès des listes “vertes” dans les différentes nations d’Europe, l’écologie politique (défendue par des bobos citadins et hostiles à la ruralité enracinée) est devenue omniprésente dans les préoccupations des technocrates de Bruxelles. Depuis plusieurs années, les écolo-mondialistes évoquent le “réchauffement climatique”, les gaz à effet de serre. Adeptes d’un tiers-mondisme hostile aux traditionnelles nations enracinées, ces écolo-gauchistes accusent immanquablement les anciens pays industrialisés et dédouanent largement certains pays émergents très pollueurs (Chine, Inde).
Une conférence internationale de l’ONU sera organisée à Copenhague (Danemark) en décembre 2009. Cet événement obnubile d’ores et déjà l’européiste Barroso puisqu’il exige dès maintenant que la Suède y présente une position unifiée pour l’UE des 27.
Le Traité de Lisbonne en panne
José-Manuel Barroso comme le premier ministre suédois se sont bien gardés d’évoquer le ralentissement, voire la paralysie du processus de ratification parlementaire du Traité de Lisbonne. Président du Front National, Jean-Marie Le Pen est le seul homme politique français à avoir rédigé un communiqué de presse après la décision de la Cour constitutionnelle allemande de suspendre la ratification parlementaire de ce Traité européiste. Le parlement allemand (Bundestag, chambre basse et Bundesrat chambre haute) doivent opérer certaines modifications d’ordre constitutionnel en raison du “déficit démocratique structurel” de l’UE.
Au moins, 50 parlementaires allemands (Bundestag et Bundesrat) sont connus pour leur hostilité au Traité de Lisbonne. Le chef de file de ces contestataires à l’Europe de Bruxelles est le député bavarois (CSU) Peter Gauweiler, président de la sous-commission des affaires culturelles et éducatives au sein de la commission des Affaires étrangères du Bundestag. Une crise politique larvée au sein de la grande coalition SPD-CDU-CSU pourrait se produire quelques semaines avant le déroulement des élections fédérales du dimanche 27 septembre 2009. Comme Sarkozy, Angela Merkel soutient avec acharnement ce fameux Traité de Lisbonne que combat par ailleurs la CSU bavaroise, traditionnel allié de la CDU. Rappelons que lors de ces élections fédérales de l’automne 2009, la Chancelière Angela Merkel doit affronter son rival social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier.
Le parlement allemand doit se réunir pour une session extraordinaire le 26 août 2009. Au cours de cette session, les parlementaires écouteront une première lecture de la nouvelle loi. Peter Gauweiler fut naturellement l’un des principaux protagonistes à l’origine de cette motion devant la Cour constitutionnelle basée à Karlsruhe. Le 8 septembre, les députés du Bundestag doivent approuver ou rejeter ces modifications d’ordre constitutionnel.
En dehors des péripéties allemandes, on relève l’opposition déterminée des présidents polonais Lech Kaczynski et tchèque Vaclav Klaus, qui n’ont pas l’intention de parapher immédiatement le Traité de Lisbonne. On se souvient que le 12 juin 2008, 53,4 % d’électeurs irlandais avaient rejeté par référendum ce Traité européiste. Après ce tonitruant coup de gueule irlandais de l’été 2008, les manœuvres politiciennes des eurocrates ont débuté dès l’automne et ont culminé lors du Sommet européen de Bruxelles les 11 et 12 décembre 2008. En octobre 2009, un deuxième référendum sera organisé en Irlande à l’issue duquel les européistes nous prédisent un oui massif. En l’échange de quelques promesses fumeuses (Défense, neutralité, fiscalité, restriction extrême de l’avortement et maintien permanent d’un commissaire irlandais au sein de la Commission européenne), les électeurs irlandais risquent d’être de nouveau victimes d’un cynique marché de dupe, d’ailleurs dénoncé lors d’un communiqué par le seul Jean-Marie Le Pen.
Érigé en 1905, le Riksdag est le Parlement monocaméral de la Suède (349 députés)
Suède-UE : bref aperçu politique et portrait de Fredrik Reinfeldt
On se souvient que le 20 novembre 2008 le parlement monocaméral suédois (Riksdag) avait largement approuvé le funeste Traité de Lisbonne. Sur les 349 parlementaires représentant tous un des multiples partis du Système, 243 ont voté pour, 39 contre, 13 se sont abstenus et 54 n’ont pas participé aux débats. Comme dans les autres nations de l’UE des 27, il existe incontestablement un fossé abyssal entre l’opinion publique majoritairement hostile à l’eurocratie apatride de Bruxelles et des parlementaires vendus corps et âmes aux technocrates euro-mondialistes.
Néanmoins lors des élections européennes du 7 juin 2009, les électeurs suédois n’ont pas manifesté une cohérence politique puisqu’une nette majorité des 18 eurodéputés siégeant à Bruxelles sont favorables à cette Europe technocratique, véritable marchepied du Nouvel Ordre Mondial. Malgré un score en nette progression (3,27 %, 103.584 voix soit +2,14 % par rapport à juin 2004), les Démocrates de Suède (sverigedemokraterna) emmenés par leur jeune et dynamique dirigeant Jimme Åkesson n’ont malheureusement pas pu obtenir un siège d’eurodéputé à Strasbourg.
Né le 4 août 1965, Fredrik Reinfeldt eut une enfance instable et ballotée à travers différentes localités suédoises et même Londres. Toutefois sa famille se fixa en 1976 à Täby dans la banlieue de Stockholm. Son père était un élu local des Modérés tandis que sa mère exerçait une activité de psychologue et conseillère en gestion. Avant de s’engager très tôt en politique, le jeune Reinfeldt joua dans l’équipe locale de basket et dans de multiples compagnies théâtrales.
Il s’engagea à l’âge de 18 ans dans le mouvement des Jeunes modérés, formation conservatrice et libérale. Il effectua son service militaire au sein des chasseurs lapons dans la ville industrielle de Kiruna (nord).
En 1990, le jeune Reinfeldt déjà acquis aux théories ultralibérales obtint un diplôme de sciences économiques. Élu en 1988 conseiller municipal de Täby, Fredrik Reinfeldt devint député en 1991 et siégea pour la première fois au sein du Riksdag.
Après avoir dirigé au niveau local le mouvement des Jeunes modérés, lors du Congrès de Lycksele en 1992 Reinfeldt s’imposa d’extrême justesse (58 voix contre 55) pour la présidence nationale de la branche “jeune” du Mouvement. Durant de nombreuses années, les Jeunes modérés se sont affrontés entre partisans d’une ligne conservatrice (comme Reinfeldt) et néolibérale (comme son malheureux adversaire de 1992).
Reinfeldt devint président des Modérés (moderaterna) le 25 octobre 2003. Euro-mondialiste acquis au politiquement correct, Reinfeldt proposa un programme politique consensuel et centriste. Lors des élections législatives du 17 septembre 2006, sa large coalition de partis centristes et démocrates chrétiens fut victorieuse (48,1 %) face aux sociaux-démocrates alors au gouvernement (46,2 %). Au sein de sa coalition hétéroclite, sa formation politique (les Modérés) progressa nettement entre septembre 2006 (26,1 %) et le dernier scrutin législatif de 2002 (15,3 %) remporté par la gauche sociale-démocrate.
Avec 175 voix contre 169, le 5 octobre 2006 Fredrik Reinfeld fut élu d’une courte tête Ministre d’État (premier ministre) par les parlementaires du Riksdag. Le 6 octobre, il remplaça solennellement le premier ministre social-démocrate sortant Göran Persson et présenta la composition de son gouvernement ainsi que son programme politique devant les parlementaires du Riksdag. Son action la plus marquante se produisit en février 2009 avec la levée du moratoire du programme nucléaire suédois.
Euro-mondialiste ultralibéral, Friedrik Reinfeldt est donc le parfait candidat pour les technocrates apatrides de Bruxelles. Par conséquent, les 6 mois de la présidence tournante assurée par la Suède contribueront à accélérer le démantélement programmé des traditionnels États-nations du continent européen.

