Diplomatie européenne

Dimanche 9 août 2009
Valet servile des impérialistes atlanto-mondialistes, le général David Richards commanda les forces de l'OTAN en Afghanistan entre juillet 2006 et février 2007 et deviendra le nouveau chef d'état major britannique dès le 28 août 2009

Valet servile des impérialistes atlanto-mondialistes, le général David Richards sera le nouveau chef d'état major britannique en Afghanistan dès le 28 août 2009

 

Lors d’un entretien accordé samedi 8 août au « Times », le nouveau chef d’état-major britannique David Richards a solennellement déclaré que la ‘mission militaire britannique’ en Afghanistan pourrait encore durer entre 30 et 40 ans. Pâle successeur du cynique Tony Blair, Gordon Brown apparait plus que jamais comme une servile marionnette consciemment manipulée par les américano-mondialistes. Sur le terrain, trois parachutistes britanniques furent tuées lors d’une explosion au cours de l’après-midi du jeudi 6 août 2009. Depuis l’occupation militaire de l’OTAN en Afghanistan en octobre 2001, le Royaume-Uni a enterré 195 soldats, dont 22 pour le seul mois de juillet 2009. Alors qu’une majorité de citoyens du Royaume-Uni sont opposés à l’envoi de troupes supplémentaires et préfèrent un retrait immédiat d’Afghanistan, de jeunes britanniques meurent non pas pour la défense de leur nation par ailleurs affaiblie par une déferlante migratoire et islamique du Tiers-Monde, mais pour les sordides intérêts géopolitiques des atlanto-mondialistes qui cherchent à établir leur Nouvel Ordre Mondial autour d’un Grand Moyen-Orient et d’une Asie centrale vassalisés.


Afghanistan : l’occupation militaire britannique prévue pour 30-40 ans !

Commandant des troupes de l’OTAN en Afghanistan entre juillet 2006 et février 2007, le général britannique David Richards deviendra officiellement le chef d’état major britannique à partir du 28 août 2009. Son entretien du samedi 8 août au « Times » constitue une sorte de baptême du feu médiatique. Voici la déclaration phare de ce haut gradé de l’OTAN : « Je crois que le Royaume Uni sera engagé d’une manière ou d’une autre en Afghanistan-le développement, la gouvernance, la réforme du secteur de la sécurité- pendant les 30 à 40 prochaines années ».

 

Le président afghan Hamid Karzaï et son maître américain G.W. Bush à la Maison Blanche le 28 janvier 2002

Le président afghan Hamid Karzaï et son maître américain G.W. Bush à la Maison Blanche le 28 janvier 2002

 

Selon les déclarations médiatiques du général Richards, l’implication en Afghanistan des troupes britanniques actuellement composées de 9.000 hommes aurait seulement une utilité à moyen terme puisque dans le même temps il n’y aurait « absolument aucune chance » pour un retrait de l’OTAN. Si on traduit ce langage ampoulé et abscons, l’ingérence atlanto-mondialiste risque de durer indéfiniment en Afghanistan, nation ravagée par de constantes violences politiques justement exacerbées par cette interminable occupation militaire internationale. Rappelons également la prospérité croissante de la culture du pavot et de la fabrication d’héroïne destinée à l’Europe occidentale (via la Turquie, le Kosovo islamo-mafieux) et à l’Amérique du Nord. Avec la passivité, voire la complicité tacite des troupes d’occupations de l’OTAN (ISAF), ces narco-trafics ont explosé depuis la chute du régime des Talibans en décembre 2001 et constituent une part croissante du PIB afghan.

Valet servile et marionnette caricaturale des impérialistes américano-mondialistes, le terne Hamid Karzaï apparait sur la scène politique afghane dès le 22 décembre 2001 lors de la chute définitive du régime des Talibans. Dans un premier temps, le fantoche Karzaï exerça un « pouvoir » provisoire jusqu’à l’élection présidentielle du 9 octobre 2004 directement concoctée par les stratèges néo-conservateurs de Washington. Ardemment soutenu par le simpliste G.W. Bush (2001-2009), Hamid Karzai obtint environ 4,5 millions de suffrages (sur 8,1 millions) et s’imposa dans 21 des 34 provinces afghanes. Depuis sa prise officielle de fonction le 3 novembre 2004, son « pouvoir » est illusoire puisque il ne dépasse guère les quartiers périphériques de la capitale Kaboul. Plus ou moins bénéficiaire des narco-trafics lucratifs, l’insipide Karzaï est l’objet de constantes menaces ou tentatives d’attentats.

Précisons qu’il serait simpliste de réduire la résistance afghane contre l’ingérence atlanto-mondialiste ou les opposants politiques de Karzaï à des Talibans ou des terroristes islamiques fanatiques comment tentent de l’affirmer une grotesque propagande néo-conservatrice, relayée en Europe occidentale par quelques ‘américanolâtres’ impénitents.

 

Carte topographique de l'Afghanistan, nation montagneuse aux confins au Moyen-Orient et de l'Asie centrale

Carte topographique de l'Afghanistan, nation montagneuse aux confins du Moyen-Orient et de l'Asie centrale

 

Afghanistan : 52 % des sondés britanniques veulent un retrait des troupes

Signalons que depuis l’engagement du Royaume-Uni en Afghanistan en octobre 2001, la campagne militaire a saigné les contribuables britanniques qui ont déjà versé plus de 5 milliards £ pour une occupation militaire destinée à satisfaire les objectifs géopolitiques des atlanto-mondialistes.

Contrairement à une propagande simpliste des impérialistes américains et de leurs divers idiots utiles, les troupes de l’OTAN sous commandement international (ISAF) ne sont pas en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme islamiste, l’obscurantisme extrémiste ou établir dans le futur une vertueuse ‘démocratie’ conforme aux fameux « Droits de l’Homme » définis par des bobos occidentaux.

Les objectifs des atlanto-mondialistes visent à établir dans un futur plus ou moins proche un Gouvernement mondial autour d’un utopique « Grand Moyen-Orient » fantasmé par l’ancien alcoolique G.W. Bush. De même, l’Asie centrale est au cœur des préoccupations des stratèges américano-mondialistes, qui favorisent à dessein les troubles ethniques dans certaines zones comme le Xinjiang (cf les récentes violences urbaines et ethniques d’Ürümqi entre Han et ouïghours le 5 juillet 2009).

Situé au cœur de l’Asie centrale et privé de tout débouché maritime, l’Afghanistan est une contrée essentiellement montagneuse bordée à l’Ouest par l’Iran, au nord-ouest par le Turkménistan, au nord par l’Ouzbékistan, au nord-est par le Tadjikistan, à l’est par la Chine (région autonome du Xinjiang) et au sud et sud-est par le Pakistan. Comme on le constate concrètement, l’Afghanistan forme un trait d’union géopolitique et géostratégique entre le Moyen-Orient et l’Asie centrale. Au XIXe Siècle, l’Afghanistan constituait déjà un enjeu géopolitique majeur puisque il était âprement convoité et pris en étau entre l’expansion russe vers le sud et l’impérialisme britannique vers le nord (cf la sécurité de l’Empire des Indes et la déstabilisation politique du Tibet pour contrer la Chine).

 

Carte géopolitique sur les cultures du pavot et leur impact économique dans chaque province afghane

Carte géostratégique sur les cultures de pavot et leur importance dans chaque province afghane

 

Même si les sondés conservent quelques vagues souvenirs de l’histoire impériale du Royaume-Uni et possèdent quelques notions floues de géopolitique, on peut se féliciter de la lucidité de l’opinion publique britannique.

Selon les résultats d’un sondage publié par l’institut ComRes, 52 % des personnes interrogées se déclarent hostiles à l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan et préfèrent un retrait immédiat des soldats britanniques. Dans la même enquête, il ressort que 75 % des sondés estiment que les forces britanniques en Afghanistan manquent d’ équipements de base pour assurer leur mission correctement et en toute sécurité. Seulement 35 % des personnes interrogées soutiennent la politique gouvernementale de Gordon Brown et de son cabinet travailliste, qui jugent nécessaire l’envoi de troupes supplémentaires et une augmentation des ressources consacrées à l’Afghanistan. Fin juillet 2009, le secrétaire d’État à la Défense Bob Ainsworth décidait l’envoi supplémentaire de 125 personnels de service dont les missions consisteraient à consolider les progrès réalisés lors de certaines opération de sécurisation.

La question afghane (et irakienne) empoisonne les débats politiques au Royaume-Uni. Les Travaillistes déjà discrédités, qui envoient de jeunes soldats britanniques dans des zones hautement dangereuses, apparaissaient comme des politiciens bien planqués et cyniques. L’opinion publique britannique perçoit plus ou moins nettement que ces jeunes militaires parfois peu expérimentés se font trouer la peau pour d’obscurs intérêts géopolitiques mondialistes.

 

Vue partielle de Kaboul, capitale de l'Afghanistan

Vue partielle de Kaboul, capitale de l'Afghanistan

 

Depuis l’occupation militaire britannique de l’Afghanistan en octobre 2001, le Royaume-Uni déplore la mort de 195 soldats, dont 22 pour le seul mois de juillet 2009. Ce dernier chiffre constitue un sinistre record depuis le début de la présence britannique. Jeudi 6 août 2009 au cours de l’après-midi, trois parachutistes britanniques furent instantanément tués lors de l’explosion de leur véhicule alors qu’ils effectuaient une mission habituelle de sécurisation au côté de militaires des forces nationales de sécurité afghanes. Un quatrième membre de la patrouille fut d’ailleurs grièvement blessé et se trouve actuellement dans un état critique. Des attaques et des tirs effectués avec des armes légères se produisirent immédiatement après l’explosion du véhicule. Ce genre d’escarmouches meurtrières s’est malheureusement multiplié et banalisé lors de ces derniers mois. Notons que le nombre de décès en constante augmentation en Afghanistan est plus important qu’en Irak.

 

Retrait très graduel de l'Irak et incohérences diplomatiques des Travaillistes

Présentes dans la ville chiite de Bassorah (sud de l’Irak), les forces britanniques ont officiellement achevé leur mission de combat et de sécurisation le 30 avril 2009. Les 3.700 soldats britanniques ont progressivement commencé leur retrait de Bassorah et de ses environs. Remarquons que ce désengagement relatif et en trompe l’œil de l’Irak coïncide avec un renforcement de la présence militaire britannique en Afghanistan.

 

Premier ministre britannique (2 mai 1997-27 juillet 2007), Tony Blair favorisa conjointement l'invasion migratoire, le multiculturalisme poussé à son paroxysme et mentit cyniquement au sujet de l'Irak

Premier ministre britannique (2 mai 1997-27 juin 2007), Tony Blair favorisa conjointement l'invasion migratoire, le multiculturalisme, le communautarisme et les objectifs géopolitiques des atlanto-mondialistes

 

Selon un récent accord bilatéral négocié entre le Royaume-Uni et l’actuel exécutif irakien, environ 150 soldats, cinq navires et leur équipage seront autorisés à rester un an supplémentaire en Irak, après la promulgation définitive de cet accord par le Parlement irakien. Ces soldats britanniques poursuivront une triple mission qui consistera à patrouiller dans les eaux territoriales irakiennes dans le Golfe Persique, à sécuriser les plateformes pétrolières et à former la marine irakienne.

En raison d’interminables retards de procédure, le Parlement irakien n’a toujours pas ratifié cet accord, actuellement soumis à une troisième lecture parlementaire. En attendant sa promulgation définitive, les troupes britanniques encore stationnées en Irak se sont temporairement établies dans le Koweit voisin. Rappelons qu’à l’instar de l’Arabie Saoudite, le Koweit est une richissime monarchie pétrolière vassalisée par les impérialistes atlanto-mondialistes.

Au sujet de l’Irak et des mythiques armes de destructions massives, le cynique Tony Blair a récemment avoué avoir menti en toute connaissance de cause. Malgré un discrédit général, le même Blair a le culot de briguer la présidence de l’Europe. Indigné par une telle prétention arrogante et déplacée, un électeur du Yorkshire & Humberside s’en est récemment ému dans une missive adressée à l’eurodéputé Andrew Brons.

En outre, les incohérences diplomatiques et géopolitiques du gouvernement Travailliste sont flagrantes puisque d’un côté il soutient sans faille les stratèges atlanto-mondialistes et la politique agressive d’Israël et de l’autre il favorise sciemment l’invasion migratoire et islamique du Tiers Monde sur le sol britannique. Par conséquent, les islamistes et autres extrémistes du Proche et Moyen-Orient qui pullulent dans certains districts londoniens (Barking & Dagenham) à Luton (nord-ouest de Londres, comté de Bedfordshire) à Oldham (Grand-Manchester, Nord-Ouest) ou Bradford (West Yorkshire, Yorkshire & Humberside) manifestent publiquement leur agressivité et hostilité croissantes à l’égard de la politique étrangère britannique.

 

Manifestants islamistes exigeant l'application de la Sharia au Royaume-Uni

Manifestants islamistes exigeant l'application de la Sharia au Royaume-Uni

 

Les soldats britanniques de retour d’Afghanistan se font systématiquement insulter et agresser par des foules islamistes chauffées à blanc. Les Travaillistes se trouvent donc dans une position politique intenable et ingérable puisque dans le même temps ils pratiquent allègrement le clientélisme communautaire, notamment musulman (pakistanais, péninsule arabique et algérien). Par ailleurs, le Royaume-Uni compte de nombreux « réfugiés » et faux demandeurs d’asile afghans tandis qu’une myriade d’autres stationnent et vivent clandestinement à Calais avec l’espoir irréaliste de s’établir au Royaume-Uni.

L’aile la plus à gauche des Travaillistes critique ouvertement l’actuel gouvernement de Gordon Brown et épouse certaines revendications extrémistes des islamistes. Condamner l’agressive politique israélienne et le pilonnage meurtrier de la bande de Gaza en décembre 2008-janvier 2009 est une chose. Mais stigmatiser des entreprises britanniques pour leurs liens commerciaux supposés avec Israël et chauffer à blanc de jeunes voyous islamistes est autre chose. De plus, certains Travaillistes parmi les plus extrémistes et immigrationnistes versent carrément dans l’antijudaïsme, voire un certain antisémitisme avec des connotations raciales.

Un récent exemple concret illustre les dérives politiques totalitaires et la ’schizophrénie’ du gouvernement travailliste de Gordon Brown. Au Royaume-Uni existe une liste contenant les noms d’agitateurs extrémistes et islamistes interdits de fouler le sol britannique. Soutenue par Gordon Brown, la très controversée secrétaire d’État à l’Intérieur Jacqui Smith (démissionnaire le 2 juin 2009) avait décidé d’inclure le nom d’un néo-conservateur américain d’origine juive, Michael Savage. Ses positions jugées ‘homophobes’ par les gauchistes britanniques avaient facilité son bannissement au Royaume-Uni. L’affaire fit scandale Outre-Manche car elle fut étouffée dans un premier temps. Même si les positions géopolitiques de Michael Savage sont contestables, il était particulièrement scandaleux de le mettre sur un plan identique avec de dangereux terroristes islamistes et lui interdire l’entrée du sol britannique.

Michael Savage a protesté avec véhémence contre cet odieux ostracisme sur son site internet tandis que le Ministère de l’Intérieur britannique avait constamment justifié cette ignoble décision par une volonté d’équilibrer la liste des citoyens interdits d’accès au Royaume-Uni. Sans surprise, on précisera que la sectaire Jacqui Smith, par ailleurs pitoyablement compromise dans le scandale des notes de frais des parlementaires, fut l’une des adversaires les plus farouches, voire hystériques à l’égard du British National Party (BNP).
Par Jerome moreno herrero
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Jeudi 9 avril 2009
49e premier ministre du Danemark (27 novembre 2001-5 avril 2009), Anders Fogh Rasmussen est un européiste libéral et un américano-mondialiste

49e premier ministre du Danemark (27 novembre 2001-5 avril 2009), Anders Fogh Rasmussen est un européiste libéral et un américano-mondialiste

 

Lors du Sommet de l’OTAN à Strasbourg-Kehl le 4 avril 2009, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen a succédé au néerlandais Jaap de Hoop Scheffer au poste stratégique de secrétaire général de l’OTAN. Premier ministre libéral du royaume danois depuis le 27 novembre 2001, il démissionna de son poste le 5 avril et assurera officiellement ses nouvelles fonctions à partir du 1er août 2009.

Qui est réellement Anders Fogh Rasmussen ? Réponse : un libéral atlantiste assez caricatural !


Rasmussen : politique intérieure marquée par un libéralisme prononcé

Né le 26 janvier 1953 à Ginnerup, Anders Fogh Rasmussen étudia l’économie à l’Université et parle couramment l’anglais et le français. Il devint député à l’âge de 25 ans en 1978. Il occupa plusieurs postes ministériels au sein du gouvernement conservateur dirigé par Poul Schlüter (1982-1993). Il milita au sein de Venstre, Danmarks Liberale Parti (Gauche, Parti libéral du Danemark) et en devint président en 1998. Ce mouvement centriste appartient conjointement au Parti Européen des Libéraux Démocrates (groupe ADLE à Strasbourg) et à l’Internationale Libérale. Aux élections législatives du 13 novembre 2007, Venstre a recueilli 26,3 % des suffrages exprimés (908.882 voix) soit 46 députés au Folketing (Parlement danois).

Dans le cadre de la campagne législative de 2001, il dirigea une coalition de centre-droit constituée de Venstre, du Parti Conservateur du Peuple (Det Konservative Folkepart). Après le succès de sa coalition aux élections législatives, Anders Fogh Rasmussen devint le chef du gouvernement danois le 27 novembre 2001. Signalons que sa coalition gouvernementale libérale-conservatrice est soutenue au Folketing par le puissant Parti du Peuple Danois (Dansk Folkeparti, 3e groupe parlementaire) dirigée par Pia Kjæsgaard (proche du néerlandais islamophobe et anti-FN Geert Wilders). Lors des élections législatives du 13 novembre 2007, le Parti du Peuple Danois obtint 13,8 % des suffrages exprimés (478.638 voix) soit 25 députés contre 24 dans l’assemblée précédente. Au Parlement européen, ce mouvement “eurosceptique” siège avec les villiéristes du MPF au sein du groupe technique de l’Union pour l’Europe des Nations (Indépendance et Démocratie).

En phase avec le Parti du Peuple Danois depuis 2001, Rasmussen a adopté plusieurs mesures drastiques et restrictives à l’égard des demandeurs d’asile et des mariages illégaux. Sa politique d’immigration concernait les pays extérieurs à l’Espace Économique Européen (EEE).

De même, Rasmussen défend la libéralisation de l’économie, les privatisations et opte pour un gouvernement restreint. Auteur de plusieurs ouvrages économiques sur la taxation et politiques sur la structure gouvernementale, sa mesure phare fut le gel du taux d’imposition. Malgré la baisse de certaines taxes, certains ministres conservateurs avaient réclamé maintes fois davantage de baisse fiscale.

Rasmussen fut l’auteur d’une importante réforme administrative qui aboutit à la diminution du nombre de communes et au remplacement des 13 anciens comtés par 5 nouvelles Régions. Avec sa démission du 5 avril, une réforme de la police et du système judiciaire est resté en suspens.

 

Rasmussen : atlanto-mondialiste et principal soutien de G.W. Bush

Si Anders Fogh Rasmussen ne chôma pas sur le plan de la politique intérieure, il s’impliqua davantage en politique extérieure et internationale. À l’issue de la présidence danoise de l’Union Européenne (1er juillet-31 décembre 2002), il organisa un important sommet européen qui valida l’élargissement de l’UE aux pays de l’Europe centrale, balkanique et baltique. 10 pays d’Europe méditerranéenne, centrale et baltique intégrèrent l’UE le 1er mai 2004 tandis que la Roumanie et la Bulgarie rejoignirent l’UE le 1er janvier 2007. À l’instar de l’ineffable François Bayrou, notre homme est donc un européiste libéral convaincu.

Mais l’histoire retiendra avant tout qu’avec l’ancien Premier ministre conservateur espagnol José-Maria Aznar (1996-2004), Rasmussen fut très proche de l’ancienne administration Bush (2001-2009) et un chaud partisan de la seconde guerre d’Irak en 2003. En plus d’être un européiste libéral, Rasmussen est un farouche défenseur des conceptions américano-mondialistes.

Ainsi, il soutint ouvertement la détention des terroristes islamistes dans le camp de concentration US de Guantanamo (Cuba) et rompit la politique de neutralité sur le plan de la Défense en envoyant en Irak des troupes danoises. En effet, depuis près de 100 ans le Danemark ne s’était jamais impliqué dans un conflit extérieur (non engagement, non intervention) même si ce petit pays scandinave avait été un des membres fondateurs de l’OTAN le 4 avril 1949..

Sous son gouvernement, le Danemark fut même l’un des premiers pays à envoyer des troupes en Afghanistan (ISAF, sous commandement international des USA et de l’OTAN). Rapportée à la population du Danemark, le contingent danois est le premier pour sa contribution au sein de l’ISAF sur le théâtre afghan. Malheureusement, le Danemark est également en tête pour les pertes en vie humaine si on se réfère à sa population totale.

Avec le soutien de la France (Sarkozy et le bouillant Kouchner), de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis, Anders Fogh Rasmussen succéda au néerlandais Jaap de Hoop Scheffer au poste très convoité de Secrétaire général de l’Alliance atlantique. Alors que ce choix relativement consensuel n’était pas encore officiellement entériné, une polémique éclata avec la Turquie dirigée par Recep Tayyip Erdogan avec les islamistes de l’AKP. Ainsi la Turquie manifesta une certaine réticence à l’égard de cette candidature en raison de la gestion “controversée” (selon Ankara) de l’affaire des caricatures de Mahomet dans un journal danois. D’ailleurs le néo-conservateur Kouchner a jugé cette polémique déplacée et a même affirmé sa non opposition à l’entrée de la Turquie au sein de l’Union Européenne.

Au sujet de la récente déférence de Rasmussen à l’égard de la Turquie devenue subitement conciliante, on relira avec profit l’article de géopolitique de Roland Machefer. Dès que Rasmussen prendra officiellement ses fonctions de secrétaire général de l’OTAN le 1er août 2009, il sera un valet servile de l’impérialisme américain et du mondialisme atlantiste et ultralibéral.

Par Jerome moreno herrero
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Lundi 9 février 2009
Vue partielle du centre historique de Munich, dynamique capitale de la Bavière

Vue partielle du centre historique de Munich, dynamique capitale de la Bavière


Consacrée aux questions de défense, de sécurité et de politique étrangère, la 45e Conférence de Munich s’est déroulée sur 3 jours (6 février-8 février 2009) et a rassemblé une dizaine de chef d’États, de gouvernement, 50 ministres et 70 délégations officielles issues de 50 pays différents. Les analystes retiendront essentiellement le long discours du nouveau vice-président américain, Joe Biden qui plaida pour un développement des relations transatlantiques et pour une amélioration des relations diplomatiques entre les USA et la Russie. Derrière ce masque hypocrite et patelin, le démocrate Biden désire fourguer aux pays européens les anciens terroristes islamistes encore détenus à Guantanamo et surtout un renforcement des contingents européens de l’ISAF en Afghanistan.


Thèmes géopolitiques et stratégiques abordés à Munich

L’éditeur allemand Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin fonda en 1962 la Conférence de Munich, axée sur des questions de défense, de sécurité extérieure et de diplomatie internationale. Placée sous le thème central de “L’OTAN, la Russie, le gaz naturel et le Moyen-Orient : l’avenir de la sécurité européenne“, la 45e Conférence de Munich enregistra cette année une grande affluence puisque le vice-président américain Joe Biden y prononça un important discours de politique étrangère. De même, la rencontre entre le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer et le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov constitua un moment fort de la Conférence puisque les rencontres politiques et les relations diplomatiques entre la Russie et l’OTAN avaient immédiatement cessé après le déclenchement du conflit russo-géorgien en août 2008.

Avant d’analyser et de décrypter le discours de Biden, vieux routier de la politique aux USA, nous allons évoquer brièvement les différents thèmes abordés lors de ces 3 journées dans la capitale bavaroise.

  • Vendredi 6 février dans l’après-midi, les américains et russes ont abordé cette épineuse question géostratégique : “Non-prolifération, contrôle des armes et avenir des armes nucléaires : une option zéro est-elle possible?” Le premier Traité Stratégique de Réduction des Armes (START I) conclu entre les USA et la Russie expire fin 2009. Un second traité START II initié dès 1993 avait prévu une réduction drastique des armes nucléaires : seules 3.500 ogives russes et américaines devaient rester en service jusqu’en 2007. En réalité, START II est resté lettre morte puisque le projet controversé de bouclier antimissiles en Europe centrale a paralysé les relations diplomatiques entre la Russie et les USA. Néanmoins Barack Obama se montre enclin à reprendre les négociations avec la Russie.
  • Samedi 7 février dans l’après-midi, le thème central fut axé autour des perspectives de la sécurité européenne au milieu du conflit au Moyen-Orient, des relations tendues avec la Russie sur l’élargissement de l’OTAN à l’est (Géorgie et Ukraine) et la sécurité énergétique. De même, des discussions géopolitiques et stratégiques ont abordé la récurrente instabilité régionale au Caucase (Géorgie/Abkhazie-Ossétie du Sud) et dans les Balkans (Kosovo).
  • Dimanche 8 février lors de la clôture des travaux, les participants ont évoqué l’avenir de l’OTAN et la mission de l’ISAF en Afghanistan. Piètre marionnette aux mains des américano-mondialistes, le président corrompu de l’Afghanistan Hamid Karzaï a effectué une intervention politique axée sur la réconciliation nationale. Valet servile de l’OTAN et des USA, Karzaï se félicite de la décision d’Obama d’envoyer 30.000 militaires supplémentaires en Afghanistan. Politicien fantoche dont le “pouvoir” réel n’excède pas les faubourgs de Kaboul, Karzaï attend surtout que les pays occidentaux effectuent à sa place un travail ingrat et voué par avance à l’échec.
47e vice-président des USA, Joe Biden fut sénateur démocrate du Delaware de 1973 à 2009 !

47e vice-président des USA, Joe Biden fut sénateur démocrate du Delaware de 1973 à 2009 !


Joe Biden : un politicien hypocrite plus nuisible que l’abruti G.W. Bush

Après le long discours de Joe Biden samedi 7 février, nombre d’analystes et de commentateurs politiques croient avoir décelé d’importants changements de cap dans la politique étrangère américaine. Effectivement, une lecture superficielle de ce discours pourrait faire croire à un réchauffement des relations diplomatiques bilatérales entre d’un coté les USA et l’Europe, de l’autre entre les USA et la Russie. Derrière un paravent hypocrite et trompeur, Biden annonce très rapidement la couleur lorsqu’il exige un renforcement de la contribution de ses “alliés” européens. En revanche, la Russie de Dmitri Medvedev et de Vladimir Poutine se montre beaucoup plus méfiante vis à vis de ce vieux renard de la politique, acquis au mondialisme apatride.


Vers un renforcement du partenariat transatlantique ?

Après la calamiteuse et désastreuse administration Bush (2000-2008), Joe Biden percevait la méfiance profonde des européens vis à vis de la politique étrangère et sécuritaire des USA. Ce discours de Munich était donc le premier que Biden prononçait hors des frontières des USA. Sachant l’impopularité de Bush en Europe, il commença son intervention par une critique en règle contre l’ancienne administration républicaine et son “unilatéralisme” dans le déclenchement de la seconde guerre en Irak en 2003. Ainsi il gagna une certaine confiance de la part de ses interlocuteurs lorsqu’il affirma que dorénavant il “écoutera sincèrement et consultera” ses partenaires dans les grands dossiers internationaux. En réalité, une “écoute sincère” masquera habilement l’intransigeance américaine dans les dossiers épineux pour lesquels les décisions continueront d’être prises selon les intérêts des USA et non de ceux de l’UE.

Biden a simplement orienté ses déclarations politiques et diplomatiques afin de flatter et d’endormir ses partenaires européens ce qui semble d’ailleurs avoir merveilleusement fonctionné. Porte-parole social-démocrate (SPD) pour la politique étrangère allemande, Gert Weißkirchen a exprimé une grande satisfaction après ce long discours piège. En outre, d’autres dirigeants européens littéralement fascinés par ce discours, ont demandé que la Chancelière allemande Angela Merkel, le secrétaire d’État britannique aux Affaires Étrangères David Millibrand et Nicolas Sarkozy rencontrent officiellement Joe Biden.

Pourtant il faut immédiatement descendre du petit nuage rose et impérativement revenir aux réalités concrètes de la politique. Car très rapidement Biden a tenu à préciser SES conditions : “l’Amérique fera plus, mais l’Amérique demandera aussi plus à ses partenaires“. Autrement dit, un renforcement des relations transatlantiques implique obligatoirement une contribution supplémentaire des européens dans de multiples domaines. Entre l’abruti et ex-alcoolique Bush et le vieux renard sournois Biden, l’Europe ne gagne rien au change. Auparavant, les données étaient plus claires alors qu’à présent elles sont embrouillés. Mais qu’exigera donc Joe Biden ?

D’entrée de jeu, Biden demande ou plutôt exige de ses “partenaires” européens qu’ils “accueillent” les détenus du camp cubain de Guantanamo, destiné à fermer définitivement en 2010. Les détenus en question ne sont bien évidemment pas des voleurs de poules ou de minables escrocs mais des terroristes islamistes capturés à partir de l’automne 2001 en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Cette “demande” de Biden relève donc d’une arrogance inouïe. Gageons que nos “droits de l’hommistes” qui excellent dans les discours geignards et compassionels, militeront en faveur de leur accueil en France.

Ensuite, Biden relayant les exigences de son maître Obama, demande un renforcement conséquent des contingents européens de l’ISAF en Afghanistan. Concrètement, il exige un renfort supplémentaire de 30.000 militaires ce qui doublerait quasiment le nombre de soldats américains déjà présents en Afghanistan. Son exigence s’adresse prioritairement à l’Allemagne et à la France, qui jusqu’à présent ont publiquement manifesté leurs réticences à ces funestes projets atlantistes. Officiellement, ce renforcement de la mission internationale de l’ISAF sous contrôle de l’OTAN vise à consolider et pérenniser le régime “démocratique” en Afghanistan. En réalité, sous couvert de combattre impitoyablement le terrorisme récurrent des Taliban et de lutter contre les juteux trafics de drogue, les USA et les atlantistes visent à accroître leur ingérence mondialiste en Asie Centrale, puis au Moyen et Proche-Orient.

En raison de l’organisation en Allemagne des élections fédérales prévues le 27 septembre 2009, la chancelière Angela Merkel manifeste ouvertement ses réticences vis à vis d’un accroissement de la présence militaire en Afghanistan. De même, son ministre conservateur de la Défense (CDU) Franz-Josef Jung doute publiquement qu’une présence militaire accrue débouche rapidement sur une victoire finale. Au contraire, Jung mise sur un renforcement des efforts concrets et des moyens logistiques destinés à la reconstruction et à la formation des élites afghanes. Quant au versatile et frénétique Sarkozy apparemment opposé pour l’heure à un renforcement du contingent français, personne ne s’étonnera d’un brusque revirement tant ce personnage creux et nuisible aux intérêts français aura à cœur à servir docilement ses maîtres américano-mondialistes.

Les tergiversations et réticences exprimées par certains pays européens sur le renforcement du contingent militaire de l’ISAF en Afghanistan, ont fait bondir l’américano-atlantiste et secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer. Selon lui ces réticences européennes seraient contre-productives pour l’OTAN dont l’équilibre serait mis à mal. Onzième secrétaire général de l’OTAN en place depuis le 1er janvier 2004, ce politicien néerlandais affirme péremptoirement que le renforcement des relations transatlantiques n’impliquent pas seulement un “leadership commun” mais également un partage accru de responsabilités conjointes. En déclarant clairement “Si l’Europe veut une voix plus forte, elle doit faire plus“, Jaap de Hoop Scheffer a parfaitement assimilé l’esprit et le contenu du discours de Biden qui prône un renforcement de l’ingérence atlantiste et du mondialisme apatride.


Ministre russe de la Défense du 28 mars 2001 au 14 novembre 2005, Sergueï Ivanov est vice premier ministre depuis le 15 février 2007

Ministre russe de la Défense du 28 mars 2001 au 14 novembre 2005, Sergueï Ivanov est vice premier ministre depuis le 15 février 2007


Vers un réchauffement des relations diplomatiques et stratégiques USA/OTAN ?

Malgré un rapprochement diplomatique et géostratégique consécutif au 11 septembre 2001, les relations russo-américaines s’étaient très rapidement et sérieusement dégradées en raison de l’élargissement programmé de l’OTAN vers l’est (Ukraine, Géorgie) et de l’établissement d’un bouclier anti-missiles en Europe centrale.

Sous couvert de se protéger de fictives menaces nucléaires iraniennes et nord-coréennes, les USA et l’OTAN veulent implanter un système de défense antimissiles en République tchèque (base radar de Brdy, 80 km au sud-ouest de Prague et 10 lance-missiles intercepteurs en Pologne). Avec l’élargissement croissant de l’OTAN en Europe orientale et au Caucase ainsi qu’avec ce funeste bouclier antimissiles en Europe centrale, les atlanto-mondialistes visent en réalité à encercler militairement la Russie, devenue progressivement encombrante pour le Nouvel Ordre Mondial en raison de sa puissance politique et diplomatique incontournables sur la scène internationale.

Lors d’un entretien décisif avec le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov, Joe Biden a immédiatement défendu ce projet de bouclier antimissiles en invoquant les fantasmes éculés d’une mythique menace nucléaire iranienne. Il semble donc que les néo-conservateurs et autres faucons sionistes belliqueux continuent de distiller leur délirante propagande avec l’oreille complaisante des Démocrates.

Dès samedi le matois Biden avait publiquement déclaré que les USA désirent apaiser la tension dans leurs relations avec la Russie en relançant la coopération dans la non-prolifération des armes nucléaires, leur désarmement ainsi que leur  contrôle. En vieux politicien rusé, Biden avait ajouté que des divergences n’excluaient pas une coopération bilatérale fructueuse.

Contrairement aux dirigeants politiques naïfs de l’UE, Sergueï Ivanov se montre pragmatique en adoptant la sage attitude diplomatique de “wait and see“. Tout en saluant positivement ce “signal fort” de Washington pour la reprise rapide de relations bilatérales et en affirmant clairement son désir de coopérer dans tous les domaines avec les USA, Ivanov garde la tête froide en mettant l’accent sur une “confiance mutuelle”.

Cependant derrière ces bonnes résolutions affichées par Joe Biden, de nombreux spécialistes de géopolitique ont nettement perçu qu’en réalité les USA n’effectueront aucune concession majeure dans certains secteurs stratégiques, à commencer par le projet controversé de bouclier antimissiles qui semble tant hanter certains politiciens républicains et démocrates confondus. Contrairement aux gros sabots de Bush et de Rice, Biden met néanmoins les formes en déclarant que sur cette question épineuse, les USA consulteraient leurs “alliés” de l’OTAN et de la Russie.

En outre à propos de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, Biden a publiquement déclaré que les USA ne reconnaitront pas l’indépendance de ces 2 entités séparatistes de la Géorgie, pion caucasien de Washington dirigé par l’autoritaire Mikheil Saakashvili. Bien évidemment dès août 2008, la Russie avait officiellement reconnu les indépendances respectives de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud.

“Bon prince” mais condescendant, Biden affecte de reconnaitre pour la Russie “une sphère d’influence” historique et géopolitique sur les marches caucasiennes. Aussitôt après, ce politicien rusé se ravise en prenant ouvertement la “défense” des anciennes républiques de l’ex URSS à propos de l’adhésion à l’OTAN. Selon Biden, ces nouveaux pays doivent décider librement de leur avenir et de leurs alliances stratégiques. Ces propos sont fort hypocrites et mensongers car autant les présidents ukrainien Viktor Iouchtchenko (en poste depuis le 23 janvier 2005 suite à la Révolution Orange de novembre-décembre 2004 financée par les USA et l’UE) et géorgien Mikheil Saakashvili (en poste depuis le 25 janvier 2004 suite à la Révolution des Roses de novembre 2003 également financée par les atlanto-mondialistes) représentent 2 piètres marionnettes politiciennes aux mains de leurs maîtres américains.

Par Jerome moreno herrero
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Samedi 24 janvier 2009
6ème premier ministre de la Chine depuis 1949, Wen Jiabao est un acteur politique incontournable sur la scène diplomatique et économique

6e premier ministre de la Chine depuis 1949, Wen Jiabao est un acteur politique incontournable sur la scène diplomatique mondiale


Entre le 27 janvier et le 2 février 2009, le premier ministre chinois Wen Jiabao effectuera une importante tournée diplomatique dans 4 pays européens (Suisse, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni). Ses différentes rencontres visent à approfondir la coopération bilatérale entre ces 4 pays et la Chine. Très attendu à Davos (Suisse) lors du 39e Forum Économique Mondial, Wen Jiabao se rendra ensuite à Bruxelles où il approfondira le partenariat stratégique entre l’Union Européenne (UE) et la Chine. Auparavant, une rencontre officielle entre le président portugais Anibal Cavaco Silva et le ministre chinois des Affaires Étrangères Yang Jiechi s’est déroulée à Lisbonne le 21 janvier 2008. En raison des contorsions diplomatiques de Sarkozy et Kouchner, la France sera la grande absente de ce futur périple européen.


Renforcement de la coopération bilatérale entre le Portugal et la Chine

Lors de la commémoration officielle du trentième anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre le Portugal et la Chine, le président Anibal Cavaco Silva s’est félicité du renforcement progressif des relations bilatérales marquées par une confiance politique mutuelle et une étroite coopération dans des domaines stratégiques.

Outre les affaires régionales et internationales, la coopération entre les 2 pays concerne les sciences, la technologie, le commerce, l’investissement, l’économie et la culture. En 2005 lors de la signature officielle d’un partenariat stratégique entre le Portugal et la Chine, la coopération bilatérale entra dans une nouvelle phase.

Évitant les basses flagorneries, le président portugais a pourtant loué le rôle international positif de la Chine à propos de la crise financière mondiale et le récent conflit israélo-palestinien à Gaza. Ce langage direct, qui tranche singulièrement avec les circonlocutions hypocrites de Sarkozy ou les pathétiques envolées lyriques de Ségolène Royal, a fait bonne impression sur le dirigeant chinois. En 30 ans de relations diplomatiques, différents dirigeants portugais et chinois ont effectué de nombreuses visites diplomatiques au cours desquels certains sujets cruciaux ont  toujours été abordés avec franchise et dans un respect mutuel.


Wen Jiabao en Europe : approfondissement de la coopération bilatérale et du partenariat stratégique Chine-UE

Entre le 27 janvier et le 2 février 2009, Wen Jiabao se rendra officiellement en Suisse, Allemagne, Espagne et au Royaume-Uni afin d’approfondir la coopération bilatérale entre ces pays et la Chine. Le 28 janvier à Davos, le premier ministre chinois doit prononcer un important discours à propos de la crise financière mondiale tandis qu’à Bruxelles il consolidera le partenariat stratégique global entre la Chine et l’UE.


Suisse et Davos

Le 27 janvier, Wen Jiabao débute son périple européen par une visite officielle en Suisse au cours de laquelle il doit rencontrer son président Hans-Rudolf Merz. Le thème central de l’entretien portera sur les défis de la crise financière et économique mondiale ainsi que sur les solutions préconisées par la Chine. Premier ministre de la Chine depuis le 16 mars 2003, Wen Jiabao visitera pour la première fois la Suisse où aucun dirigeant chinois ne s’était rendu depuis 10 ans. D’ailleurs Hans-Rudolf Merz accorde la plus haute importance à cette visite diplomatique qui doit déboucher sur un développement des relations bilatérales entre la Suisse et la Chine.

Le 39e Forum Économique Mondial (WEF), qui accueillera le gratin politico-économique mondialiste, s’ouvrira en grande pompe le 28 janvier sous l’égide de Vladimir Poutine dans la célèbre station hivernale de Davos (Suisse orientale, canton des Grisons). Parmi les 2.500 participants et 43 chefs d’États et de gouvernements attendus, Wen Jiabao sera un invité vedette puisqu’il doit prononcer dès le 28 janvier un important discours sur les solutions économiques de la Chine pour juguler la crise financière mondiale. Bien évidemment à Davos, Wen Jiabao s’entretiendra avec Klaus Schwab, fondateur et actuel président de ce Forum mondialiste annuel.


Allemagne

La visite de Wen Jiabao en Allemagne sera prioritairement axée sur un renforcement de la coopération économique bilatérale entre les 2 pays. Première économie européenne et 4ème au niveau mondial, l’Allemagne est le principal partenaire économique européen de la Chine. À la différence de l’étrange et malsaine diplomatie française et malgré un pragmatisme indéniable, les dirigeants politiques et économiques allemands ont toujours tenu face à leurs interlocuteurs chinois un langage franc et direct sur “les sujets épineux”.

Wen Jiabao doit donc rencontrer successivement le président allemand Horst Köhler, la chancelière conservatrice Angela Merkel ainsi que le ministre des Affaires Étrangères et vice-chancelier Franck-Walter Steinmeier (l’étoile montante des sociaux-démocrates et futur rival d’Angela Merkel lors des élections fédérales de septembre 2009).

Au cours de ce même séjour, le premier ministre chinois participera officiellement à un Forum économique et technologique au sein duquel il prononcera une allocution très attendue sur la coopération dans ces domaines entre l’Allemagne et la Chine.


Espagne et Royaume-Uni

Outre une rencontre officielle avec le premier ministre socialiste espagnol José-Luis Rodriguez Zapatero, Wen Jiabao s’entretiendra également avec le roi Juan-Carlos I. Aucun premier ministre chinois ne s’était rendu en Espagne depuis 17 ans. Au cours de ce séjour espagnol, Wen Jiabao participera à un symposium au sein duquel seront présents des groupes culturels et des représentants étudiants. Comme pour le Portugal, la Chine cherche à renforcer avec l’Espagne  la coopération dans les domaines culturels, universitaires, scientifiques et technologiques.

Wen Jiabao terminera son important périple européen par une visite approfondie au Royaume-Uni où il rencontrera le premier ministre travailliste Gordon Brown. Le successeur de Tony Blair, qui à l’occasion du nouvel An chinois vient de flatter obséquieusement l’imposante communauté chinoise présente au Royaume-Uni, s’était rendu officiellement en Chine en 2008.

Le séjour britannique du premier ministre chinois sera prioritairement consacré à un renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines financier, économique et commercial. Par ailleurs, avant de quitter le sol britannique et européen, Wen Jiabao rencontrera de nombreuses personnalités politiques, économiques, commerciales et universitaires ce qui l’amènera à prononcer un important discours dans la prestigieuse Université de Cambridge.


Présent à Bruxelles mais singulièrement absent à Paris

Si le prochain périple de Wen Jiabao sera principalement axé sur un renforcement de la coopération bilatérale entre 4 pays européens et la Chine, l’étape bruxelloise sera cruciale pour une consolidation du partenariat stratégique global entre l’UE et la Chine. Le premier ministre chinois profitera de ce court passage à Bruxelles pour échanger différents points de vue avec le président de la Commission Européenne José-Manuel Barroso ainsi qu’avec Javier Solana, Haut Représentant pour l’UE de la Politique Extérieure et de Sécurité Commune (PESC). Inutile de préciser que l’ancien secrétaire général de l’OTAN (1995-1999), Javier Solana et l’eurocrate Barroso sont deux euromondialistes apatrides, acquis aux thèses ultralibérales et farouches partisans de la disparition rapide des traditionnels États-nations.

Après ce bref aperçu de la tournée diplomatique de Wen Jiabao en Europe, on se rend compte qu’il évite soigneusement de se rendre en France puisqu’il visitera 4 pays limitrophes sans compter sa rapide étape à Bruxelles. Si la France n’est pas inclue dans ce long périple européen, il ne s’agit nullement d’un caprice passager des autorités politiques chinoises. Alors que la Chine et la France ont officiellement établi le 27 janvier 1964 des relations diplomatiques, l’ensemble des dirigeants politiques français pratique depuis de nombreuses années une politique étrangère sibylline et malsaine vis à vis de la Chine. Entre les non-dits, les diverses contorsions politiques ou les circonlocutions hypocrites, la politique diplomatique de la France apparait illisible et confuse.

On pense immédiatement au thème récurrent “des droits de l’homme” que Ségolène avait retransformés en “droits humains. D’ailleurs le périple chinois de Ségolène lors de sa dernière campagne présidentielle de 2007 fut pathétique, dérisoire et prouva de manière éclatante qu’elle ne possédait pas les compétences nécessaires pour l’exercice de cette charge suprême. Tout le monde garde en mémoire ses ridicules envolées lyriques sur la Grande Muraille. En évoquant la “bravitude” ainsi que “la rapidité, l’efficacité de la justice chinoise”, l’autoritaire présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes avait perdu plusieurs bonnes occasions de se taire.

Quant à l’actuelle politique étrangère et diplomatique de la France, elle continue d’être confuse à l’image du frénétique et versatile locataire de l’Élysée. En l’absence de son domestique intellectuel Henri Guaino, Sarkozy est incapable d’émettre des idées réflechies et cohérentes et de bâtir des projets politiques solides et structurés. On se souvient que lors de la célébration du 25ème anniversaire de la remise du Prix Nobel de la Paix à Lech Walesa, Sarkozy s’était rendu à Gdansk le 8 décembre 2008 et avait rencontré à la sauvette le XIVe dalaï-lama. Cette rencontre furtive dans un pays étranger avait vivement irrité les autorités politiques de la Chine, qui préférent des positions nettes et tranchées à l’instar de celles des dirigeants allemands. Après cette rencontre controversée, il s’est produit certaines crispations qui rejaillissent actuellement dans les secteurs économiques et commerciaux de la France.

Par Jerome moreno herrero
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